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lundi 5 décembre 2016
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Saint-Nabord – Situation inédite pour le transport des enfants à la piscine ! Un autocariste vient chercher les élèves depuis... la Haute-Saône !

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 Article participatif de Denis Philippe.

Depuis 1981, le SLEC (Association Sports Loisirs et Culture) initie les enfants à la pratique de la natation. Ainsi, tous les vendredis, hors vacances scolaires, sont pris en charge des écoliers des groupes scolaires des Breuchottes et des Herbures qui se rendent ainsi à la piscine du Val d’Ajol. Mais cette année, la situation est inédite, voire même cocasse  puisque ces déplacements sont assurés par deux autocaristes différents dont l’un vient chercher les élèves depuis… la Haute-Saône !

La non reconduction d’un contrat de transport scolaire par le Conseil Général des Vosges avec l’autocariste Piot sur le secteur de Remiremont a eu des conséquences inattendues à Saint-Nabord. En effet, depuis une décennie, le SLEC avait recours à ce transporteur afin d’acheminer (aller et retour) les enfants des écoles (à partir de la grande section de la maternelle) vers la piscine  du Val d’Ajol. Tout fonctionnait à merveille et l’association avait même obtenu un tarif préférentiel de la part du transporteur.

Mais un gros couac est intervenu lors de la précédente rentrée scolaire, après que le SLEC ai été informé de la nouvelle donne concernant le transport des élèves sur le secteur de Remiremont. La société Piot n’ayant pas obtenu le renouvellement de son contrat, elle ne disposait donc plus d’autocars disponibles afin de transporter les enfants vers le Val d’Ajol.

Les sorties piscine furent donc ajournées dans la perspective d’une nouvelle solution. Et c’est toute l’équipe du bureau du SLEC qui s’est donc mobilisée autour du responsable de l’activité piscine et des encadrants afin de trouver un nouveau transporteur. La trésorière de l’association, Karine Georges, a passé beaucoup de temps au téléphone, contactant tous les autocaristes vosgiens avant de leur transmettre un courrier explicatif avec demande de devis.

Mais pour tous ces transporteurs, ce fut la même réponse : pas d’autocars disponibles pour assurer le déplacement aux horaires et jours fixés.

Les enfants furent ainsi privés de piscine jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à l’issue des vacances de la Toussaint. Une solution, certes, mais qui coûte de l’argent au SLEC puisque c’est un transporteur de Luxeuil-les-Bains qui vient chercher les enfants aux Breuchottes et aux Herbures. Un aller simple puisque le bus, une fois arrivé au Val d’Ajol, repart directement vers la Haute-Saône.

 

La devise du SLEC : faire du social avant tout

 

Pour leur retour à 19 h à Saint-Nabord, les enfants sont alors convoyés à bord d’un autre autocar (disponible à ce créneau horaire) loué auprès des transports Vançon. Président du SLEC, Patrick Lambolez n’hésite pas à le dire : « certes, on a trouvé une solution afin de pérenniser les sorties piscine, mais çà nous coûte cher au risque de mettre à mal les finances de l’association. Nous pouvons nous le permettre cette année, mais il faudra trouver d’autres recettes l’an prochain. Avec ce surcoût transport, c’est du matériel que l’on achètera pas au profit d’autres activités ».

Le président souligne d’autres points négatifs : « les années précédentes, l’on pouvait avoir recours à 2 bus sur place. Cela nous permettait d’emmener jusqu’à 90 enfants plus quelques adultes et les encadrants. Désormais, nous devons nous limiter à 73 places que nous réservons aux enfants, ce qui revient à dire que les encadrants se regroupent pour un trajet aller-retour en voitures personnelles ».

Patrick Lambolez précise encore : « la devise du SLEC, c’est de faire du social. Nous avons maintenu pour cette année la participation des familles à 1€50 par enfant pour chaque sortie piscine. Nous avons tenté de sensibiliser les services du Conseil Général sur les problèmes rencontrés du point de vue transports et j’ai même interrogé le président Poncelet à l’issue de la cérémonie des vœux à Saint-Nabord. Il m’a répondu qu’il n’était pas seul pour agir… »

Egalement tenu informé de la situation, le député François Vannson a demandé qu’un dossier sur cette affaire lui soit transmis. Ce que n’a pas manqué de faire la secrétaire du SLEC, Laurence Pérona.

Pour l’heure, c’est donc un bus sérigraphié de la mention «  Conseil Général de la Haute-Saône » » qui vient prendre en charge les enfants de Saint-Nabord… Si la situation prête à sourire, les finances du SLEC ne sont pas, quant à elles, dans le même état d’esprit et on le comprend aisément !

 




4 réactions sur “Saint-Nabord – Situation inédite pour le transport des enfants à la piscine !

  1. mamabo

    pourquoi ne pas aller à la piscine de Remiremont
    la Communauté de Communes : (Saint Nabord y participe financièrement !)
    Y exiger un tarif préférentiel et voir comment négocier avec les autocaristes qui font la ville habituellement pour y négocier un prix quitte à changer de jour

    répondre
    1. Emilie

      tout à fait d’accord, c’est même incompréhensible qu’on ne parle jamais de la piscine de REMIREMONT qui est à peine 3 km de St Nabord. Perplexe …

      répondre
    2. lambolez patrick

      bonsoir,
      je voudrais éclaicir plusieurs points soulevés dans votre commentaire :
      – la piscine de Remiremont ne fait pas partie de la Communauté de Commune. Saint-Nabord ne finance pas la piscine mais la médiathèque et la crèche dans les bâtiments de Maxonrupt

      – Par le passé mes 2 enfants ont appris à nager grâce au SLEC à la piscine de Remiremont avant les travaux du centre aquatique. Suite au refus de tarifs préférentiels par Jean-Paul Didier, Maire de Remiremont à l’époque, le SLEC a été contraint de rejoindre la piscine du Val d’Ajol.
      – mais le probleme du transport reste le même, il faut des bus pour deplacer les enfants que ce soit au Val d’Ajol ou à Remiremont.
      – Changer de jour a été étudié mais impossible (contraintes horaires piscine, nombre d’encadrants insuffisant)

      Le SLEC est toujours à la recherche d’encadrants pour l’activité piscine.

      Bien à vous.

      Le Président,
      Patrick LAMBOLEZ

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  2. mambo

    désolée d’avoir cru que la piscine faisait partie de la communauté de communes !

    je sais que le SLEC est une association formidable, mes enfants aussi ont bénéficié de cette association (VTT, piscine, ski)
    Aussi il est dommage qu’une solution ne soit pas trouvée et d’interpeller peut être les élus de Saint Nabord, mais aussi de Remiremont… Vivre en communauté c’est aussi cela

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