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dimanche 11 décembre 2016
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Climat – Un printemps doux, sec et ensoleillé en France

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Comme souvent ces dernières années, le printemps 2015 a été bien doux sur notre pays. A la douceur se sont ajoutés une relative sécheresse et un assez bon ensoleillement. Frédéric Decker, de MeteoNews, revient plus en détails sur ces trois mois de printemps météorologique (du 1er mars au 31 mai).

La température moyenne nationale du printemps 2015 s’élève à 12,0 degrés pour une normale de 11,3 degrés (1981/2010), soit une valeur douce, très proche de l’an dernier (12,1 degrés). Dans le détail : mars a été proche de la normale (+0,4 degré), avril chaud (+1,4 degrés) et mai relativement doux (+0,5 degré).

Le vent dominant, d’ouest à sud-ouest voire de nord-est, a souvent apporté une certaine douceur, voire de la chaleur notamment mi-avril avec des records mensuels à la clé localement (Brest, Biscarrosse). Peu voire pas de descente d’air froid, phénomène qui reste assez fréquent pourtant habituellement à cette période de l’année…

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Cet énième printemps doux (le 8e sur les 10 derniers) s’inscrit parfaitement dans le contexte de réchauffement climatique observé en France et dans le monde depuis 40 ans. Le printemps le plus chaud reste 2011 avec 12,9 degrés de moyenne.

Précipitations assez discrètes

Sans tomber dans des chiffres très bas, les précipitations ont été inférieures aux normales de saison trois mois sur trois ce printemps. Sur l’ensemble du printemps météorologique, la France n’a reçu en moyenne que 144 mm, pour une moyenne 1981/2010 de 186 mm. Le déficit atteint donc près de 23%. Ce déficit a été particulièrement marqué des côtes de la Manche aux frontières du nord-est, des Alpes à la région Paca, sur le Puy-de-Dôme ou encore en Aquitaine. Les Bouches-du-Rhône et l’est de la Corse sont les seuls secteurs à avoir connu un relatif excédent.

Il faut remonter à 2011 pour trouver un printemps au moins aussi sec… Le plus sec en fait, avec 90 mm de pluie seulement sur l’hexagone en 3 mois !

Soleil assez généreux

Malgré deux mois très faiblement déficitaires (mars et mai), l’ensoleillement de ce printemps dégage un léger excédent grâce à un très beau mois d’avril. L’astre du jour s’est manifesté en moyenne 575 heures entre le 1er mars et le 31 mai pour un chiffre moyen de 548 heures. L’excédent est donc faible, de l’ordre de 5%.

C’est entre le Pays de Caux, la frontière allemande et le Jura que le printemps a été le plus ensoleillé proportionnellement à un printemps « normal ». Les durées sont proches des moyennes ailleurs, voire faiblement déficitaires au sud de la Garonne, avril ayant été plus sombre qu’ailleurs…

Ce printemps doux et sec a asséché assez tôt les sols en surface, faisant craindre une certaine sécheresse cet été si les précipitations ne retrouvent pas leur niveau habituel assez vite. Ce n’est pas le cas à ce jour (15 juin) puisque la chaleur et le manque d’eau se sont intensifiés, et que les prévisions n’indiquent pas de pluie notable pour la quinzaine à venir. Et les tendances pour juillet -août s’annoncent plutôt chaudes et sèches (60% de fiabilité)…




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