Search
mardi 6 décembre 2016
  • :
  • :

Col de Bussang – L’affaire Anaïs Marcelli, retrouvée étranglée en 1991, rouverte 24 ans après les faits Pour éléments nouveaux.

image_pdfimage_print

Ecrit par D.J.

Selon une information de nos confrères de RTL, l’enquête sur le meurtre d’Anaïs Marcelli, une fillette retrouvée étranglée au col de Bussang en 1991, a été rouverte par le parquet de Mulhouse pour éléments nouveaux. Selon RTL, « L’avocat du père de la victime, Me Moser, a estimé que les progrès effectués par la science ces deux dernières décennies devraient permettre d’élucider cette affaire ». Des vérifications scientifiques porteront sur les vêtements d’Anaïs, sa doudoune bleue, ses collants rouges ses bottines et sur les lettres anonymes du corbeau.

Anaïs Marcelli avait été enlevée en janvier 1991 à la sortie de l’école à Mulhouse. Trois mois plus tard, son corps était retrouvé par un randonneur au sommet du col de Bussang dans les Vosges. L’autopsie avait conclu que la fillette n’avait pas subi de violences sexuelles et qu’elle avait vraisemblablement été étranglée. La première instruction n’avait écarté aucune piste: l’enlèvement par un prédateur sexuel, l’acte d’un proche ou l’enlèvement dans le cadre d’un réseau de prostitution d’enfants.

Mais cette enquête s’était soldée par un non-lieu en 1997, sans la moindre mise en examen. En 2002, la mort d’un suspect, un chauffeur routier en détention provisoire aux Pays-Bas, avait enterré une nouvelle information judiciaire contre X ouverte en 2001. Depuis le père d’Anaïs a déjà tenté à plusieurs reprises de relancer des investigations, en vain.

C’est au printemps 2014, plus de 23 ans après le meurtre non élucidé d’une fillette de dix ans, Anaïs Marcelli, que son père avait demandé la réouverture de l’instruction en raison «d’éléments nouveaux» incriminant un proche de la famille. «J’ai des éléments nouveaux que je pense consistants, sérieux et pertinents», avait déclaré il y a un an Me Thierry Moser, sans vouloir les divulguer à la presse pour éviter que «le suspect soit au parfum».

Ces éléments nouveaux portaient sur un membre de la famille d’Anaïs, qui avait été «dans le collimateur» de la justice au début de l’affaire mais qui n’a jamais été mis en examen faute de charges suffisantes, avait précisé l’avocat.

Ces dernières années plusieurs enquêtes réalisées par des médias sur ce meurtre, notamment un documentaire puis un récent livre sur des disparitions non élucidées («Disparues – Que sont-elles devenues?») sous la houlette de l’animateur de télévision Karl Zéro, ont suscité plusieurs nouveaux témoignages dans cette affaire.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *