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dimanche 4 décembre 2016
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Course pédestre – Julien Sapy en solitaire aux 41e Crêtes vosgiennes

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Julien Sapy en solitaire.

Julien Sapy en solitaire.

Et de trois ! Julien Sapy s’était déjà attribué cette saison le trail de la vallée des lacs à Gérardmer (55 kilomètres) et sur le trail du Pays Welche à Orbey (50 kilomètres). Il a ajouté à son palmarès la plus prestigieuse des courses de montagne du massif vosgien, en s’offrant un cavalier seul lors de la 41e édition des Crêtes vosgiennes (33 kilomètres) ce dimanche 21 août 2016, succédant à un autre Julien, Rancon, vainqueur en 2015.

Cette 41e édition a pourtant failli ne jamais avoir lieu. D’une part parce qu’une décision du Conservatoire des sites alsaciens estime que le passage de 1000 coureurs dégrade dangereusement les sentiers. « C’est un faux problème, informe le président du Spiridon Club Alsace, l’un des organisateurs de la course, d’autant que le Parc des ballons ne s’oppose à rien. On protège la nature depuis quarante ans. On a toujours été très à cheval, sur le balisage notamment. Et dès l’instant que la course est terminée, de nombreux bénévoles s’emploient à tout remettre en ordre ».

A l'arrivée au Lac Blanc.

A l’arrivée au Lac Blanc.

D’autre part, parce que Jacques Adam et son équipe ont dû revoir leur copie et de modifier le parcours. « La mairie de Wildenstein a refusé que l’on emprunte le parcours entre le Herrenberg et le Rainkopf, ajoute le président. Mais on a trouvé une solution grâce à la commune de Metzeral, qui n’est pas adhérente au CSA et qui a accepté que nous empruntions le sentier vers le Steinwasen, une descente avec 100 m de dénivelé, pour remonter vers le Rothenbachkopf ».

De surcroît, l’épreuve a subi cette année la concurrence du Trail de Ferrette disputé une semaine plus tôt et du Trail des Charbonniers, couru le même jour ! Ils étaient finalement 1.500 (contre 1.800 en 2015) au départ des deux courses, de 33 km (depuis le Markstein) et de 13 km depuis la Schlucht) pour affronter une succession de montés et de descentes, en majeure partie sur le sentier GR5, avec des remarquables points de vue sur les versants alsaciens et vosgiens. Pour certains, en termes de difficulté, l’épreuve longue n’a rien à envier aux marathons. Le dénivelé important, et surtout les sentiers, très piégeux, compliquent sérieusement l’affaire.

La première de Julien Sapy.

Hervé Mougel 3e, Julien Sapy 1er et Gary Assel 2e.

Hervé Mougel 3e, Julien Sapy 1er et Gary Assel 2e.

Des éléments dont Julien Sapy s’est soucié comme de sa première chemise. D’emblée, il a imposé un rythme soutenu que personne n’a été en mesure de suivre. Plus ça allait, plus le Mosellan de 32 ans allongeait sa belle foulée. A l’arrivée, à l’issue de 2 h 26’37 de course, le verdict est sans appel : 5 minutes 13 sur son dauphin, le Luxembourgeois Gary Assel, 37 ans, et 8 minutes 18 sur le Bressaud Hervé Mougel, 34 ans, troisième.

Frais comme un gardon, Julien Sapy savourait comme du petit lait sa première victoire sur la mythique doyenne de la montagne vosgienne. « C »est une grande classique que j’aime beaucoup. J’avais raté celle de 2012 en tombant alors que j’avais 1 minute 15 d’avance » confiait le jeune Mosellan. « Je n’avais pas vraiment préparé et une semaine plus tôt, je m’étais arrêté au bout du 45e km à la 6.000 D. Ce matin, j’ai géré et j’en gardais sous la semelle pour qu’Assel fasse l’effort. Je sentais que j’étais tonique  et facile ». Aussi simple et efficace que cela.

Gary Assel était bien forcé d’admettre la supériorité de son rival : « il a largement mérité sa victoire. Dans les montées, je revenais mais dans les descentes, il est beaucoup plus fort. A l’origine, je ne devais pas courir ici. Je viens de participer à Sierre-Zinal en Suisse. J’ai décidé seulement il y a deux jours de courir les Crêtes Vosgiennes après seulement six jours de récupération. Je suis très satisfait de ma course, j’ai découvert un parcours exigeant et je me suis arraché pour conserver ma deuxième place ».

Sylvain Mougel 4e et son cousin Hervé Mougel 3e.

Sylvain Mougel 4e et son cousin Hervé Mougel 3e.

Troisième, Hervé Mougel a devancé sur la fin son cousin Sylvain Mougel, revenu courir dans les Vosges. ce week-end « Je le rattrape sur la fin après le Lac Vert. Je suis revenu au mental, j’avais le beau rôle avec Sylvain Mougel en ligne de mire ».

Un Sylvain Mougel qui inaugurait son premier trail long. « J’ai essayé de gérer. Je pars devant jusqu’au Hohneck mais quand Hervé Mougel est passé, il était plus costaud. 4e, je ne pensais pas faire ce résultat. Revenir faire une belle course dans les Vosges, c’est plaisant ».

Christine Poyet sans rivale.

Christine Poyet tout sourire.

Christine Poyet tout sourire.

Chez les féminines, l’Alsacienne Christine Poyet, 34 ans, n’avait, elle aussi, pas de rivale à sa taille. « Je n’ai pas beaucoup couru cette année. Je me suis préparée différemment » confiait d’abord la jeune femme. « J’ai souffert dans les descentes mais je réussi mon bel objectif. Celui de terminer ».

Sur les Mini-Crêtes de 13 kilomètres, l’Alsacien Emmanuel Allenbach s’est imposé pour la troisième année d’affilée. Claire Mougel, l’épouse d’Hervé, a dominé le peloton féminin.

David Jeangeorges.

Tous les résultats des deux courses des 33 kilomètres en cliquant ici et des 13 kilomètres en cliquant ici.

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4 réactions sur “Course pédestre – Julien Sapy en solitaire aux 41e Crêtes vosgiennes

  1. Michel

    Les coureurs à pied dégradent les crêtes, d’où leur interdiction…

    Qu’on se rassure, les motos peuvent continuer à circuler librement, et par milliers.

    On sait maintenant à quoi s’en tenir sur les préoccupations écologiques de la mairie de Wildenstein.

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  2. ED

    Un grand bravo au vainqueur et a tous les participants.
    Et je voudrais dire au conservatoire des sites alsaciens qu’avec vous on touche vraiment le fond .
    En venir a interdire le passage d’un trail, on va où là ? Continuez comme cela et mettez le massif sous cloche, mais ce sera sans moi !

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  3. Xavier

    C’est incroyable qu’une commune (Wildenstein) puisse s’opposer à la tenue d’une pareille course ; coureur hier, et placé avec mon épouse en milieu de course, j’ai pu observer un terrain magnifique et non dégradé avec, après le passage de 350 coureurs, pour toute « dégradation », un tube de gel au sol (et encore je le présume plein et perdu par son propriétaire) et je me doute qu’il a terminé dans le sac d’un autre concurrent qui l’aura ramassé ou dans celui d’un promeneur. Coureurs, nous aimons plus que tout la nature, sommes aussi randonneurs, et passons nos week-end ou soirées à courir en forêt et à respecter ces lieux que nous chérissons. Je suis certain que les habitants de cette commune ne sont pas tous en accord avec cet arrêté communal, et qu’ils sauront faire évoluer plus « positivement » le point de vue de leur mairie. Enfin un grand merci aux organisateurs et bénévoles qui font vivre cette magnifique course. Longue vie aux Crêtes Vosgiennes !

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  4. ED

    Vous vous rendez compte, 1000 coureurs ! Ils s’imaginent certainement que le piétinement va éroder la montagne et que nos VOSGES vont disparaitre !

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