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samedi 10 décembre 2016
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Remiremont – Le vainqueur de la Corrida des Abbesses 2014 jugé pour « importation, acquisition et détention de produits dopants aux fins d’usage par un sportif » Des faits commis entre novembre 2013 et avril 2015.

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Photographie : Christian Schirm.

Photographie : Christian Schirm.

Ecrit par D.J.

A Colmar, l’affaire vient d’être révélée par nos confrères du journal L’Alsace. Mounir Acherki sera jugé le 20 novembre 2015 par le tribunal correctionnel de Colmar pour les faits de « prise du nom d’un tiers, importation, acquisition et détention de produits dopants aux fins d’usage par un sportif, entre novembre 2013 et avril 2015 » (lire ici).

A Remiremont, Mounir Acherki n’est pas un inconnu même s’il est licencié en Alsace, au club du Collectif Athlé Colmar. Il n’est autre que le vainqueur de la dernière édition de la Corrida des Abbesses.

Dimanche 28 décembre 2014, il était venu s’imposer dans la course des as à l’issue d’un duel terrible avec Benjamin Choquert. A 33 ans, ce Colmarien avait devancé de trois secondes le Nancéien de 28 ans (lire ici).

Dans la foulée, en janvier 2015, il signait la cinquième performance française de la saison sur 10 km sur route, en 29’10 alors que son précédent record personnel se chiffrait à 30’25. Les connaisseurs apprécieront ce bond prodigieux.

Depuis plusieurs mois, Mounir Acherki restait sur une progression fulgurante. Vu son âge, elle avait éveillé des doutes au sein même de l’encadrement de son club qui a fini par le radier de l’association en mai 2015.

C’est en 2013 que les Douanes de l’aéroport de Roissy ont découvert un colis en provenance d’Asie et contenant 10 fioles d’EPO. Il était destiné à Mounir Acherki. Puis trois autres commandes ont été passées, avec un contenu similaire, la première au printemps 2014 et les deux autres en novembre 2014. L’athlète colmarien les a faits adresser à trois autres membres de son club, en leur prétextant qu’il s’agissait d’accessoires de voiture. L’un d’eux a ensuite dénoncé les faits après avoir découvert le pot-aux-roses.

Pisté par l’Agence Française de Lutte contre le Dopage, le sportif a fait l’objet de plusieurs contrôles. Tous se sont révélés négatifs.

Plus surprenant, en revanche, Mounir Acherki n’est plus apparu en compétition depuis juin 2015. Par exemple, il n’est pas allé aux championnats de France Elite sur 1.500 mètres en juillet, son objectif de la saison, alors qu’il avait pourtant obtenu sa qualification pour y participer.




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