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mercredi 7 décembre 2016
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Remiremont – Les fontaines de la ville, un patrimoine érigé par Stanislas Bresson Toutes érigées au cours des années 1828-1829 par le maire de l’époque, Stanislas Bresson.

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Article participatif de Denis Philippe.

La cité dénombre pas moins de dix huit fontaines. Dix d’entre elles ont été distinguées par le Ministère de la Culture. Dont huit datant du XIXème siècle font l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques. Toutes érigées au cours des années 1828-1829 par le maire de l’époque, Stanislas Bresson. Deux autres fontaines, dont les origines remontent au XVIIIème siècle, se situent dans le parc arboré jouxtant le musée Charles Friry. Il s’agit de la fontaine de Neptune et de la fontaine d’Amphitrite. Elles font, quant à elles, l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques.

En allant faire un tour du côté du Musée Charles Friry et du Parc Monseigneur Rodhain, il ne faut pas négliger de prendre le temps de pénétrer dans le parc situé à l’arrière du Musée Friry (accessible aux horaires d’ouverture du dit Musée). Ce lieu arboré renferme en effet deux fontaines classées au titre des Monuments Historiques (depuis le 20 décembre 1966). L’occasion de se les remémorer ou tout simplement de les découvrir.

Sur la droite, au fond du parc, se trouve la fontaine de Neptune, représentant le dieu romain de l’eau. De l’autre bout de ce qui était autrefois le « grand jardin » appartenant au Chapitre de Remiremont, se situe la fontaine d’Amphitrite, symbolisant la déesse grecque de la mer. Ces deux fontaines, mises en valeur par un espace fleuri, présentent un style rocaille.

Ces fontaines qui agrémentent la ville

Elles font partie du charme de la coquette. Même si les autochtones que nous sommes n’y prêtons plus guère d’attention, elles rythment cependant la vie de la cité, implantées en des lieux stratégiques ou à certains carrefours. En cette saison estivale, les touristes sont quant à eux nombreux à apprécier leur présence, à les photographier. Les fontaines de la ville font partie intégrante du patrimoine local.

Un patrimoine essentiellement érigé sur les seules années 1828 et 1829, époque de mandature d’un maire nommé Stanislas Bresson. Difficile de présenter une revue complète et détaillée de l’ensemble de ces monuments, mais quelques paragraphes paraissent utiles pour aller à l’essentiel et en situer l’histoire.

Fontaine des Dauphins – (place de Lattre de Tassigny). Elle est également connue sous la dénomination « Fontaine Marie Thérèse » ou « Fontaine de la Dauphine ». Probablement construite la 1ère, elle fut inaugurée le 10 septembre 1828 par Marie Thérèse, la duchesse d’Angoulême, fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche, qui avait pour habitude de venir prendre les eaux à Plombières Les Bains. Cette fontaine est surmontée de trois dauphins crachant de l’eau et de trois vasques.

Fontaine de la Place de Mesdames – Construite elle aussi en 1828, elle se trouve au centre de la place du même nom (auparavant nommée place du collège », à proximité de l’ancien palais abbatial. Seule la vasque en fonte aurait été conservée. Le grand bassin a été refait en 1993 selon le plan d’origine.

Fontaine du Jardin des Olives – Datant là encore de 1828, elle est implantée au centre du jardin situé au sud-est du Palais Abbatial (Hôtel de Ville). Elle est surmontée d’un putti en fonte rehaussé d’attributs dorés soufflant dans une conque d’où jaillit un filet d’eau.

Fontaine du Cygne – Elle fut transférée en 1852 en ce lieu nommé place de La Libération (intersection rue Charles De Gaulle et rue des Prêtres) afin de remplacer un bassin vétuste. Le bassin principal de cette fontaine (en forme de baignoire ovale) a été taillé dans un seul bloc de granit bleuté. Il est surmonté d’un cygne en fonte, d’où le nom donné à cette fontaine.

Fontaine des Capucins – Située au niveau du 93 rue Charles De Gaulle, elle est alimentée par la source dite des Capucins, laquelle doit son nom à un couvent qui se trouvait à proximité. Erigée en 1829, elle faisait partie d’un ensemble de deux fontaines placées en vis-à-vis. La seconde fontaine aurait été retirée afin de faciliter la circulation.

Fontaine aux deux bassins – Connue également sous le nom de « Fontaine de l’Empereur », elle date aussi de 1829 et se trouve au droit du 113 rue Charles De Gaulle (quasiment au pied de la résidence de l’Empereur). Elle présente notamment deux bassins en forme de coquille.

Fontaine de la rue Maucervelle – Par ailleurs nommée fontaine « aux trois cygnes », elle se situe au débouché de la rue Maucervelle sur la rue Georges Lang. Mise en place en 1828, elle fut restaurée en 1999. L’artiste romarimontain Jean Montémont a notamment peint cette fontaine en 1959.

Fontaine des Travailleurs – Elle fut l’une des premières à être érigée en 1828. Elle se situe, comme son nom l’indique, au rond-point des Travailleurs et par là-même au niveau de la porte de la Xavée, marquée d’un vestige du pilier rappelant l’emplacement de la dernière porte de la ville qui était protégée par des remparts. Il s’agissait alors d’une des deux entrées possibles et c’est à cette porte que se faisait l’accueil de l’Abbesse ou du Duc de Lorraine. A noter que cette fontaine fut légèrement déplacée en 1987 lors du réaménagement du rond-point.




Une réaction sur “Remiremont – Les fontaines de la ville, un patrimoine érigé par Stanislas Bresson

  1. Marie Thérèse Lecrique

    Fontaine des Dauphins venant de la source Marie Thérèse située je pense au pas de l’âne puisque c’est avec cette eau que l’on fabrique la bière » Marie Thérèse « ? Les dauphins et les vasques viennent de la fonderie Henry Stehelin 0 Bitshwiller.
    Il y a aussi la Fontaine des Crapauds située sur la promenade Charles David . Je l’ai découverte en faisant un jeu de géolocalisation avec mes petits enfants .

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