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samedi 3 décembre 2016
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Remiremont – Pas de conseil municipal extraordinaire mais des élus présents à la rencontre des Romarimontains

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Le communiqué laconique était tombé en milieu d’après-midi. Pas de conseil municipal extraordinaire ce vendredi soir, la convocation ne comportant pas certaines pièces réglementaires. Prévenus dans le même temps, le groupe d’opposants au maire appartenant à la majorité municipale (conduit par Roger Durupt et Claude Jacquel) et les élus de la minorité de droite ont décidé de réagir en venant ce même soir peu après 20 h sur le perron de l’Hôtel de Ville.

Pour ces deux groupes d’élus, pas question de laisser les Romarimontains se heurter à des portes fermées. Un seul mot d’ordre : ouvrir le dialogue et assumer les responsabilités qui ont été confiées par les électeurs en mars 2014.

Chaude ambiance, à l’image de la température de la soirée. Peu avant 20 h 30, une cinquantaine de Romarimontains se mêlaient ainsi aux élus des deux camps. Pour une fois unis sous la même revendication face à un maire, qui selon eux, « fuit ses responsabilités ».

A 20 h 40, Roger Durupt invita les conseillers présents à se réunir sur les marches du perron de l’Hôtel de Ville et au public de se regrouper face à eux. L’ex adjoint aux travaux s’exprima par un communiqué traduisant la « stupéfaction et l’incompréhension » de son groupe face à l’annulation du conseil extraordinaire ainsi prévu. Il indiqua que « l’argument prétexté par Bernard Godfroy concernant l’absence de note de synthèse à la convocation peut prêter à sourire… ». Et de poser publiquement la question : « Tous les conseils municipaux, depuis quelques décennies, seraient-ils illégaux. Faudrait-il remettre en cause celui-là même au cours duquel Monsieur le Maire a été élu ? »

Roger Durupt a ajouté : « ce nouvel épisode peu glorieux dans la vie municipale montre une fois de plus les carences du maire dans la structuration et la gestion des dossiers de la ville. Ce rebondissement met en évidence trois fautes graves : il signe une convocation le 16 août qu’il juge illégale 10 jours plus tard ; il annule le conseil municipal et ce, de manière non justifiée ; il ne tient pas le délai d’un mois que la loi lui impose pour réunir un conseil extraordinaire (demandé le 29 juillet). Une fois encore, M. Godfroy refuse le débat, alors que nous lui tendions la main ». L’ex-adjoint aux travaux conclut en indiquant qu’il s’agit là « d’une fuite de dernière minute et d’un mépris en regard des Romarimontains ».

Au nom de la liste “Ensemble pour Remiremont”, Jean-Benoît Tisserand a traduit son amertume : « un simple communiqué 4 heures avant un conseil municipal extraordinaire, je ne peux que le regretter fortement, cela relève d’un grand mépris. Au nom de la minorité municipale, nous avions prévu à ce conseil extraordinaire d’engager une discussion ouverte et franche. Cette situation de crise ne peut se poursuivre, elle n’a déjà que trop durer. Comme bien des romarimontains, j’ai honte de ce qui se passe. Ce soir, M. le Maire aurait du être là. Comme vous, je ne peux que constater qu’il n’honore pas ses responsabilités ».

Pour certains élus, il s’agirait même d’un abandon de poste. Et d’affirmer « que reprogrammer un conseil municipal le 9 septembre prochain,  c’est reculer pour mieux sauter . »

Contacté peu après 21 h, Bernard Godfroy nous a affirmé avec calme que le conseil extraordinaire de ce vendredi soir ne pouvait se tenir. Il nous a précisé que le matin même, il avait pris attache auprès de l’association des maires des Vosges concernant la légalité de la tenue de cette séance. Cela ne semblait pas possible en regard de la législation, du fait de l’absence de documents à la convocation. Et de traduire « qu’en ce cas précis, nous n’aurions pu délibérer et voter sur l’ordre du jour, d’où la décision de reporter ce conseil de deux semaines avec convocation en bonne et due forme ».

Article participatif de Denis Philippe.