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dimanche 4 décembre 2016
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Remiremont – L’Université de la Culture Permanente à Verdun

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09 la visite du Centre (51)L’Université de la Culture Permanente, le comité de Remiremont et des Vallées, avait programmé une sortie culturelle et instructive à Verdun. L’autocariste Marcot Voyages nous a transporté dans un car grand luxe sous la conduite expérimentée de Thierry.

Annie Barret suppléante de la présidente Mauricette Mathieu et le comité représenté par Georges et Yvette Ott assuraient le bon déroulement de ce voyage veillant à ne pas perdre et garder tout son monde complet. Grand mérite à eux de leur bienveillance.

Après un arrêt sur une aire d’autoroute pour se dégourdir les jambes, nous traversons la ville aux nombreux canaux et arrivons devant la Cathédrale « Notre Dame ». Là, nous pénétrons sur la place Monseigneur Ginisty, après avoir gravi les marches du perron.

 

Nous entrons dans le Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des droits de l’Homme (ancien palais épiscopal).

Nous visitons la Crypte et le Cloître. Le repas de midi est le bienvenu pour reprendre des forces et poursuivre l’escapade à 14 heures vers le Fort de Douaumont puis un rapide coup d’œil à l’Ossuaire.

Le fort de Douaumont fut un enfer humide, glacial, malsain pour les soldats vivants dans des conditions extrêmes. Pris par les Allemands 4 jours après le début de la bataille de Verdun, occupé 8 mois, il fut repris en octobre 1916. Découvrir son site ici.

Un passage rapide à l’Ossuaire, vue sur l’immense cimetière de croix blanches et le bâtiment réservé aux victimes musulmanes. Retour vers Remiremont, arrivée comme prévu à 19 heures.

Une excellente journée qui nous a permis une révision de cette tragédie que fut la guerre 14/18.

Un peu d’histoire.

C’est en 1723 que Charles d’Hallencourt fut nommé évêque de Verdun et décida la construction d’un palais. Il confia la réalisation au premier architecte du roi, Robert de Cotte, qui le construisit en rasant l’ancien palais. Il ne put jamais y habiter.

C’est Monseigneur Desnos qui en 1770 entre dans les lieux à la suite de sa nomination. Il s’enfuira à la révolution.

Le palais a connu plusieurs hôtes, sénateur, sous-préfecture et prison. En 1823, l’évêché est rétabli, en 1905 départ de Mgr Dubois. L’Etat affecte le palais aux militaires et en 1910 la ville de Verdun en devient propriétaire et en 1913 crée un musée. En 1935, du fait de son patriotisme et de son œuvre pour la construction de l’Ossuaire de Douaumont la ville propose à Mgr Ginisty d’y résider. En 1993 Mgr Herriot quitte le palais épiscopal pour s’installer à l’hôtel d’Anglemont. Devenu libre d’importants travaux de restauration sont effectués avec l’aide financière de l’Etat, l’Europe, la Ville, le Conseil Général de la Meuse et le Conseil Régional de Lorraine.

La visite guidée se poursuit dans le Centre Mondial de la paix ou nous découvrons les documents, les cartes de la bataille de Verdun, la vie dans les tranchées les conditions terribles des soldats, les affiches de l’époque et les moyens de communication sur le front du champ de bataille.

Toujours dans la matinée, la visite de la Cathédrale « Notre Dame de Verdun » à deux pas du Centre Mondial.

La cathédrale est classée aux Monuments historiques le 30 octobre 1906 et le cloître le 13 juillet 1907.

Lors de la Première Guerre Mondiale et plus particulièrement de la bataille de Verdun de 1916, la cathédrale est endommagée par des bombardements. Située en hauteur, elle est prise pour cible par l’artillerie allemande. Un mètre de gravats jonchent le sol à cause de l’effondrement de la toiture et de la destruction partielle des tours et du cloître. La cathédrale reste cependant un poste d’observation sur la vallée de la Meuse ainsi qu’un lieu où les poilus tenaient garnison.

Après la guerre, des travaux de restauration menés par Ventre et Delangle ont lieu de 1919 à 1935. Les parties détruites sont reconstruites et les éléments occultés au XVIIIe siècle sont mis en valeur. Le maître-verrier Jean-Jacques Grüber refait les vitraux et verrières. En évacuant les gravats, la crypte du XIIe siècle est redécouverte par les verdunois. Les deux restaurateurs décident de retrouver son aspect original. En 1935, le sculpteur Gaston Le Bourgeois réalise les chapiteaux des 13 piliers de la crypte. Les sculptures représentent des scènes de la vie religieuse de la ville et de la bataille de Verdun.

Le 10 novembre 1935, le maître-autel et la crypte sont à leur tour consacrés. Le 2 juillet 1946, la statue de Notre-Dame est couronnée par Mgr Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII. Le pape Pie XII élève la cathédrale à la dignité de basilique mineure par un bref apostolique du 8 septembre 1947, année du 9e centenaire de la dédicace de l’édifice.

 




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