Search
vendredi 9 décembre 2016
  • :
  • :

Remiremont – L’Etat vend le Fort du Parmont : la Ville exerce son droit de priorité pour l’acquérir

image_pdfimage_print

1280px-13-33-45-fort-parmont

Article participatif de Denis Philippe.

Par courrier en date du 25 septembre 2015, le maire Bernard Godfroy, a été informé par le services des Domaines du projet de cession par l’Etat du site du Fort du Parmont, composé de diverses parcelles représentant une superficie de 30 hectares dont un peu plus de 24 hectares de forêts attenantes. L’ensemble traduisant un montant de 118.000 €. En vertu de certains articles du Code de l’Urbanisme accordant aux communes une priorité d’acquisition sur les projets de cession d’un bien de l’Etat, le conseil municipal était amené à se prononcer ce vendredi soir sur cette opération.

Pour le premier magistrat de la Ville, l’acquisition de ces propriétés présente un double intérêt. En premier lieu, elle permettrait à la Ville de devenir propriétaire d’un ouvrage présentant un remarquable intérêt tant sur le plan historique, patrimonial et touristique. D’autre part, elle permettrait de conforter le patrimoine forestier communal en augmentant d’environ 25 hectares la surface totale de la forêt. Bernard Godfroy l’a traduit lui-même : « il y a là de beaux arbres et c’est une belle forêt ».

Il précisait à la suite que l’estimation de la valeur du foncier et du peuplement sur les parcelles forestières attenantes au fort est fixée à une somme d’environ 98.000 €uros, ce qui signifie que le prix réel du fort seul est d’environ 20.000 €uros. Après avis favorable de la Commission des Finances, des Affaires Economiques, du Commerce, de l’Emploi et de la Forêt réunie le 23 octobre 2015, (à l’exception de Jean-Benoît Tisserand qui s’est abstenu) le maire a donc proposé, ce vendredi soir, à l’ensemble du conseil municipal, de se prononcer en faveur de l’exercice du droit de priorité sur ces acquisitions.

Il était aussi précisé qu’en cas de poursuite de la cession par l’Etat, le service des Domaines sera chargé de rédiger l’acte de cession, dont les termes seront soumis à l’assemblée municipale lors de sa prochaine séance prévue en décembre.

Catherine Mathieu, conseillère de la minorité municipale a indiqué que « même si la proposition est intéressante, elle se posait la question de savoir ce que la Ville avait l’intention de faire au regard de cette acquisition ». Bernard Godfroy a répondu « on se protège en achetant » et d’ajouter : « mon gros souci est que si l’on ne l’acquiert pas, qui va le faire demain ? »

Jérémy Chatton s’est inquiété de son côté : « Si la Ville achète, il faut être conscient que l’on devra assurer la sécurité du site. De même que les frais de fonctionnement. La dépense est-elle nécessaire ? »

Christiane Wininger, adjointe, a pour sa part souligné : « l’Etat veut vendre très vite, le prix n’est pas dissuasif. De plus au niveau de la forêt, cela permettrait d’exploiter au mieux les parcelles qui nous intéressent. Côté forêt, c’est une bonne chose… »

Du côté de la minorité, Jean-Benoît Tisserand est resté sur sa position : « c’est un sujet très important. J’ai constaté aussi l’ampleur du travail réalisé par l’association de Sauvegarde du fort. On prend en compte vos arguments Monsieur Le Maire, mais ce soir nous nous abstiendrons ».

Six abstentions effectivement côté minorité, mais une majorité à l’unisson afin de dire oui au droit de priorité pour l’acquisition de la forêt et du fort du Parmont.




13 réactions sur “Remiremont – L’Etat vend le Fort du Parmont : la Ville exerce son droit de priorité pour l’acquérir

  1. hello

    Comparé à l’achat de l’ancien couvent, par la Mairie du Val d’Ajol, pour plus de 200 000 €, ce fort parait être une bonne affaire…
    Si Remiremont a besoin d’argent, elle peut au Val d’Ajol. Ce village est très riche au vu de toute l’argent qui y est gaspillée… même si il y a encore de nombreux habitants sans eau courante… Il est vrai que l’on finit toujours à oublier l’essentiel.

    répondre
  2. J.Charles

    Madame Catherine Mathieu a posé la bonne question, une acquisition pour faire quoi? Certes l’acquisition n’est en elle même pas excessive, mais les couts d’entretien et de sécurisation d’un tel site, dépassent largement les capacités d’une association, et impacteront donc de fait directement le budget de fonctionnement de la commune.

    répondre
  3. hello

    Il serait peut être plus judicieux d’attendre qu’il y ait un acquéreur, pour utiliser le droit de préemption…Car rien ne dit que ce fort partira au prix annoncé…
    Il serait temps que nos politiques raisonnent comme si l’argent public était le leur…

    répondre
    1. Nina

      Vous avez raison , hello ! Demandez donc à cette nouvelle municipalité d’étaler aux romarimontains leur budget de  » champagne  » pour ne pas dire tout ce qu’elle dépense en festivités pour elle ! L’argent public est bien le leur !

      répondre
    2. Audemard

      Slt

      Je suis potentiellement acquéreur de ce lieu si cette acquisition permet de faire perdurer l’immense action des bénévoles passés en ce lieu qu’il faut préserver hors les connivences financières qui font feu de « Tout bois »

      Fabrice

      répondre
    3. Audemard

      Slt

      Dés lors qu’une préemption est demandée sur un bien public …
      Les dés sont pipés.

      Je propose 150 000 Euros, pour que ce poursuive ce qui fonctionne bien grâce aux multiples bénévoles: Vous constaterez ce qui est advenu de Ma proposition.

      Fabrice

      répondre
  4. SAM LE PIRATE

    c est un lieu avec une vue magnifique ,restauré par une association et mme mathieu aurait voulu que cela aille à un privé qui aurait empéché les romarimontains et les touristes de bénéficier de cette endroit .N oublions pas les 25 hectares de forêt autour
    du fort qui dans les décennies à venir compenseront largement l investissement

    répondre
    1. J.Charles

      Sam le Pirate,
      La majorité du patrimoine historique et du domaine forestier qui couvre notre pays, appartient à des privés et la majorité d’entre eux sont ouverts au public, comme quoi…
      Par ailleurs, ils sont en général bien mieux entretenus que le domaine public et représentent une charge moindre pour les contribuables. Voir le reportage sur l’Altenberg sur ce même site…
      http://gerardmerinfo.fr/2015/10/le-scandale-de-laltenberg/

      répondre
    2. Audemard

      Slt

      Ne pas partager ce lieu serait égoïste.
      Si Je suis suceptible d’acheter un tel lieu:
      C’est pour en partager la majeure partie.

      Fabrice

      répondre
  5. MDL

    Pour rejoindre les propos des conseillers d’opposition l’achat sec n’est pas une idée excellente, d’autant que la responsabilité de l’entretien de l’ouvrage public va passer sur la tête de la commune. Donner à bail emphytéotique le fort à l’association, après en avoir fait l’acquisition, serait un bon compromis.

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *