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dimanche 11 décembre 2016
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Remiremont – Trois artistes exposent au Musée Charles de Bruyères jusqu’au 18 septembre 2016

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Du 15 juin au 18 septembre 2016, le Musée Charles de Bruyères accueille l’exposition « Nature ». Avec Sonia Claude, Yusef El-Saleh et Michel Colin.

Sonia Claude peint une grande variété de sujets. Sa peinture très réaliste, voire hyperréaliste confirme son goût pour le détail et sa volonté de traiter son sujet de manière précise.

Yusef El-Saleh, né en 1956 à Naplouse, en Palestine, part à vingt ans s’installer à Hambourg pour y étudier l’architecture. Parallèlement à ses études, il s’adonne assidûment à la création artistique ce n?est que depuis son installation dans les Vosges il y a une dizaine d’années qu?elle devient son métier.
Il présente une série de très originales sculptures peintes évoquant des racines.

Michel Colin présente des peintures représentant des reflets dans les cours d’eau des Vosges notamment. Né en 1934, médaille d’or en 1991 au Salon des Artistes Français. Depuis 1968, il a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles en France comme à l’étranger (Allemagne, Belgique, États-Unis, Luxembourg, Suisse et Japon).

Entrée libre de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h tous les jours sauf le mardi.

Photographies : mairie de Remiremont.

Sonia Claude

IMG_9499Sonia Claude peint une grande variété de sujets. Sa peinture très réaliste, voire hyperréaliste confirme son goût pour le détail et sa volonté de traiter son sujet de manière précise.

Pour ce livre, une série de tableaux rend compte de l’étude approfondie qu’elle a réalisée sur les poissons d’eau douce.

Un travail pictural qui aborde le cycle de reproduction des poissons comme les préjudices qu’ils subissent dans leur milieu naturel.

Soucieuse de la nature et de sa préservation, cette artiste, construit avec minutie, une peinture où l’observation et la maîtrise technique sont indissociables. L’univers aquatique est ici bien réel mais il est sublimé par un regard sensible et très créatif.

L’eau n’est que reflets, c’est ce qui fait sa grande richesse graphique et l’originalité du thème.

Transparence, remous, une complexité qui se traduit si bien dans ses toiles.

Michel Colin

IMG_9502Michel Colin est né à Bruyères (Vosges) en 1934. Appelé en Algérie, il entrera par la suite dans l’enseignement public en poursuivant sa formation artistique : dessin académique et beaux-arts à Aix-en-Provence, puis, lithographie et gravure à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg en 1966-1967. En 1960-1961, il rencontre le peintre Schmidt-André qui lui ouvre son atelier avant de mourir. Puis, il rencontre le peintre alsacien Michel Krieger. De 1962 à 1967, il réalise de nombreux travaux sur papier (dessins et gouaches) où il s’inspire d’évènements de la rue, des cafés, de scènes de danse. Il utilise différentes techniques : peinture à l’huile, pastels, aquarelles, lavis, gravures (taille douce).

C’est sa rencontre, en 1969, avec André Jacquemin, alors Conservateur du musée départemental d’Epinal, qui l’encouragera à s’installer dans les Vosges. Depuis 1975, il réside à Viménil (Vosges), dans le village de son enfance. Les paysages vosgiens vont devenir sa source principale d’inspiration. Il s’intéresse particulièrement aux hivers, à la forêt, et à la vie à la campagne. Il travaillera une dizaine d’année sur ces thèmes. Mais il s’intéresse aussi à la vie animée, à la foule des stades et des arènes, des rues et des bords de mer, à mai 68, aux champs de guerre, à la folie humaine, aux jeux d’échecs…

Après 1980, il fait des voyages qui lui ouvre d’autres horizons, plus colorés, la découverte de Venise et de son carnaval, la Tunisie et les abords du désert lui donneront envie de voyages dans le grand sud avec sa forte lumière et ces scènes très animées. Chaque année, il expose dans de nombreuses villes et dans des pays voisins (Allemagne, Belgique,). A partir de 1986, il travail par série induites par son travail à l’étranger. Mais le thème des Vosges reviendra de manière récurrente.

A partir de 1989, il quitte l’Éducation Nationale, où il enseignait dans le secondaire le dessin et les arts plastiques, pour se consacrer entièrement à la peinture. Il voyage plus fréquemment : États-Unis, Thaïlande, Italie, Maroc… Il entreprend des séries de peintures, notamment sur le thème du Bicentenaire de la Révolution Française en 1989, du Cincentième anniversaire de la parution de la Nef des fous de Sébastien Brant en 1995.

Venise est un sujet sur lequel il reviendra plusieurs fois, en 1985-1986, en 1992-1993, et en 2003, et qui le marquera profondément, il y découvre le carnaval, le mystère, la magie des couleurs.

En 1990, il découvre le Maroc, sa lumière chaude, les cavaliers berbères comme dans ce lavis, Trois cavaliers, où Michel Colin saisit très bien le mouvement des cheveux observé sans doute lors d’une fantasia. Plus tard, il peindra l’Ouest américain, les villages indiens, et la Thaïlande.

Ce peintre trouve à Remiremont, dans le musée Charles Friry, une résonance particulière avec un autre peintre vosgien : Pierre Waidmann qui s’est laissé séduire comme lui par la magie et les couleurs de Venise, ainsi que par les paysages enneigés des Vosges.

Récompenses et expositions : Il participe aux salons parisiens (salon d’Automne, salon du Dessin et de la Peinture à l’eau, salon des Artistes français, salon des Indépendants) et remporte plusieurs récompenses : en 1967, une médaille du Conseil Général de Seine-et-Oise ; en 1968, une mention honorable au Salon des Artistes français ; en 1969, exposition monographique au musée départemental d’Epinal ; en 1970, le Prix du Conseil Général des Vosges ; en 1977, prix des Floralies d’Epinal ; en 1986, Prix du Salon international du Pastel ; en 1989, une Médaille d’argent, et, en 1991, une Médaille d’or au Salon des Artistes Français. Le musée Charles de Bruyères de Remiremont lui consacre une exposition en 1992. En 2004, exposition rétrospective à l’Hôtel du Département à Épinal.

Depuis 1968, il a eu de nombreuses expositions personnelles, principalement dans l’Est de la France et à Paris, mais aussi ailleurs en France (Le Havre, Clermont-Ferrand, Montpellier, Perpignan, Toulouse…). Il a également exposé à l’étranger : en Allemagne, en Belgique, aux États-Unis, au Luxembourg, en Suisse et au Japon. Ses œuvres sont conservées dans des collections privées en France et à l’étranger, mais aussi quelques œuvres présentes dans des collections publiques à la Ville de Mulhouse et de Sélestat, au Musée de Plombières (deux paysages vosgiens des années 1980) et de Remiremont.

Yusef El-Saleh

IMG_9504Yusef El-saleh natif de Naplouse, en Palestine arrive en Allemagne à vingt ans et y termine ses études d’architecture. Cependant passionné depuis son enfance par les arts plastiques, il poursuit inlassablement son chemin créatif, pratiquant les techniques les plus diverses, telles aquarelle, huile, peinture sur soie, pastel, dessin, encre de chine, gouache, collage pour finalement se consacrer exclusivement à son art.

Installé dans les Vosges depuis une dizaine d’années, il découvre deux nouvelles formes d’expression: la lithographie et la sculpture. Créant alors des sculptures en bois peintes il participe à de nombreuses expositions et salons artistiques en France et à l’étranger où ses sculptures remportent un vif succès. Il se voit alors attribuer de nombreux prix, entre autre le premier prix au salon International de Sculpture de Nolay ou le prix Georges Hilbert de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carroussel du Louvre.

La lithographie, découverte à l’imagerie d’Epinal, déclinée dans son style original, s’inscrit en prolongement de ses toiles et sculptures colorées. Bien que très technique, l’artiste maîtrise ce médium qui lui permet de transcrire dans un graphisme épuré ses aspirations profondes.

Celles-ci, reprises dans toutes ses œuvres abstraites et symboliques à la fois, renvoient à la recherche l’être humain dans sa plus grande diversité, à quel endroit du monde qu’il se trouve, de vivre libre dans l’harmonie et la paix.

L’universalité de l’aspiration à la liberté et la paix est un thème récurrent de son travail. L’artiste s’étant nourri de cultures très diverses, son œuvre assimile de nombreux éléments symboliques dans la profusion de couleurs et la minutie des détails. Ainsi les colombes présentes dans chacune de ses œuvres rappellent-elles ce message de paix , tout comme les symboles oniriques occidentaux comme orientaux renvoient-ils à l’universalité des archétypes, le traitement de la couleur évoque les cinq continents et le traitement du point en référence à l’importance de ce mot dans la langue allemande.

Autant de symboles inscrits dans une œuvre qu’il faut savoir décrypter pour comprendre que chaque pièce produite par Yusef El-saleh nous raconte une histoire…

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