Search
lundi 5 décembre 2016
  • :
  • :

Saint-Nabord – Le 70ème anniversaire du 8 Mai 1945 sous le signe d’une grande solennité

image_pdfimage_print

Article participatif de Denis Philippe.

Force est de constater que les cérémonies patriotiques sont très suivies dans la commune. Et il ne pouvait en être autrement en ce jour de commémoration du 70ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945. Personnalités civiles et militaires, navoiriauds de toutes générations étaient au coude à coude pour la cérémonie devant le monument aux morts.

Il y a donc 70 ans qu’était signé dans la ville de Reims, au Q. G. du Général Eisenhower, la reddition inconditionnelle des forces allemandes. Le 8 mai 1945, le Président Truman pour les Etats-Unis d’Amérique, le 1er Ministre Churchill pour l’Angleterre, le Maréchal Staline pour l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, annonçaient au monde la victoire alliée.

Il se devait qu’en ce jour du 8 mai, la cérémonie commémorant l’événement traduise un hommage appuyé à toutes celles et à tous ceux qui ont oeuvré pour arriver à ce moment si longtemps espéré. L’occasion aussi de faire rimer histoire et devoir de mémoire.

Personnalités civiles et militaires, porte-drapeaux, membres du conseil municipal, responsables d’associations, navoiriauds de toutes générations demeuraient présents devant et autour du monument aux morts. Des instants solennels avec lever des couleurs, lecture par Etienne Andreux, chef de protocole, du message adressé par Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire.

Suivaient l’allocution prononcée par le maire, Daniel Sacquard (reproduite ci-après), puis le dépôt de gerbe effectué également par le 1er magistrat de la commune, accompagné de Camille Valentin, président des Anciens d’AFN et du monde combattant, de Christiane Charrière, conseillère municipale déléguée, vice présidente de la commission Culture, Patrimoine, Environnement et Cadre de vie, et de deux jeunes adolescents, Anaëlle Audinot et Matéo Wary.

Puis, moment de recueillement avant que ne résonne « La Marseillaise », suivie de « Nuit et Brouillard », titre de Jean Ferrat écrit en 1963 et commémorant les victimes des camps de concentration nazis lors du second conflit mondial.

Le Maire et les autorités saluaient en fin de cérémonie les porte-drapeaux et les sapeurs-pompiers qui tenaient leur rang respectif autour du monument.

Un vin d’honneur, offert par la Municipalité, était ensuite servi en mairie, salle du conseil.

Discours de commémoration du maire, Daniel Sacquard.

« Le 8 mai 1945, l’Europe s’éveillait d’un cauchemar de presque six années. Bonheur d’une liberté retrouvée en Europe de l’Ouest, mais aussi, deuil de plus de trente millions d’Européens, civils et militaires, disparus durant cette période. Trente millions de morts…

Ces six années tragiques, sont la clé des trois-quarts de siècle qui viennent de s’écouler. Jour de joie, jour de deuil, le 8 mai 1945 est donc un jour d’émotion. Pour nous à Saint-Nabord, il doit être un jour d’hommage.

Hommage aux soldats de la seconde guerre mondiale, hommage aux résistants, hommage à ceux de la France libre et de l’Armée d’Afrique, hommage aux prisonniers, hommage particulier à tous les navoiriauds ayant versé leur sang pour que la France vive.

Car il y a l’histoire, mais il y a aussi les hommes et donc une multitude d’existences, aujourd’hui achevées. Les noms des morts de Saint-Nabord sont inscrits sur notre monument. Chaque jour, habitants et visiteurs passent devant sans y prêter attention. Qui étaient-ils ? Il sont morts à la guerre, soit. Mais encore ? Ils ont vécu, ils ont aimé, ils ont eu des parents, peut-être des enfants. Ils ont connu le soleil et la pluie, l’amour et la peine. Comme nous, ils ont eu une vie et lorsque nous parlons du 8 mai, nous ne parlons pas seulement du général De Gaulle, de Staline ou de Churchill.

Nous devons parler d’eux. Nous devons penser à eux. Parce que nos pensées ramènent de l’humanité, et notre époque comme toutes les époques doit remettre l’humain au centre de toute chose. Dès lors que l’on parle des hommes , une commémoration échappe au passé, s’évade des livres d’histoire, ne s’adresse plus ni à l’intelligence ni au savoir, mais touche à la sensibilité de chacun, nous ramenant à la réalité de toutes ces vies brisées. Nous sommes ici pour eux.

Au nom du conseil municipal, je m’incline devant ces hommes et ces femmes qui, en accomplissant leur destin, ont fait face à l’histoire.

Merci de votre attention ».




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *