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mardi 6 décembre 2016
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Vosges – 83 décès par suicide, 882 hospitalisations pour tentative de suicide en 2012

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SUICIDE.

Selon l’observatoire national du suicide, la mortalité par suicide en Lorraine est inférieure de 1 % au taux national. En revanche, si les départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle présentent respectivement des taux d’hospitalisation pour tentative de suicide de 7 % et de 35 % inférieurs au taux régional, la Meuse et les Vosges ont respectivement des taux de 54 % et 86 % supérieurs au taux régional.

1. Décès par suicide en 2012.

En 2012, 357 décès par suicide de personnes résidant en Lorraine ont été rapportés au CépiDc. Ces décès concernent 270 hommes et 87 femmes, soit un sex-ratio de 3,3 hommes pour une femme, un peu plus élevé que le sex-ratio national qui est de 3. Le graphique 1 montre la répartition des décès par suicide en Lorraine selon le sexe et l’âge. Il est le plus important dans la classe d’âges des 55-59 ans (n = 47). Aucun décès par suicide n’a été rapporté chez les femmes de moins de 25 ans.

1.1. Nombre et taux de décès par suicide selon le département de résidence.

Le tableau 1 présente le nombre de décès par suicide selon le département de résidence, ainsi que leurs taux bruts et standardisés de mortalité par suicide. Le taux brut de mortalité par suicide en Lorraine est de 15,2 pour 100 000 habitants (23,6 pour 100 000 hommes et 7,2 pour 100 000 femmes).

Graphique 1 • Répartition du nombre de décès par suicide chez les personnes résidant en Lorraine selon le sexe et la classe d’âges, en 2012.

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Tableau 1 • Nombre de suicides et taux de mortalité bruts et standardisés selon le département de résidence et le sexe en Lorraine, en 2012.

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Graphique 2 • Taux de mortalité par suicide chez les personnes résidant en Lorraine selon le sexe et la classe d’âges, pour 100 000 habitants, en 2012.

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Comparés à la mortalité par suicide dans l’ensemble du territoire français, les taux standardisés de la région Lorraine et des départements de Meurthe-et-Moselle et de Moselle sont moins élevés que le taux national chez les femmes comme chez les hommes. Au sein de la région Lorraine, le département de Meurthe-et-Moselle et la Moselle présentent respectivement des taux de mortalité par suicide de 5 % et de 24 % inférieurs au taux régional, tandis que la Meuse et les Vosges ont respectivement des taux de mortalité par suicide de 59 % et 42 % supérieurs au taux régional. Dans
les Vosges, cette surmortalité est surtout importante chez les hommes (+50 %) tandis que chez les femmes la surmortalité est de 5 %.

1.2. Taux de mortalité par suicide selon le sexe et l’âge.

En Lorraine, la mortalité par suicide est plus élevée chez les hommes que chez les femmes dans toutes les classes d’âges (graphique 2), et est en moyenne 3,5 fois plus importante chez les hommes que chez les femmes. Chez les hommes, la mortalité par suicide va de 4 pour 100 000 à 15-19 ans jusqu’à 41,5 pour 100 000 à 50-54 ans. Elle diminue jusqu’à 28 pour 100 000 chez les 75-79 ans pour ensuite augmenter de nouveau et atteindre un taux supérieur à 65 pour 100 000 chez les hommes de 85 ans et plus. Chez les femmes, la mortalité par suicide évolue peu avec l’âge. À partir de 25 ans, elle est autour de 10 pour 100 000, à l’exception d’un taux particulièrement élevé de 24 pour 100 000 femmes dans la classe d’âges des 55-59 ans.

1.3. Modes de suicide selon le sexe.

En Lorraine, chez les hommes comme chez les femmes, la pendaison est le mode de suicide le plus souvent utilisé, ce moyen concerne 59,3 % des hommes décédés par suicide et 40,2 % des femmes (tableau 2). Chez les femmes, l’auto-intoxication médicamenteuse et la noyade sont utilisées comme moyen dans respectivement 28,7 % et 13,8 % des suicides. Par ailleurs, pour près de 7 % des décès, la méthode utilisée n’a pas été spécifiée. Chez les hommes, le deuxième mode de suicide est l’utilisation d’arme à feu dans 14,1 % des cas, suivi de l’intoxication médicamenteuse dans 8,9 % des suicides. 2. Les hospitalisations pour tentative de suicide en 2013 En 2013, 2 703 personnes (1 098 hommes et 1 605 femmes) résidant en Lorraine ont eu recours à 3 059 hospitalisations (1 259 séjours masculins et 1 800 séjours féminins) pour tentative de suicide (TS) dans des services de médecine et de chirurgie.

2. Les hospitalisations pour tentative de suicide en 2013.

En 2013, 2 703 personnes (1 098 hommes et 1 605 femmes) résidant en Lorraine ont eu recours à 3 059 hospitalisations (1 259 séjours masculins et 1 800 séjours féminins) pour tentative de suicide (TS) dans des services de médecine et de chirurgie.

Tableau 2 • Répartition des suicides selon le moyen utilisé en Lorraine, en 2012.

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Graphique 3 • Répartition du nombre de séjours et pourcentage de séjours masculins pour tentative de suicide en médecine et chirurgie chez les personnes résidant en Lorraine selon le sexe et la classe d’âges, en 2013.

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La réhospitalisation pour récidive de TS dans l’année concerne 13,2 % des patients (14,7 % chez les hommes et 12,1 % chez les femmes). Parmi les 3 059 séjours des personnes résidant en Lorraine, 97,9 % (n = 2 994) ont eu lieu dans la région. Par ailleurs, les établissements de Lorraine ont accueilli un total de 3 076 hospitalisations pour TS dont 97,3 % correspondent à des séjours de patients originaires de la région Lorraine.

Le graphique 3 montre la répartition du nombre d’hospitalisations pour TS par les hommes et les femmes résidant en Lorraine. Le nombre d’hospitalisations pour TS est le plus important dans la classe d’âges des 15-19 ans et des 40-44 ans avec respectivement 348 et 368 hospitalisations pour TS dans chaque classe. En moyenne, la part des hospitalisations concernant les hommes représente 41 % de l’ensemble des séjours pour TS. Toutefois, selon la classe d’âges, ce pourcentage va de 25 % (10-14 ans) jusqu’à 61 % chez les 30-34 ans (courbe, graphique 3). 2.1. Nombre et taux d’hospitalisation pour tentative de suicide.

2.1. Nombre et taux d’hospitalisation pour tentative de suicide selon le département de résidence.

Le tableau 3 montre le nombre d’hospitalisations pour TS selon le département de résidence du patient. Les personnes résidant dans la région Lorraine ont eu recours à 3 059 hospitalisations pour TS en 2013, correspondant à un taux brut d’hospitalisation de 14,7 pour 10 000 habitants (12,5 pour 10 000 hommes et 16,8 pour 10 000 femmes).

Comparés aux taux de l’ensemble du territoire français, les taux standardisés de la région Lorraine et des départements de Meurthe-et-Moselle et de Moselle sont moins élevés que le taux national chez les femmes et chez les hommes. Le taux d’hospitalisation pour TS des résidents de la région Lorraine est en moyenne de 5,7 % inférieur au taux national (-0,8 % chez les hommes et -8,5 % chez les femmes).

Au sein de la région Lorraine, le département de Meurthe-et-Moselle et la Moselle présentent respectivement des taux d’hospitalisation pour TS de 7 % et de 35 % inférieurs au taux régional, tandis que la Meuse et les Vosges ont respectivement des taux de 54 % et 86 % supérieurs au taux régional. régional.

2.2. Taux d’hospitalisation pour tentative de suicide selon le sexe et l’âge.

Les taux féminins sont supérieurs aux taux masculins sauf entre 30 et 39 ans et au-delà de 75 ans. Les jeunes filles entre 15 et 19 ans présentent le taux de séjours hospitaliers pour TS le plus élevé (37 pour 10 000). Chez les adolescentes de 10 à 14 ans, ce taux est de 16,6 pour 10 000. Après le pic chez les 15-19 ans, le tau diminue jusqu’à la classe des 30-34 ans, avant de remonter jusqu’à 27 pour 10 000 chez les femmes de 45-49 ans. Ensuite, les taux d’hospitalisation pour TS diminuent progressivement avec l’âge (graphique 4). Chez les hommes, les taux de séjours hospitaliers pour TS augmentent avec l’âge pour atteindre un maximum de 21 pour 10 000 entre 30 ans et 44 ans, puis baissent jusqu’à la classe d’âges des 65-69 ans, avant de remonter légèrement et de dépasser le taux féminin.

2.3. Modes de tentative de suicide selon le sexe.

L’auto-intoxication médicamenteuse est le plus fréquent des modes opératoires des TS hospitalisées (tableau 4). Elle concerne 85,3 % des hospitalisations pour TS chez les femmes et 72,4 % chez les hommes. L’auto-intoxication par d’autres produits (alcool, produits chimiques, pesticides) et la phlébotomie sont les deuxièmes modes opératoires mais ne représentent qu’un peu plus de 9 % de l’ensemble des séjours hospitaliers pour TS chacun. La pendaison et le saut dans le vide représentent respectivement 2,3 % et 1,5 % des TS hospitalisées. Les modes opératoires tels que l’utilisation d’une arme à feu, la noyade, l’intoxication aux émanations de gaz et la collision intentionnelle sont plus rares, représentant chacun moins d’1 % des cas par an.

Tableau 3 • Nombre et taux d’hospitalisation bruts et standardisés (pour 10 000 habitants) pour tentative de suicide selon le département de résidence et le sexe en Lorraine, en 2013.

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Graphique 4 • Taux d’hospitalisation pour tentative de suicide en médecine et chirurgie chez les personnes résidant en Lorraine selon le sexe et la classe d’âges, en 2013.

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Tableau 4 • Répartition du nombre et du pourcentage d’hospitalisations pour tentative de suicide selon le mode opératoire chez les personnes résidant en Lorraine, en 2013.

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3. Référence bibliographique des travaux de l’Observatoire régional de la santé (ORS) sur les conduites suicidaires.

ORSAS Lorraine, circa 2015-2016, Suicides et tentatives de suicides en Lorraine.

Synthèse.

En 2012, en Lorraine, 357 décès par suicide ont été rapportés au CépiDc, soit un taux brut de mortalité par suicide de 15,2 pour 100 000 habitants. Comparée au taux national, la mortalité par suicide en Lorraine est inférieure de 1 %. Par ailleurs, d’après une étude menée en 2006 pour évaluer la sous-déclaration des décès par suicide dans les statistiques nationales des décès, en Lorraine, la sous-estimation des décès par suicide est évaluée à 5 % [1].

En 2013, 2 703 personnes résidant en Lorraine ont eu recours à 3 059 séjours hospitaliers pour tentative de suicide dans des services de médecine et de chirurgie, soit un taux d’hospitalisation pour TS de 14,7 pour 10 000 habitants. Le taux d’hospitalisation pour TS des patients résidant en Lorraine est de 6 % inférieur au taux national. Toutefois, contrairement aux données sur le suicide, aucune étude n’a évalué la sous-estimation vraisemblable des données d’hospitalisation pour TS.

Dans la région, la mortalité par suicide est 3,5 fois plus importante chez les hommes que chez les femmes alors que le taux d’hospitalisation pour TS est 1,4 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes. En Meurthe-et-Moselle et Moselle, la mortalité par suicide ainsi que le taux d’hospitalisation pour TS sont moins élevés que les taux régionaux, tandis qu’en Meuse et dans les Vosges, la mortalité par suicide et le taux d’hospitalisation pour TS sont plus élevés.




Une réaction sur “Vosges – 83 décès par suicide, 882 hospitalisations pour tentative de suicide en 2012

  1. dd

    Et cela surprend-il quelqu’un??? Pas moi en tout cas…
    Encore une preuve de l’incompétence de nos élus locaux, mais surtout au sein du conseil départemental.
    Heureusement qu’on a eu un grand homme, sinon dans quel état serait les Vosges… lol…
    Ce ne serait pas le PONPON…

    répondre

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