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vendredi 9 décembre 2016
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Vagney – Coup de folie meurtrière : la mère en détention préventive Préméditation : elle a voulu mettre fin à ses jours et à ceux de ses trois enfants.

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Etienne Manteaux, Procureur de la République près le TGI d'Epinal.

Etienne Manteaux, Procureur de la République près le TGI d’Epinal.

Retour sur l’affaire sordide de la mère de 44 ans qui a voulu se suicider et tuer ses enfants alors qu’elle n’avait pas digéré l’annonce d’une probable séparation. Son mari lui a avoué avoir une liaison extra-conjuguale quelques heures plus tôt lundi 16 mai 2016.

WP_20160517_16_02_20_ProLeur milieu social est tout à fait dans la bonne moyenne. Elle est assistante de vie scolaire et lui éducateur spécialisé. L’acte désespéré s’est déroulé à Vagney dans la maison familiale de l’allée de l’Europe.  La femme a laissé une lettre d’adieu expliquant ses intentions à son mari.

Après avoir administré des somnifères à ses enfants, la quadragénaire est passée à l’acte mais elle s’est rétractée, prenant conscience de la monstruosité de son geste. A l’aide d’un gros couteau de cuisine, elle a asséné trois coups au niveau du cou à une de ses filles, la blessant gravement lors la dernière tentative. Celle-ci a touché la veine, passant près de la carotide. Aux dernières nouvelles, la victime est hors de danger.

Ce mercredi soir, les enfants âgés de 11, 13 et 16 ans, choqués, sont en sécurité avec leur père.

« On est tombé sur des recherches sur internet concernant le moyen de toucher la carotide et l’utilisation des somnifères pour donner plus facilement la mort. Il y avait préméditation » évoque le Procureur de la République Etienne Manteaux ce mercredi. Avec des aveux clairs, la prévenue a été placée en garde à vue mardi. On apprend que dix minutes après la première agression, la mère a appelé la gendarmerie des Vosges. Le gendarme de la plate-forme téléphonique a tout fait pour la garder en ligne de peur qu’elle ne poursuive son acte abjecte.

L’analyse psychiatrique de la femme n’a pas révélé de manque de discernement.

Le parquet a décidé de placer la femme en détention provisoire, le temps qu’elle soit jugée par la cour d’Assises des Vosges. Elle encourt une peine de prison à perpétuité avec tentative de meurtre et préméditation.




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