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dimanche 4 décembre 2016
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Saint-Nabord – « J’ai côtoyé au quotidien Robert Enrico, scénariste des Grandes Gueules ! »

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Louis Sibille, des centaines de souvenirs de ses deux saisons de réceptionniste

Article participatif de Denis Philippe.

Louis Sibille (le Grand Louis pour tous ceux qui le connaissent) nous parle à sa façon de la glorieuse époque du tournage du film « Les Grandes Gueules ». Alors qu’il était réceptionniste saisonnier à la prestigieuse hostellerie de Clairefontaine, le navoiriaud a partagé de grands moments avec le réalisateur-scénariste du célèbre film. Robert Enrico avait en effet retenu le lieu étoilé au « Michelin » comme résidence durant plusieurs semaines…

 

Le cinquantenaire des « Grandes Gueules », film qui s’inscrit parmi les plus notables pour le réalisateur-scénariste Robert Enrico, décédé en 2001 à l’âge de 69 ans, évoque bien des souvenirs à ce navoiriaud. Et pour en parler, Louis Sibille n’a pas sa langue dans la poche ! « Moi aussi, à ma façon, je pourrais écrire un livre sur les Grandes Gueules » raconte t-il avec une grande pointe d’humour.

« J’avais beau être à quinze ou vingt kilomètres du lieu du tournage, je connaissais presque tout ce qui s’y passait. Et chaque matin, je savais avant tout le monde si de nouvelles séquences allaient être tournées le jour même. Car Robert Enrico prenait le temps de se renseigner sur les conditions météorologiques. Brouillard épais sur les hauts voulait dire séquence retardée. Et naturellement, davantage de temps au petit-déjeuner pour le metteur en scène que je choyais! »

Louis Sibille prend plaisir à remonter le temps à cette année 1965. « Une saison qui a vraiment compté parmi les plus belles ». Le navoiriaud se plaît à évoquer la physionomie de Robert Enrico : «un homme réellement passionné par les techniques de l’image. Et aussi par les bons moments de la vie ».

Le Navoiriaud ne se lasse pas de dérouler le film des événements vécus. « un jour qu’il n’y avait pas de tournage, Lino Ventura (qui logeait à Gérardmer) a débarqué à Clairefontaine avec sa Jaguar grise, d’où est également descendue son épouse qui mesurait vingt centimètres de plus que lui. Lino, je le savais pas très grand, mais à ce point là… »

« Le Grand Louis » quant à lui, se souvient d’un autre moment intense où il a vu Bourvil (André Raimbourg de son vrai nom) arriver un dimanche à l’hostellerie de Saint-Nabord. « Il m’est apparu fatigué. Après le repas, il a souhaité aller se reposer en contre-bas, près du canal. Je l’ai accompagné, lui apportant une chaise longue, il m’a recommandé de venir le réveiller à 17 h 30. Dans la cour de Clairefontaine, clients et promeneurs regardaient une D.S. Citroën stationnée là. Sans se douter qu’il s’agissait de la voiture de Bourvil, celle-là même que l’on voit dans le film… »

               

Des vedettes du podium d’Europe 1 au Roi Umberto d’Italie

 

Le réceptionniste du milieu des années 60 en a vu passer des vedettes et des personnalités à l’hostellerie de Clairefontaine. Comme Nancy Holloway (T’en vas pas comme ça), Frank Alamo (Biche, ma biche) en tournée à Remiremont et Epinal avec le podium d’Europe 1. Ou encore Jean-Jacques Debout qui se plaisait à composer sur le piano de la salle du restaurant. Parmi les personnalités venues séjourner à Clairefontaine, le père du Prince Rainier ou encore le Roi Umberto d’Italie auquel Louis Sibille se souvient avoir servi « une excellente bouteille de Bordeaux à 500 francs ! ».  Souvenirs, souvenirs…

Toute une époque, une belle et grande époque. C’était celle des années 60 et juste au milieu, « Les Grandes Gueules ! ».




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