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vendredi 9 décembre 2016
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Saint-Nabord – Une nouvelle vie pour l’ancienne papeterie Grégoire ? Dans le secteur de Moulin à Saint-Nabord, le sujet anime plus d'une conversation et chacun commente de son propre avis.

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 Article participatif de Denis Philippe.

Un panneau installé par une agence immobilière laisse à penser qu’un nouvel avenir est susceptible de se dessiner pour l’ancienne papeterie qui a fait vivre plusieurs générations .

Le panneau est bien visible depuis la route, mais il faut prendre le temps de s’en approcher pour en lire précisément le contenu. On peut ainsi apprendre qu’à cet endroit, une partie des bâtiments sont mis en vente sur deux niveaux, et ce, pour usage artisanal, commercial ou industriel.

D’autres lots, situés au cœur de l’ancienne papeterie, seraient également à louer. Dans le secteur de Moulin à Saint-Nabord, le sujet anime plus d’une conversation et chacun commente de son propre avis.

Un peu plus de trois années se sont passées depuis le jugement prononçant la liquidation définitive de la papeterie et les lieux restent un symbole fort dans la commune. De ces bâtiments devenus silencieux, rien n’est pour autant figé et de certains avis, il serait bienvenu qu’ils s’animent sous un nouveau jour.

Ces bâtiments sont d’ailleurs stratégiquement bien situés à quelques pas d’une petite zone commerciale récente, mais surtout à proximité immédiate des échangeurs de la 2 x 2 voies reliant Lorraine et Franche-Comté, sans oublier l’accès menant vers l’Alsace.

Les paris sont donc ouverts et malgré une conjoncture encore difficile, redonner vie à l’ex-papeterie fait aujourd’hui partie d’un réel enjeu. L’heure est donc à l’optimisme, manière de se  rappeler que ces bâtiments ont connu une période glorieuse. Invitation à en connaître brièvement l’histoire…

 

130 ans de vie et un carton d’innovation    

 

A l’origine, les lieux n’étaient autres qu’une petite minoterie artisanale alors reconvertie en papeterie en 1880. A ses débuts, elle fut spécialisée dans la fabrication des papiers d’emballages. Elle s’est ensuite ouverte aux papiers et cartons destinés à la transformation (ondulés, tubes…)

La papeterie s’était aussi dotée d’une technologie de premier plan qui lui avait permis de figurer parmi l’élite dans le domaine du carton graphique.

Au début des années 1990, sa capacité annuelle de production atteignait 36.000 tonnes de papier carton réalisé à base de 100 % de fibres recyclées. En 1995, l’entreprise connaissait une mutation industrielle avec absorption de la SA Papeterie Grégoire  par la Société de Participation et Foncière du Moulin. D’où la nouvelle dénomination « Grégoire SA ».

A cette période, les effectifs étaient de 128 personnes pour une capacité de production de 60.000 tonnes l’an.

L’ère des années 2000 apporta malheureusement son premier lot de difficultés. S’en est suivi une première vague de licenciements. Le 31 mai 2011, le Tribunal de Commerce d’Epinal prononçait la mise en liquidation immédiate de la papeterie qui comptait encore un effectif de 84 salariés.

 




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