Search
vendredi 9 décembre 2016
  • :
  • :

Saulxures-sur-Moselotte – Fibers : l’industriel tunisien se donne un mois et demi pour se positionner

image_pdfimage_print
Le 8 décembre 2015, la ligne de production était venue aux enchères 300.000 €uros.

Le 8 décembre 2015, la ligne de production était vendue aux enchères 300.000 €uros.

Ecrit par D.J.

C’est fait ! La ligne de production de recyclage de fibres de polyester, acquise aux enchères le mardi 8 décembre 2015 pour 300.000 €uros, a été payée. Elle est la propriété de l’industriel tunisien Lagili Joma.

Ce dernier a rencontré le président et le vice-président de la communauté communes de la Haute-Moselotte ce lundi 4 janvier 2016. Autant écrire que les avancées sont timides.

« Nous avons étudié les moyens pour relancer la production sur le bâtiment de la Médelle » explique Jérôme Mathieu, vice-président en charge de l’économie. « L’industriel se donne un mois et demi pour en un mois et demi pour étudier ce qu’il y a à refaire sur la machine pour la remettre en marche et l’optimiser. D’autre part, il étudie également la mise en sécurité du bâtiment car les dalles ne seraient, selon lui, pas suffisamment solides ».

Faute de quoi, la machine pourrait être démontée et prendre une autre direction. Ailleurs en Europe ou au Maghreb. Jérôme Mathieu conserve toutefois un brin d’optimisme : « Posséder une usine de recyclages de fibres au centre de l’Europe, c’est intéressant pour eux car ça réduirait les coûts de fabrication pour les clients européens. Ils détiennent déjà trois usines en Tunisie ».

De son côté, la communauté de communes accorde à Lagili Joma un délai de trois mois pour se positionner. « Ou il relance l’activité sur la site de Saulxures-sur-Moselotte. C’est pour cela qu’il lui est nécessaire d’étudier le coût de la remise en route et de la remise aux normes. Ou la machine est démontée » précise Jérôme Mathieu.

Dans tout cela, les principaux intéressés, les 40 anciens salariés de Fibers devront encore s’armer de patience. Ils ont reçu leur lettre de licenciement depuis le 15 juin 2015.




21 réactions sur “Saulxures-sur-Moselotte – Fibers : l’industriel tunisien se donne un mois et demi pour se positionner

  1. froissard

    Lueur d’espoir pour la relance du site de la Medelle ou nouvel enfumage qui laisse craindre la disparition de l’entreprise ?…. Après avoir relevé qu’une machine n’est pas aux normes techniques de sécurité, on apprend que l’assise du bâtiment donne des signes de faiblesse . Evidemment tout cela a un cout pour la remise en état de fonctionnement . Les élus de la CCHMo ont un optimisme mesuré . Après avoir été malmenés dans cette affaire, ils seraient bien inspirés par le principe de précaution et de prudence, en laissant du temps au temps pour bien étudier le dossier, dès que le repreneur potentiel aura fait son travail de mise en conformité et qu’il présentera Qu’adviendra t-il du site si le projet est abandonné

    répondre
  2. froissard

    Quand le repreneur aura procédé aux études de mise en conformité du site, les élus à leur tour auront à se prononcer avec prudence et précaution sur la fiabilité du projet de relance de l’activité . Que deviendra t-il du site si le projet est abandonné : dalles du batiment qui présentent des signes de faiblesse- machines non conforme- batiment qui se dégrade? Et la dépollution du site ?.. qui va l’effectuer et financer sa réalisation ? Et l’ardoise laissée à la collectivité sera t-elle remboursée ? Autant de questions en attente de réponse .

    répondre
  3. zizou88

    Et oui que dire de la pollution? Pas un mot de nos élus. Combien d aide va demandé le nouvel investisseur? Faisons confiance à nos elus ?

    répondre
  4. Micky88

    Ce qu’il y a d’essentiel dans ces déclarations apparaît bien sûr entre les lignes et il ne s’agit pas des lignes de production.

    Alors, à moins d’imaginer de confortables subventions payées avec nos impôts pour porter à bout de bras l’entreprise et l’entrepreneur pendant 2 ans (après il s’en ira), je ne mettrais pas un dinar tunisien pour parier sur la pérennité de l’usine.

    Il faut dire aussi que l’on n’est pas vraiment aidé avec toutes nos normes, nos règles de sécurité, nos procédures, les exigences syndicales qui a fait dire que la France arrivait en deuxième position en terme de paperasse administrative après la Russie des Soviets, autrement dit l’URSS ou la CCCP pour les puristes.

    Aujourd’hui avec l’ami Poutine, notre France est devenue champion du monde en termes d’application de la loi sur l’emmerdement maximum.

    Qu’est ce qu’un Tunisien intelligent et expérimenté viendrait se confronter à notre réglementation ? Ou alors il faut le payer très cher, plus que ne coûteront les indemnités chômage réglées par la France aux employés privés scandaleusement de leur outil de travail mais auparavant tellement trop payés dans cette mondialisation ou le mieux-disant est celui qui paie le moins possible sa main d’oeuvre…

    Même les Chinois commence à en faire les frais. Moins 8% en 24 heures à la bourse de Pékin !!!

    répondre
  5. dd

    Il n’y a aucun doute, c’est très finement dit pour préparé la population, mais les machines vont partir, c’est très clair. Il faudrait un miracle, c’est-à-dire que beaucoup d’argent public soit réinjecté. Malheureusement, il y en a eu déjà beaucoup trop, et nos élus vont enfin devenir prudent.
    Pour ce qui est de la dépollution du site, on pourra toujours faire appel à Mr FAIVRE, notre vice président du département. En effet, il est spécialisé dans la vente de sites pollués à des particuliers… une fameuse usine au Val d’Ajol, dont un article a été publié en Février dernier.

    répondre
  6. froissard

    c’est cela l’économie mondialisée: la rentabilité immédiate, pour dégager d’importants profits afin de gaver les actionnaires, sur le dos des salariés qui subissent la pression sur les conditions de travail et les salaires On demande à l’Etat providence d’accorder des aides publiques sous forme de subventions, d’exonérations de charges et d’allègement de la fiscalité, pour se tirer ensuite au bout de 2 ans avec l’oseille, se déclarant insolvable pour ne pas rembourser la collectivité.Nos élus locaux doivent apprivoiser les mécanismes de l’économie politique .Nos politiques sont des ânes, les affairistes des bandits et le grand patronat des voyous, qu’il faut dénoncer sans ménagement pour leur faire rendre gorge.

    répondre
  7. Luc

    froissard, votre dernier commentaire est presque parfait. Nos politiciens ne sont pas tous des ânes. C’est Pire, certains sont lucides et complices de la débandade, intéressés peut-être ?
    Le cancer se généralise. Les soins palliatifs sont chers facturés.

    répondre
  8. loulou

    il y en a qui ont le bras long et un soutien maximal, sans être bien pénalisé ,la vie continue son chemin pour cette personne; c’est désolant écœurant.On dit que cette entreprise n’est pas viable alors qu’il y a peu de temps on endormait les gens avec des paroles hyper positives à endormir les gens , beaucoup de fric foutu en l’air qui aurait été bien plus utile pour d’autres .

    répondre
  9. froissard

    Nos politiques déconnectés du monde réel, pour certains, sont à côté de la plaque. Enfoncés dans leurs contradictions, ils gérent selon la méthode coué les affaires du pays, par manque d’anticipation . Ce ne sont plus eux qui tiennent le gouvernail, mais les milieux d’affaires qui dictent la loi que leurs serviteurs zélés écrivent pour eux, la contournant quand cela les arrange, pour le seul profit de l’argent roi dont ils se gavent . Ils ont bien sûr leurs complices dans les allées du puvoir . Nos élus locaux , remplis de bonnes intentions essuient les plâtres, face aux turpitudes de ces affairistes. Il semble qu’ils ont retenu la leçon :prudence et précaution.Tout en leur faisant confiance, veillons au grain .

    répondre
  10. étonné

    Je suis en harmonie avec Froissard, les décideurs ne connaissent pas le monde des affaires , de la finance, leur première préoccupation est de garder leur siège , et le pouvoir, leur vison politique est le court terme accompagné du pilotage à vue, et , dans cette affaire qui a tournée au vinaigre et qui va certainement finir en eau de boudin , car , qui veut investir dans ce process en France : personne; travail trop cher , charges sociales , syndicat , Etc …. d’ autre part , je n’ ai toujours pas compris les causes de cet accident qui a été l’ élément déclencheur de cette mascarade, se prendre une main ou un bras , je comprend , mais dans ce cas , cela m’ échappe totalement, j’ ai visité beaucoup d’ entreprise de nuit , il s’y passe des fois, des événements venant directement du paranormal.

    répondre
      1. Jacqueline

        Oui c’est un deuil pour l’argent du contribuable. Là, c’est mort à tous les sens du terme – Par contre, sur le plan du financement et de la tournure de l’affaire, il convient de poursuivre investigations . En Effet , un homme de paille ou directeur d’une Sté étrangère, mais pas étranger puisque commandité, peut-être en Tunisie aussi, peut très bien se trouver missionner pour signer un contrat de rachat ici sur le dos du contribuable, et à la barbe de la collectivité, on s’entend bien. Le meneur du projet initial à Saulxures n’a-t-il , lui, pas de société à l’étranger pour ….je coupe là mon imagination, mais qui suit , peut comprendre la chute de l’histoire et le bénéfice réalisé par… et grâce à …l’argent public. Bonne année …

        répondre
    1. étonné

      ok , un agriculteur subventionné et un ancien cadre en ressources humaines accompagné de Vanson ,comme décisionnaires c’est de la dynamite ………

      répondre
      1. Luc

        pour comprendre, on ne va pas faire de dessin puisqu’il s’agit in fine de la même Sté qui risque bien de justement ne pas changer de main, mais de Pays. C’est un homme de paille , c’est quasi sur et lui même membre ou attaché à l’étranger d’une même entreprise qui s’octroie la Sté à Saulxures. C’est de la manigance à laquelle la collectivité se laisse piéger. L’histoire de la dalle ! c’est d’un comique !

        répondre
  11. dominique

    Un petit commentaire supplémentaire en forme de question.
    Comment l’industriel acheteur de la machine peut affirmer que les dalles de l’usine vont s’effondrer. Il y a mis les pieds une ou deux fois quelques heures et il peut se permettre sans la moindre étude architecturale et/ou de résistance des matériaux d’annoncer cela, et le plus grave c’est que tout le monde plonge!! Il s’agit simplement pour lui de faire baisser au maximum le prix de l’usine, et peut-être que cela ne dessert pas les élus com com qui pourraient ainsi justifier la vente à vil prix voire à l’euro symbolique des bâtiments. Cette affaire sent mauvais depuis le début et n’a pas fini de nous réserver des surprises.

    répondre
  12. zizou88

    Bon avec les fusions des comcom nous serons plus nombreux à régler la facture. Et aussi plus nombreux à prendre se genre de décision!

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *