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mardi 6 décembre 2016
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La restauration des cours d’eau de la Moselle, de la Moselotte et leurs affluents : chaque riverain concerné !

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logoCCPHV_2013La Communauté de Communes de la Porte des Hautes-Vosges, consciente du potentiel écologique de ses cours d’eau et soucieuse d’entreprendre une gestion intégrée et durable de son territoire, s’est engagée fin 2014 à réaliser des campagnes de restauration de la végétation et des berges, suivies d’opérations régulières d’entretien.

Un programme de restauration des cours d’eau a donc été initié, dont l’objectif étant d’améliorer la qualité de l’eau et des milieux, de prévenir les risques d’inondation et de conserver les berges des cours d’eau.

Le périmètre d’étude représente près de 90 kilomètres de cours d’eau, s’étendant de Vecoux à Eloyes pour la Moselle et de Dommartin-lès-Remiremont à la confluence pour la Moselotte. Dans une logique de bassin versant et d’amélioration de la qualité générale des eaux du bassin, les annexes hydrauliques ainsi que les affluents sont également intégrés au programme (à savoir le ruisseau de la Borne Martin, le ruisseau du Fouchot, le ruisseau des Epinettes, le ruisseau de la Croisette, le ruisseau de Seux, le ruisseau de la Suche, le ruisseau du Ramier, le ruisseau de Saint Anne, le ruisseau de Longuet, le ruisseau Reherrey, le ruisseau de Franould et le chevelu entre la Moselle et la Moselotte).

En juin 2015, le bureau d’Etudes de « l’Atelier des Territoires » a été recruté en tant que maître d’oeuvre pour la réalisation du programme de restauration des cours d’eau Moselle-Moselotte et leurs affluents. Après près d’un an de diagnostic, constitué de recueil des données existantes, d’enquête auprès des élus et d’un parcours terrain poussé de tout le linéaire de la zone d’étude, le bureau d’études a dressé un état des lieux de nos cours d’eau.

Il s’avère que malgré un état de nos cours d’eau relativement bon, des altérations viennent perturber la qualité de nos milieux. En effet, les principales problématiques rencontrées pouvant causer la dégradation de nos rivières sont les suivantes :

– L’impact des seuils avec interruption de la continuité écologique et sédimentaire et favorisation du réchauffement et désoxygénation du cours d’eau avec un effet « plan d’eau »,

– La présence d’espèces exotiques envahissantes (la Renouée du Japon, la Balsamine de l’Himalaya, les renoncules aquatiques de la Moselle) qui concurrence les espèces autochtones,

– L’assainissement des collectivités et les rejets d’eaux usées dans les cours d’eau,

– Les travaux hydrauliques qui banalisent les milieux et augmentent l’intensité des crues,

– Les plantations d’épicéas, qui favorisent l’érosion des berges, et diminue la diversité végétale et l’accès à la luminosité pour le cours d’eau,

– L’urbanisation des lits majeurs qui empiète sur le champ d’expansion des crues et aggrave les crues en aval,

– Les traversées urbaines avec des lits mineurs élargis et murés, qui aggravent les conditions estivales par une faible lame d’eau et un réchauffement de l’eau,

– La régression des zones humides,

– La gestion inadaptée de la végétation rivulaire et son vieillissement,

– L’impact du bétail et les piétinements répétés qui détruisent les berges.

A la suite de ce diagnostic, une concertation entre les différents acteurs (élus, riverains, associations, services de l’état…) aura lieu afin de définir les objectifs généraux de gestion et des actions envisageables en fonction des usages et vocations du cours d’eau.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter la technicienne de rivières de la CCPHV, en charge du suivi du programme, par mail : manon.marcon@ccphv.fr.
Le Président de la Communauté de Communes de la Porte des Hautes-Vosges
Bernard GODFROY




3 réactions sur “La restauration des cours d’eau de la Moselle, de la Moselotte et leurs affluents : chaque riverain concerné !

  1. GEORGES

    il y a bien longtemps on en parlait déjà des études des études mais on ne voit rien avancer ; on devait curer la Moselle de Bussang à plus bas etc etc …..

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  2. Dam

    Ces travaux sont une réelle nécessité… Un grand bravo à la ComCom ! En déplaise à certains qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et à ceux toujours prompts à argumenter contre toute logique, à grand coup de théories pseudo scientifiques sans aucun fondement. Maintenant c’est travaux ne suffiront pas à limiter l’impact des stations d’épurations qui empoissonnent nos rivières et par conséquent toute la chaîne alimentaire dont l’Homme depuis des décennies ! Des solutions existent et à moindre coût alors il n’y a plus qu’à !

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