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lundi 5 décembre 2016
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Saulxures-sur-Moselotte – Un industriel tunisien rachète la ligne de fabrication de Fibers pour y créer 32 emplois L'ensemble de l'outil de travail a été vendu aux enchères ce mardi 8 décembre 2015.

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Ecrit par David Jeangeorges.

Photographies : Claude Noël.

Un industriel tunisien a acquis, aux enchères, la ligne de fabrication de fibre polyester recyclé pour 300.000 euros ce mardi 8 décembre 2015 alors qu’elle avait coûté 3 millions lors de la création de Fibers. Il annoncé qu’elle resterait sur place pour y relancer une activité. Il créerait 32 emplois recrutés parmi la population locale. Jean-Claude Dousteyssier, président de la communauté de communes de la Haute-Moselotte qui est propriétaire des bâtiments, se montre forcément prudent devant ce nouveau projet.

Une vente aux enchères suivie par des industriels mais aussi Jean-Claude Dousteyssier, le président de de la communauté de communes de la Haute-Moselotte qui a acquis les bâtiments de la Médelle pour 900.000 euros, et une figure locale, Rino Sonzogni. « J’ai travaillé 37 ans dans cette usine du temps des Filatures et Tissages de Saulxures. J’y étais contremaître et on travaillait sur deux niveaux » confiait l’octogénaire.

Premier des 21 lots proposés par Maître Olivier Marquis, la ligne de fabrication de fibre polyester recyclé était mise en vente 300.000 euros. Elle est partie pour ce même prix à un industriel tunisien. Celui-ci a spontanément révélé au public présent « elle restera sur place pour redémarrer une activité de production de fibres ici ».

Sans nous décliner son identité, l’acquéreur nous a précisé : « nous comptons créer 32 emplois qui seront recrutés parmi la population locale. Nous comptons investir 500.000 euros sur ce site qui a fait l’objet de vandalisme ».

Pour sa part, Jean-Claude Dousteyssier n’a pas souhaité s’exprimer. « Nous sommes très prudents » a simplement concédé le président de la com’com, évidemment échaudé par l’échec du projet Fibers, liquidé au bout de neuf mois de fonctionnement avec 40 licenciements à la clé.

Pour le reste, la ligne de lavage, installée en… Tunisie, a été emportée pour 30.000 euros par un autre industriel tunisien, et la vente des 19 autres lots a tout juste atteint, au total, les 19.320 euros.

Au total, la vente a donc rapporté 349.320 euros. On sait que le projet Fibers avait coûté 12 millions dont 6 d’aides publiques directes et indirectes.

 




17 réactions sur “Saulxures-sur-Moselotte – Un industriel tunisien rachète la ligne de fabrication de Fibers pour y créer 32 emplois

  1. Tonton Reporter

    Quel gâchis avec l’argent du contribuable ? Vive les normes et ceux qui les créent, comment voulez vous que les Français ne crient pas leur colère dans les urnes ?

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  2. Onvassgener

    C’est une honte, comment à t’on pu engloutir 12 millions, oui 12 000 000, 00 d’euros en si peu de temps, ou est passé tout cet argent, comment les principaux acteurs peuvent -ils s’en tirer comme cela,
    Affaire à suivre…..

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  3. froissard

    je partage le point de vue des intervenants ci-dessus. cette affaire est un fisco. Certes les Elus ont cru bien faire. Dès lors qu’il s’agit de créer de l’emploi et de promouvoir le développement de notre territoire , rien n’est à négliger .Sans doute ont-ils dit OUI trop vite .Le président de la CCHMo s’entoure cette fois du principe de précaution et de prudence . Une attitude sage, qui espérons le cette fois, permettra un bon montage de l’opération, en s’assurant de la fiabilité et crédibilité du nouvel investisseur, s’il donne suite à son intention de relancer le site. Il n’en demeure pas moins que les collectivités publiques ont mis sur la table 900000 euros et que l’opération aura couté 12 millions d’euros.
    Comment récupérer les aides attribuées. On peut s’attendre à ce que le nouveau porteur du projet sollicite des fonds publics . va t-on demander au contribuable de payer deux fois l’addition . Nous voulons de la transparence pour faire taire les rumeurs qui discréditent les Elus, la classe politique,sanctionnée comme l’on sait dans les urnes

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  4. froissard

    J’avais suggéré pendant la campagne des élections municipales de 2014, le renforcement de la démocratie participative, pour favoriser l’expression des citoyens, dans le cadre de commissions élargies, ou au sein de réunions publiques pour débattre des grands sujets d’actualité,comme le nouveau projet de regroupement intercommunal, dont bien des enjeux échappent tant aux élus qu’à la population, par manque d’information et de concertation.Certes nous recevons le bulletin annuel d’infos municipales, puis la lettre mensuelle du Maire . La transparence de l’action publique, est une nécessité pour réconcilier les Elus, la classe politique, en perte de confiance.Nous savons que le mandat d’élu est difficile. Nos représentants doivent aussi pouvoir s’entourer de compétences disponibles, qui ne demandent qu’à s’e’xprimer pour aider à construire le village de demain. Rendre compte honnorera ceux qui accepteront de se livrer à cet exercice de communication.

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  5. étonné

    la démocratie participative se jouera dimanche prochain dans les urnes , mais je ne pense pas que vous aviez cette vision.le peuple va trancher sans discussion , car il n’est pas bavard mais a un sens de l’ observation et de raisonnement très prononcé.

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    1. zizou88

      Justement si nos élus donnait l occasion aux citoyens de s exprimés sur les grands enjeux, on en arriverais pas à cette situation. Ils décident actuellement de la fusion des comcom sans aucun débats avec la population, et après ils s étonneront que les citoyens ne leurs fasse plus confiance. Avec ces fusions ne risquons nous pas de voir certains services dirigé par des sociétés privées? Et nos impôts? Et les compétences, qui ne sont pas toutes les mêmes dans les comcom. Exp: mediatheque terre de granit, poubelles service public cchmo, privé terre de granit , piscine terre de granit, ect …..
      Démocratie ou est tu?

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  6. F.D

    et bien on peut souhaiter bon courage à cet entrepreneur tunisien qui va s’installer dans une commune ou le front national arrive en tête au premier tour d’une élection….

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    1. Onvassgener

      Monsieur Charbonnier était, il me semble l’ancien PDG de l’usine à l’époque de l’accident qui couta la vie à cette jeune fille. il n’a rien à voir je pense avec cette reprise Tunisienne,
      mais il serait bon toutefois de savoir qui a réellement racheté pour cette bouchée de pain l’usine, ce qui est étonnant c’est qu’a priori une partie du matériel serait destiné à la tunisie.
      Bizarre, serait ce encore une entourloupe…………………….

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      1. Onvassgener

        En effet, il n’y a pas de rapport avec ce MR Charbonnier qui était le précédent Président de cette entreprise , dans le cas présent il ne joue aucun rôle, du moins apparemment.

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    2. Jeannot

      Dans le business, les opportunistes, affairistes, mercantis sont plus nombreux que les gens qui ont un réel savoir faire.
      l’exigence de garanties des machines à rester sur place va-t-elle en passer par l’emploi d’une Sté vigile H24 ?
      La mondialisation programmée par qui on sait passe par le pillage des Pays Naïfs qui croient que l’herbe est plus verte ailleurs. ( Si c’était le cas en Afrique, ça se saurait ).
      Quand on considère au niveau Région les fonds publics partis cadeaux pour des projets creux, je comprends un élu qui s’interroge .

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  7. zizou88

    Aujourd’hui, la Tunisie est au même rang de démocratie et de liberté que les pays occidentaux et peut faire valoir ses atouts: la proximité avec l’Union européenne, les coûts salariaux peu élevés (le salaire moyen est de 300 € par mois pour 45heures de travail hebdomadaires), la main-d’oeuvre qualifiée et francophone, l’absence de fiscalité pour les entreprises qui exportent…» »…une localisation en Tunisie n’entraîne pas de pertes d’emplois en Rhône-Alpes. «L’entreprise devient au contraire plus compétitive, plaide-t-il. Elle peut réinvestir sur son territoire d’origine. Elle peut aussi plus facilement, depuis la Tunisie, accéder aux marchés de l’Algérie voisine et des autres pays africains.»

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  8. froissard

    Cet investisseur, est un voyou, qui ne s’intéresse qu’à l’immobilier d’entreprise, et veut se tirer avec l’oseille, dans des pays à bas cout de main-d’œuvre . On a bien compris cela a travers son chantage et la pression qu’il exerce sur les élus. Soyons prudents et très exigeants sur le montage de l’opération qui devra comporter des obligations contractuelles précises , en termes d’investissements, de création d’emplois, de participations à la réalisation d’équipements publics. Toute aide publique doit être restituée en cas de rupture du contrat. la négociation ne peut s’engager que sur la base de l’estimation des domaines. Convergences Citoyennes est sollicitée pour veiller au grain.Nous assurerons notre rôle de veille et d’alerte, pour que la com.com ne soit pas de nouveau roulée dans la farine, dans l’intérêt général du citoyen, électeur et contribuable.

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    1. Onvassgener

      Ha oui ?
      Et si on commençait par savoir ou est passé l’argent qui à été attribué au projet initial, s’il est restitué il pourra servir à « monter cette opération » et éviter de « soulager » à nouveau le portefeuille des contribuables !!

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