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vendredi 2 décembre 2016
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ANEM – Gérardmer et Saint-Dié-des-Vosges accueilleront le Congrès National des Élus de la Montagne 500 à 600 élus devraient s'installer pendant deux jours dans les Hautes-Vosges les 13 et 14 octobre 2016.

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Photographie d'archives.

Photographie d’archives.

 

Les élus de la montagne étaient réunis jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2015 au Puy en Velay pour leur congrès national. Une assemblée conduite par le président Laurent Wauquiez, maire de la ville d’accueil, assisté par la secrétaire générale Marie Noëlle Battistel. En effet, l’association atypique a pour particularité d’être menée d’un commun accord par un membre du Parti Républicain et d’un autre du Parti Socialiste en alternance aux deux postes principaux. Fonctionnement qui visiblement satisfait pleinement les membres de l’ANEM.

Le maire de Gérardmer Stessy Speissmann et son adjoint à l’urbanisme Pierre Imbert étaient sur place afin d’assister aux débats. Même chose côté déodatien pour le premier magistrat David Valence, les deux élus ayant déposé une demande d’accueil du congrès 2016. Prévoyance n’est cependant pas forcément mère de sureté, puisque les deux villes ont été choisies à l’unisson, contre mauvaise fortune bon cœur, afin d’accueillir les 500 à 600 élus qui se déplacent généralement : sans oublier les invités tels que des responsables gouvernementaux ou encore les intervenants lors des différentes tables rondes organisées.

Car le Congrès de l’ANEM a pour objectif de travailler sur la situation des villes et villages de montagne dans le concert national. Ainsi ont été discutées plusieurs thématiques reprenant des thèmes comme :  l’énergie renouvelable dans la transition énergétique, le droit à l’adaptation des normes en montagne ou encore la péréquation financière et de solidarité nationale en faveur de la même montagne. « ‘J’ai profité de l’occasion pour évoquer les baisses de dotations de l’Etat  » commente Stessy Speissmann (moins 270 000 € la première année à Gérardmer)  « je souhaite que l’aspect montagne soit intégré. Je pense notamment aux charges spéciales liées à l’altitude et à l’activité touristique. A l’altitude avec le chauffage, le déneigement… (plus d’un million d’€uros par an), au touristique avec des charges de fonctionnement et d’investissement beaucoup plus importantes que des communes de la plaine ( télésièges…) ».

Le maire de Gérardmer a terminé son intervention en évoquant les bienfaits de la Montagne sur la santé morale et physique des vacanciers, mettant l’accent sur le bonheur de séjourner en altitude.

Bref, cap est mis sur 2016 pour les adhérents de l’ANEM. Rien n’est encore déterminé quant aux modalités exactes d’accueil du prochain congrès, sur le partage des tâches, mais les élus devraient rapidement se mettre d’accord sur  les salles à retenir et les visites de terrain à effectuer. Wait and see !

Paris, le 16 octobre 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les élus de l’ANEM mettent le cap sur la nouvelle loi Montagne mais expriment leurs inquiétudes et veulent être entendus

Au cours de leur 31e congrès qui s’est tenu les 15 et 16 octobre au Puy-­en-­Velay (Haute-­Loire), les élus de la montagne, avec, à leur tête, Laurent WAUQUIEZ, député de la Haute-­Loire, et Marie-­Noëlle BATTISTEL, députée de l’Isère, respectivement président et secrétaire générale de l’ANEM, ont rappelé à quel point la baisse des dotations financières et la folie des normes mettent en danger le développement de leurs territoires.

Se réjouissant de l’engagement pour une nouvelle loi montagne, les élus restent néanmoins inquiets et demandent que les baisses de dotation soient adaptées à chaque territoire et à ses moyens. On ne peut pas demander le même effort à Paris qui a un budget avec des milliards d’euros et à une commune de montagne qui n’a pas du tout les mêmes moyens.

L’ANEM réclame qu’il y ait une vraie solidarité territoriale et qu’on donne à la montagne les moyens de son développement. Elle exige que la baisse des dotations ne soit plus appliquée de façon uniforme à toutes les communes. Elle rappelle que le FPIC et ses conséquences sur les communes de la Savoie, de la Haute-­Savoie et de la Franche Comté ne sont plus soutenables. Dans le cadre de la réforme de la DGF elle n’acceptera pas que les outils de solidarité soient diminués.

Autres sujets de préoccupation sur lesquels les élus de la montagne ont insisté : le risque que la nouvelle carte des intercommunalités ne respecte pas la spécificité montagne et que les stations de montagne qui veulent conserver leur office de tourisme communal se voient privées de leur outil stratégique de promotion.

Les élus ont dénoncé le fait que les cartes d’intercommunalité proposées par certains préfets ne respectent pas la loi et aboutissent à noyer la montagne dans des structures qui se coupent du terroir. L’ANEM demande au gouvernement de faire rapidement un retour sur le nombre de communautés de communes de montagne, à l’échelle nationale, qui vont effectivement bénéficier des dérogations pour les territoires de montagne.

Les élus ont dénoncé à nouveau la folie des normes sur l’eau, l’urbanisme, les règles de précaution… qui étouffent aujourd’hui la montagne. Il faut retrouver le bon sens. L’ANEM demande qu’on puisse adapter les normes, qui ne doivent pas être les mêmes pour un grand groupe hôtelier et pour une hôtellerie de montagne, ni pour une métropole urbaine et une petite commune.

Enfin les élus ont demandé que les sujets de vie quotidienne de la montagne soient traités en positif : Internet et mobile avec un renforcement du fonds de financement pour les équipements en zone de montagne, la présence médicale avec l’urgence de faciliter l’installation de nouveaux professionnels et enfin l’installation de nouvelles activités économiques facilitées par les ZRR.

En conclusion, les élus de la montagne, qui ont une nouvelle fois fait la preuve de leur force et de leur unité, demandent que soit rapidement écrite la nouvelle loi pour la montagne, promise par le Premier ministre.

Laurent WAUQUIEZ « Malgré les inquiétudes, les montagnards sont plus déterminés que jamais. La Montagne ne demande pas l’aumône mais qu’on lui donne les moyens de son développement. La Montagne est une chance pour la France mais il faut la laisser respirer ».

Dans ce cadre, André VALLINI, secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, s’est engagé à ce que la loi soit votée en 2016 et s’articule autour de quatre priorités : la protection de l’environnement, la préservation de la montagne en tant que lieu de vie, l’activité économique et une gouvernance spécifique.

L’ANEM se mobilise depuis plus de 30 ans pour faire respecter la spécificité des territoires de montagne dont le développement équitable et durable constitue un objectif d’intérêt national. L’Association qui revendique le droit à la différence et la nécessité d’adapter des dispositions générales aux particularités de près d’un quart du territoire national est engagée au quotidien dans les instances et les assemblées locales, nationales et européennes. Elle rassemble quelque 4 000 communes et intercommunalités, 43 départements, 12 régions, et plus de 250 parlementaires. Dans son organisation et son fonctionnement, l’ANEM présente une gouvernance originale assurée, conjointement, par un président et un secrétaire général, parlementaires issus d’un parti de gouvernement, alternativement de la majorité et de l’opposition, renouvelables tous les 2 ans.




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