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dimanche 11 décembre 2016
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Vosges – Dix ans de réclusion pour un meurtre par balles en plein jour à Saint-Dié

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Source : AFP.

Un homme de 35 ans a été condamné vendredi 13 mars 2015 à 10 ans de réclusion criminelle vendredi par la Cour d’assises des Vosges pour avoir tué par balles un jeune homme de 19 ans, en pleine rue à Saint-Dié en avril 2011, dans une rixe entre bandes rivales.

Dans leur verdict, les jurés ont reconnu Johann Satori, membre du clan du quartier Saint Roch où se sont produits les faits, de coups mortels sur un membre du clan rival du quartier Kellerman. L’accusé était à l’origine poursuivi pour homicide volontaire.

Les faits s’étaient produit en plein jour dans le quartier Saint-Roch. L’avocat général, Étienne Manteaux, avait réclamé une 12 ans de réclusion contre le tireur qui a toujours soutenu avoir agi en légitime défense.

Selon lui, la victime, Ben Salem Bouki, du clan du quartier Kellerman, avait tiré en l’air puis à deux reprises en direction de la bande de Saint-Roch le 24 avril peu après 18H00, lors d’une rixe entre les deux groupes.

Johann Satori soutenait qu’il s’était saisi d’une arme qu’il avait cachée sous une plaque d’égout six mois plus tôt, et qu’il avait tiré vers la bande de Kellerman.

Ben Salem Bouki, touché en plein coeur, était mort sur le coup.

Durant les cinq jours d’audience, plusieurs témoins ont affirmé à la barre que la victime portait un pistolet, toutefois contredits par d’autres témoins qui ont affirmé que l’accusé était le seul armé des deux bandes.

« Je ne crois pas un seul instant que Satori soit allé chercher son arme sous une plaque d’égout, il la portait déjà sur lui », a affirmé l’avocat général balayant d’un revers de main la thèse de l’accusé qui « a voulu montrer qui était le plus fort ».

« Aucun impact de balles, une seule douille a été trouvée », a également rappelé le représentant de l’accusation, tandis que la défense a affirmé que la portée des tirs était telle qu’il était possible que les enquêteurs ne puissent retrouver les douilles.

Les avocats de l’accusé avaient demandé aux jurés populaires de retenir la légitime défense et donc d’acquitter Johann Satori.

L’arme supposée portée par la victime n’avait de fait jamais été retrouvée.

 




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