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mardi 6 décembre 2016
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Saulxures-sur-Moselotte – Un couple avait fait le buzz sur France 2, son gîte haut de gamme sera vendu aux enchères le 5 février 2016 Transformée en gîte haut de gamme, l'ancienne discothèque de la Calécherie sera vendue aux enchères 80.000 euros.

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Ecrit par D.J.

Lydie et Jean-Paul avaient fait le buzz en 2008 sur France 2 dans l’émission « Tout quitter pour changer de vie » animée par feu Jean-Luc Delarue. Ils avaient quitté Nancy en 2006 pour investir dans une ancienne discothèque de Saulxures-sur-Moselotte pour en faire un gîte haut de gamme. Ce gîte, sa dépendance et son vaste terrain, dans lesquels ils ont investi plus de 500.000 euros, seront mis en vente aux enchères 80.000 euros le vendredi 5 février 2016 à Epinal.

Lydie était assistante de plusieurs élus de Nancy. Jean-Paul, ancien assistant parlementaire, était devenu assistant de communication. Il s’occupait du site internet de  la ville de Vandoeuvre-lès-Nancy.

Lydie et Jean-Paul avaient changé de vie pour venir s’installer sur les hauteurs de Saulxures-sur-Moselotte et créer un gîte haut de gamme en pleine nature avec des équipements pour accueillir les personnes handicapées (moteur et auditif). Comme le racontait le reportage de France 2, ils avaient vendu tous leurs biens et emprunté pour investir dans la rénovation d’une ferme, une ancienne discothèque bien connue sous le nom de la Calécherie, au lieu-dit Les Tayeux. Ils avaient rebaptisé le domaine en Etang des Sapins.

Ce reportage expliquait également qu’ils avaient emprunté pour 300.000 euros. Avec la retraite de Lydie et la pension maladie de Jean-Paul, le couple percevait 2.000 euros par mois. Dans le cadre de leur emprunt souscrit sur quinze ans, ils devaient rembourser 4.000 euros par mois aux banques.

Le couple, habitué aux plaisirs de la vie nancéienne, avait changé de mode de vie, en s’adaptant aux rigueurs de la montagne. Jean-Paul avait même été candidat aux élections municipales de 2008 sur la liste de Marie-Thérèse Berranger, l’ancien maire de la commune de 2001 à 2014.

Mais le gîte n’a jamais vraiment fait recette. Il faut dire que la ferme, perdue dans la montagne à quatre kilomètres du centre de Saulxures-sur-Moselotte, était difficilement trouvable. Finalement, le couple avait à nouveau changé de vie et quitté les lieux.

Ensuite, le bien avait été mis en vente pour une valeur de 445.000 euros (lire ici). A défaut de trouver acquéreur, il sera vendu aux enchères publiques le vendredi 5 février 2016 à Epinal. Pour une mise à prix de 80.000 euros.




5 réactions sur “Saulxures-sur-Moselotte – Un couple avait fait le buzz sur France 2, son gîte haut de gamme sera vendu aux enchères le 5 février 2016

  1. Mayaelle

    Le jour où l’Est fera partie de la France selon les médias, les projets pourront être viables ; cela dit, ces personnes ont été bien mal conseillées sur la viabilité de leur projet, en raison dd leurs revenus, du contenu de leur projet et de l’éloignement du lieu.

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  2. maxime

    on parle de tourisme, mais franchement certains villages qui se disent touristiques devraient investir pour amener plus de projets pour accueillir le tourisme, les villages sont moribonds. Et le taux de remplissage diminue de plus en plus , avt une saison commençait de juin à fin septembre mais pour beaucoup c’est mi juillet/ mi aout entre il n’y a plus rien ;le tourisme est exigeant et la concurrence forte ; notre tourisme est vraiment petit pour certains , seul la Bresse et Géradmer investissent et ils ont plus de potentiel , mais les autres les touristes s’embêtent comme des rats morts.Faites un bus y mettre les maires et président de com com et office de tourisme et aller en Autriche ,là bas on entretien les villages les poubelles ne dégueulent pas et les villages sont coquets ça commence déjà par là .Piquer les bonnes idées d’ailleurs , il faut avoir le moral d’investir dans certains endroits touristiques plus de commerces et les villages sont tristes .

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  3. LOUIS

    Voila comment cela se termine et c’est bien regrettable, j’ai connu la disco, qui s’est terminée en fiasco. Il faut dire qu’en hiver il fallait un sacré moral pour aller là haut à la Calècherie par la route étroite et sinueuse. Puis d’autres sont venus ont tentés de rouvrir la disco ,encore fiasco .. L’endroit est magnifique par beau temps. Pour vivre à cet endroit, il faut beaucoup d’argent et avoir une bonne retraite ou des rentes confortables pour ne rien attendre de la rentabilité de ce site. Le tourisme dans les Vosges, ce n’est pas comme les citadins pensent..!! Venir s’enfermer dans un trou pendant 15 jours pour regarder les sauterelles dans les champs, ce n’est pas le fun. Un coup de Rayanair et on se dépayse pour moins cher que dans nos « bleds » de montagne. Le Tourisme rural dans les Vosges a autant d’avenir que le textile et pourtant un bon bol d’air des Vosges fait du bien. Mais voila on subventionne les vaches, mais pas le tourisme rural. Il y a aussi de rêveurs sur la rentabilité des gîtes

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  4. dd

    Tous ces commentaires sont très vrais et lucides.
    En effet au Val d’ajol, la commune investie dans des conneries monstres, et rien pour le tourisme. 1,5 million d’euros dans une maison de la culture, alors que les salles existaient déjà…Et ce n’est pas tout…
    Seuls les néerlandais arrivent à dynamiser le tourisme local, et ce dans la plus grande illégalité…Autant dire que cela ne remplie pas les caisses de l’état…
    Car il faut bien comprendre, que les touristes qui viennent chez nous, ne viennent pas du sud, mais du nord de l’europe, surtout le bénélux…
    Allez faire comprendre ça à nos chèvres politiciennes…

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  5. froissard

    Notre climat ne nous favorise pas- c’est vrai . Il faut être inventif – Les Vosges ont vocation pour du tourisme social et familial .la bourgeoisie parisienne et celle des grandes villes est consommatrice de loisirs et de bien être, que l’on trouvera plus tard à la base de loirs . En attendant nous avons d’autres atouts que nous offrent nos paysages, qu’il faut valoriser ,mettre en valeur. une bonne communication à l’extérieur s’impose pour faire tomber les clichés !montagne à vaches . le tourisme à lui seul n’est pas la panacée pour le développement économique. Il faut des projets à l’échelle d’un territoire pertinent, avec une volonté politique force. Regardons les expériences, tels que les pôles de compétitivité , ou les pôles d’excellence rurale

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