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lundi 5 décembre 2016
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Saint-Etienne-lès-Remiremont – Pour ne pas oublier les déportés, exterminés en camp de concentration Valérie Jankowski, conseillère départementale du canton de Remiremont, représentait également le député François Vannson.

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Edité par D.J.

Photographies : Christian Schirm.

Rassemblés devant le monument aux Morts, les membres des anciens FFI, de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Afrique du Nord, Maroc, Algérie, Tunisie (FNACA), des Anciens Combattants et leurs responsables, ont vénéré le dimanche 26 avril, la mémoire de tous les déportés, exterminés en camp de concentration. La Fanfare Municipale était présente et dans son allocution le maire Michel Demange a rappelé à tous qu’un grand nombre de déportés avait agonisé sur la roue alors qu’ils étaient ramenés en Allemagne après avoir lu le message des déportés ci-dessous.

Valérie Jankowski, conseillère départementale du canton de Remiremont, représentait également le député François Vannson. Dans son discours, elle a tenu « tout d’abord à remercier Monsieur le Maire de m’avoir convié manifestation. Je suis très sensible à cette attention.

Le temps qui passe n’est pas l’ennemi du souvenir ; sinon, pourquoi serions-nous rassemblés ici pour commémorer le souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation ? Mais avec le temps qui passe, les témoins de ces moments extrêmement douloureux sont de moins en moins nombreux. Ils sont ce qu’il convient d’appeler les sentinelles de l’esprit. Ils sont là pour S’appeler aux jeunes générations et à ceux qui ont eu la chance de ne pas connaître l’enfer concentrationnaire, combien il faut être vigilant face à tous les extrémismes.

Sans relâche depuis La fin de la guerre, ils s’emploient à diffuser un nécessaire message de mémoire. Mémoire sacrée de leurs camarades qui ne sont pas revenus des camps. Mémoire de ce qu’ils ont vécu et qui ne doit pas tomber dans l’oubli.

Il est difficile de concevoir ce que fut l’enfer des camps. Beaucoup de jeunes, pas tous heureusement, ne mesurent pas ce qui s’est exactement passé, parce qu’une telle barbarie leur semble hors de la réalité. Et pourtant.

Hors du temps et de l’humanité, les déportés ne pouvaient témoigner qu’en continuant à vivre. Et ils ont vécu. Pour eux, pour leurs camarades qui savaient que s’ils ne devaient jamais revoir la France . Ils mourraient avec une âme de vainqueurs, pour nous, pour nous transmettre ce que pouvait être l’effroyable banalité du mal. Pour que plus jamais cela ne se reproduise.

Plus de 2000 vosgiens ne sont pas revenus des camps et il est de notre devoir de porter leur mémoire.

Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, les femmes et les enfants ont également été exterminés.

Jamais autant de femmes et d’enfants n’avaient combattu et osé risquer la torture et la mort. Je pense à toutes ces Résistantes pendues, décapitées à la hache ou tuées par la vie des camps d’extermination. La plupart d’entre elles n’avaient pas le sentiment d’avoir fait beaucoup. L’une avait donné asile à des résistants, l’autre leur avait donné du pain. Elles pensaient 1 n’avoir pas fait beaucoup, mais assez pour mériter l’enfer de Ravensbrück.

8000 Résistantes de tous âges, de toutes conditions, ne sont pas revenues des camps pour avoir dit non à Hitler et aux nazis.

Je veux dire aux jeunes qui devront porter le souvenir de ce qui s’est passé, de cette période où l’homme a perdu la raison, mais dans laquelle d’autres hommes sont restés debout et ont donné à l’humanité des raisons d’espérer, je veux leur dire « Soyez fiers de vos aînés qui vous ont tant donné ; aimez la France parce que c’est votre pays et que vous n’en avez pas d’autre » ».

MESSAGE DES DÉPORTÉS
pour la Journée Nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation
Dimanche 26 avril 2015
En cette période du 70ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, de la défaite du nazisme et du retour des déportés, nos pensées vont tout d’abord à tous ceux qui ne sont pas rentrés, victimes de la barbarie des oppresseurs nazis.

Nous voulons aussi rappeler la longue incertitude et l’anxiété des familles guettant le retour des survivants, notamment au Lutetia, la joie des retrouvailles pour les uns et la détresse devant l’anéantissement terrible de l’espoir pour les autres.
Le retour des déportés que nous commémorons aujourd’hui a symbolisé la défaite de la déshumanisation pratiquée systématiquement par les nazis et le triomphe de la liberté et des valeurs fondatrices de la civilisation.

Les déportés rappellent, pour les avoir vécus, à quels désastres conduisent la violence, le mépris de la dignité humaine, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

Au lendemain des événements tragiques qui ont durablement ébranlé la conscience collective au mois de janvier dernier et réveillé nos sentiments patriotiques, nous voulons dire notre attachement à la République et à l’unité nationale.

L’oubli, la banalisation de l’horreur et de la violence, l’instrumentalisation de la peur et le rejet de l’autre sont les dangers réels qui menacent nos sociétés.
Cette Journée du Souvenir revêtira tout son sens si elle ne se limite pas à la mémoire du passé mais si elle s’inscrit aussi dans le présent et l’avenir. Il appartient aux nouvelles générations d’honorer l’action et les sacrifices des déportés en agissant pour que le respect de la dignité humaine, la solidarité et la liberté triomphent à nouveau dans un monde plus juste et plus pacifique.

Ce message a été rédigé conjointement par
La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.),
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I.R.P.),
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.),
L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.).




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