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lundi 5 décembre 2016
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Vosges – Les hôteliers veulent une concurrence loyale

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La saison hivernale s’achève doucement malgré le retour en force de la neige. Mais l’UMIH a déjà la tête tournée vers le retour des beaux jours et surtout vers le retour à une concurrence loyale trop souvent perturbée par l’économie dite “collaborative” notamment.

Xavier Grimon, président de l’UMIH88.

Xavier Grimon, président de l’UMIH88.

Les assises annuelles de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie des Vosges (UMIH88) se sont déroulées au Lido où il a notamment été question de concurrence saine entre les acteurs numériques et les professionnels du tourisme, ou encore avec les acteurs de l’économie “collaborative”. Mais c’est par un point sur la saison d’hiver que la séance a débuté. Une saison qui ne restera pas dans les annales mais qualifiée de “normale” par le président de l’UMIH88 Xavier Grimon, moins critique que l’on aurait pu l’imaginé. « On subit la crise, c’est sûr », ajoutera-t-il néanmoins.

Invité à prendre la parole en début d’assemblée générale, le maire de la commune hôte Stessy Speissmann sera beaucoup plus mitigé dans ses propos. Après avoir rappelé que la profession représentait tout de même près de 10% de l’emploi sur le territoire de montagne, le premier magistrat de Gérardmer a évoqué un bilan moyen : « Nous avons manqué Noël et Nouvel an faute de neige et nous avons vécu quelques week-ends difficiles. (…) Le nouveau découpage des vacances nous a clairement portés préjudice dans les Vosges, notamment parce qu’il intègre le Nord à notre zone, région qui est notre principal “client”. Après 15 premiers jours fulgurants, une baisse de fréquentation conséquente s’est faite sentir… »
Clairement, il faudra faire remonter cette information car ce découpage a posé beaucoup plus de problèmes qu’il n’en a résolu en matière de tourisme sur les Hautes Vosges. C’est une évidence pour les communes comme Gérardmer et leur tissu économique dans les hôteliers font partie. Mais le gros souci pour l’UMIH est surtout d’établir (ou de rétablir) une concurrence loyale avec les acteurs de l’économie dite “Collaborative”. C’est une véritable préoccupation pour les professionnels : « La propagation rapide de ce type d’économie dans le secteur de l’hébergement touristique marchand se développe de manière incontrôlée et non réglementée », explique Xavier Grimon.

L’UMIH 88 compte près de 300 adhérents, soit environ 75 à 80% de la profession dans les Vosges.

L’UMIH 88 compte près de 300 adhérents, soit environ 75 à 80% de la profession dans les Vosges.

Et d’ajouter : « Il faut mettre les choses au clair et que la réglementation s’applique sur les mêmes bases pour tous, que soit au niveau fiscal ou social, ou même en matière de sécurité. (…) Nous ne sommes pas contres les économies “collaboratives” mais nous en dénonçant les abus. Avant de venir à Gérardmer, j’ai regardé les offres d’hébergement AirBNB, il y en avait 350 sur le secteur, j’avais l’embarras du choix ! Il faut donc se poser les bonnes questions et faire le nécessaire en matière de législation ». Avec le numérique, tout évolue plus vite, notamment à travers la multiplication d’applications : « Des applications qui parasitent parfois le contacte entre client et professionnel, mais la profession et vigilante et s’adapte »
C’est dans cet ordre d’idée qu’une grande campagne européenne baptisée “Réservez en direct” a été lancée en décembre 2015. « Il faut valoriser ce lien direct entre le client et le professionnel, c’est gagnant-gagnant pour tous. C’est assurer le client qu’il bénéficiera toujours d’un contrat immédiat avec l’hôtelier qui accédera ainsi à ses demandes spécifiques et personnelles, de manière confidentielle et efficace, sans intermédiaires », précise Xavier Grimon. Attention également aux faux avis : comme l’a rappelé le président, il faut veiller à ce que la E-réputation ne prévale pas et surtout ne s’achète pas !

Pour conclure et pour tordre un peu le coup à certains bruits de couloir concernant les “Doggy bags”, sachez que la réglementation n’impose aucune obligation sur ces fameux sacs ou petites boîtes pour repartir avec les restes de votre repas : « Ce n’est peut-être pas plus mal dans certains cas et avec certains produits, car il faut aussi imaginer que si le client consomme son doggy bag 24 ou même 48 heures plus tard et qu’il arrive un problème, qui va être tenu pour responsable ?! Pour autant, la gestion de nos déchets alimentaires reste une priorité pour nous. ».

Q.G.




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