Search
samedi 3 décembre 2016
  • :
  • :

Cornimont – Le Préfet a posé la première pierre de l’éco quartier du Daval-Saulcy

image_pdfimage_print

5

Marie-Jo Clément, maire de Cornimont, était entourée du Préfet des Vosges, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts,  de la conseillère régionale Véronique Mathieu, d’Alain Toubol, directeur de l’Etablissement Public Foncier de Lorraine, et des maires des communes voisines, pour poser la première pierre de l’éco quartier sur le site du Daval/Saulcy. Un projet de 800.000 €uros.

14« Nous sommes ici sur les lieux d’anciennes friches industrielles textiles qui autrefois faisaient vivre plusieurs centaines d’ouvriers » a rappelé Marie-Jo Clément. « La crise est passée par là et de toute façon je doute fort que l’exploitation industrielle en centre-ville ait perduré. Bruit, pollution et individualisme de chacun n’auraient pas aidé ».

Le maire a rendu hommage au travail de ces prédécesseurs, tous présents pour l’occasion, Gérard Braun, Yvan Pierrel et Maurice Claudel avant de se frotter les mains : « Quant à moi je passe à la phase, récolte des projets ! ».

Depuis la cessation d’activité en 2001, l’étude de requalification du bureau d’études Tirgone en 2006, la procédure d’expropriation des deux sites en 2009, l’EPFL est devenu propriétaire en 2011, la dépollution et la déconstruction furent réalisées sous sa responsabilité en 2013/2014. L’acquisition des terrains par la commune est en cours actuellement.

« Jamais la commune n’aurait pu à elle seule prendre à sa charge la démolition des bâtiments tant sur le plan matériel que financier » s’est félicité le maire. « Ce travail de longue haleine a pu aboutir grâce à la volonté, la pugnacité et au travail des élus et de leurs services, mais aussi et surtout grâce aux compétences et à l’appui de l’établissement public foncier de Lorraine, sans qui rien n’aurait pu se faire ». D’autres friches ont suivi et certaines sont encore en cours de traitement comme Xoulces et le Faing.

« Une bouffée d’oxygène pour les entreprises »

4« Nous arrivons à ce moment précis de l’histoire où notre village au passé industriel textile va laisser place à un aménagement de bourg centre » a relevé Marie-Jo Clément. Cet aménagement global va se dérouler en trois tranches et les travaux s’étaleront sur 2 à 3 années.

1ère tranche. Le Daval-Saulcy va s’ouvrir sur de l’habitat adapté, des parcours piétonniers sécurisés, un amphithéâtre de verdure et de pierres avec deux fonctions : maintenir la berge tout en proposant un lieu d’animation. La rue Charlemagne avec l’accès au collège sera entièrement rénovée et sécurisée. Quant à l’habitat, Vosgelis avance dans projet de construction de 6 appartements adaptés. Les parcelles seront mises en vente au prix de 36€ TTC dès la viabilisation terminée (second semestre 2016).

2ème tranche.  Elle va englober tout le quartier périphérique de cette première tranche. C’est la réhabilitation totale de l’ancienne rue du Daval, la place du Plaid avec le pont du Daval près des feux.

3ème tranche. Elle concernera le Saulcy avec la construction de la maison médicale pluridisciplinaire à la faveur de la volonté de la part des professionnels de se regrouper et l’accord verbal de l’Agence Régionale de Santé, de la Communauté de Communes de la Haute-Moselotte et du département.

13« C’est certainement une bouffée d’oxygène pour nos entreprises avec lesquelles nous travaillons et je tiens à souligner le sérieux de leur travail et leur efficacité en toutes circonstances. Il y a toujours un important travail de proximité à réaliser avec les riverains. Nous sommes à l’aube des bouleversements suscités par la réorganisation territoriale faisant suite à la loi NOTRe et il est important que les autorités s’imprègnent de nos problématiques mais aussi de nos atouts ainsi que la pertinence de nos projets » a souligné le maire.

Elle a terminé sur une note positive : « sur la friche des Barranges, une entreprise locale va s’installer définitivement, le Daval-Saulcy se transforme en éco quartier et d’autres friches ont trouvé leur voie en cellules commerciales ou artisanales. Même le musée des racines y trouvera sa place. Restera celle du Faing à démolir et le ménage aura été déjà bien fait ».

Véronique Mathieu s’est plu à relever que « face aux sites désaffectés, il a fallu des équipes municipales dynamiques pour préserver le cadre de vie. Le conseil régional a participé en amont pour l’étude préalable et les travaux de démolition ».

Le Préfet saura « renvoyer l’ascenseur ».

18Après avoir passé la matinée avec les élus pour « regarder tous les projets et les problématiques de la commune », Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts a loué le travail des élus counehets. « Il ne faut pas se laisser prendre par les fatalités. Il est nécessaire d’avoir des équipements pour fixer les populations alors qu’on est dans un département dont la population diminue. Félicitation car ce sont des projets de longue haleine et celui-ci est est un exemple en terme d’habitat et de services publics avec la maison de santé. Il est important d’apporter tout mon soutien au maire et à son conseil municipal. Vous avez su prendre le bon chemin et trouver les bons partenaires car la question des expropriations et souvent très compliquée sans partenaires ».

Puis le préfet s’est félicité de « la situation saine de la commune ce qui ouvre des capacités d’auto-financement et d’emprunt. D’autre part, la dotation de l’état aux territoires ruraux reste à un niveau conséquent avec 11,5 millions d’€uros et d’autres fond sont disponibles ». Dans ce projet de 800.000 €uros, 392.000 sont apportés par l’Etat.

Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts a assuré les élus qu’il reviendra avec plaisir à Cornimont. « Madame le maire, vous avez réservé une réponse favorable à l’accueil de migrants et je saurai renvoyer l’ascenseur. La maison médicale est un projet qui me tient à coeur. Le domaine médical est un domaine majeur et l’Etat sera présent ».

David Jeangeorges

Photographies : Claude Noël.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *