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lundi 5 décembre 2016
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Remiremont – Conseil municipal : cinq autres élus démissionnent ! Vers de nouvelles élections municipales ?

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Bernard Godfroy a tenu une conférence de presse aux côtés de Mickaël Marie-Saint-Germain, Christian Schulmeyer et Alexandre Schild.

Bernard Godfroy a tenu une conférence de presse aux côtés de Mickaël Marie-Saint-Germain, Christian Schulmeyer et Alexandre Schild.

Bernard Godfroy, maire depuis mars 2014,  a tenu une conférence de presse ce lundi 19 septembre 2016 pour expliquer les raisons de sa démission qui prendra effet ce vendredi 23 septembre 2016. Il en a profité pour annoncer la démission de cinq autres élus. Tous appartiennent à l’ancienne majorité municipale.

En effet, durant ce week-end, les conseillers municipaux Alexandre Schild et Danielle Hantz lui ont remis leur démission suivis de deux adjoints Christian Schulmeyer et Mickaël Marie-Saint-Germain et d’un autre conseiller municipal, Jérôme Gallaire.

Au total, avec Bernard Godfroy, six élus ont démissionné totalement du conseil municipal sur les 29 qui le composent. Ils devront être remplacés parmi les sept suivants sur la liste de Bernard Godfroy élue en 2014.

Le conseil municipal devra être au complet, c’est-à-dire 29 élus, pour élire le nouveau maire et ses adjoints. Faute de quoi, la crise actuelle conduirait à de nouvelles élections municipales.

Sur les huit adjoints qui siégeaient à l’origine au sein du conseil municipal, il n’en reste plus qu’un aujourd’hui : Christian Wininger. Brigitte Charles, Roger Durupt, Claude Jacquel, Sophie Perrin et Fabienne Thirion ont démissionné depuis le 28 juillet 2016 tout en restant conseillers municipaux.

Elle sera chargée de convoquer le conseil municipal qui élira le nouveau maire et ses adjoints. A la condition expresse que l’assemblée communale retrouve  29  élus.

D.J.

On lira ci dessous le communiqué complet de Bernard Godfroy. Dans un souci de confidentialité, nous ne publions pas les pièces jointes auxquelles il est fait référence.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je vous remercie pour votre présence de ce matin qui nous a permis d’apporter enfin notre propre version des faits qui ont conduit au Conseil municipal lamentable du 9 septembre.

Beaucoup ont eu l’occasion de s’exprimer ce jour-là. Abasourdis,moi et mes fidèles nous n’avons pas eu le loisir de répliquer du tac-au-tac comme d’autres savent si bien le faire. Nous avons dû digérer cet épisode douloureux. Nous avons pris le temps de la réflexion.

L’exercice que je m’apprête à faire, je ne m’y suis pas résolu de gaieté de cœur. Par naïveté peut-être, par optimisme c’est certain, j’ai cru qu’une solution alternative serait possible. Que nous pourrions surmonter cette crise interne…en interne.

Mais pour cela, il aurait fallu que la volonté d’avancer soit partagée. Ce n’est pas la gravité de la crise que j’ai sous-estimée, c’est la vilenie et l’ambition de certains ; c’est la bassesse et la fréquence des attaques que mes proches et moi-même avons dû subir.

Puisque tendre la joue gauche en même temps que la main de la réconciliation n’a servi qu’à me faire piétiner davantage.

Puisqu’à chaque fois que j’ai voulu être conciliant, mes propos on été détournés ou moqués, aujourd’hui j’ai décidé d’être totalement transparent avec vous.

Les dissidents sont allés jusqu’à citer des éléments – parfois complètement faux- qui n’avaient pas leur place dans une réunion du Conseil. Je pense notamment aux tractations habituelles qui ont lieu dans toutes campagnes.

A nous de revenir en arrière, de ressortir les dossiers et de vous retracer, 2 années et demi aux côtés de ceux en qui j’avais foi, pour qui j’ai été prêt à m’exposer en prenant la tête d’une liste.

La campagne

A l’époque, je souhaitais faire quelque chose pour notre ville, je souhaitais comme beaucoup de citoyens, sortir des alternances politiques habituelles, proposer un autre genre de gouvernance qui ne se fonderait pas sur des jeux d’alliances entre gens bien nés ou fréquentant les même cercles…

Cette idée, au début assez vague, a pris forme au fil de conversations personnelles. Jusqu’à ce fameux jour du 26 août 2013, où j’ai lancé à M. Durupt, avec qui j’entretenais une amitié que je pensais alors sincère : « Et si on montait une liste ? » Il s’est montré enthousiaste à condition que je prenne moi-même la tête de cette liste.

Être à la tête d’une liste composée de sensibilités variées, d’ambitions propres à chacun, d’expériences diverses et où tous revendiquent l’égalité, cela ne suppose pas forcément d’être un leader naturel, mais – je m’en rends compte a posteriori – d’avoir le courage de s’exposer aux critiques, aux coups-bas qui ne manquent pas de pleuvoir en de telles occasions.

Ces mêmes personnes qui aujourd’hui me décrivent à qui veut l’entendre comme un homme dévoré par l’ambition et qui soigne son image, ce sont elles qui m’ont donné leur bénédiction pour encaisser les coups au nom de toute l’équipe. Car quid de la solidarité dans ces moments-là ?

Ce sont elles également qui se sont réjouies de voir ma bonhomie coutumière toucher un électorat que le caractère de mon prédécesseur en mairie avait pu réfrigérer. Alors oui, la campagne s’est construite en partie autour de mon image, nous en convenons tous.

Mais était-ce là la seule qualité que mes alliés me trouvaient ? Était-ce là toute mon utilité ?

J’ai eu la faiblesse de croire que non. Que j’étais un tant soit peu respecté de par mes 25 années d’expérience professionnelle à la tête des services techniques municipaux. Que ma connaissance de l’administration et des relations aux élus justifieraient à elles-seules ma présence sur cette liste, que j’avais moi-même initiée et contribué à remplir pour plus de la moitié.

Dans un contexte aussi crucial pour les Romarimontains, comment aurais-je pu penser que ma présence était moins acquise que tolérée, à condition que je reste cantonné bien sagement à ma place, au rôle défini à mon insu par deux pseudos Pygmalion, frustrés par des années d’échecs électoraux ?

Car voilà la vérité claire et nette : selon leurs projets, j’aurais dû être un pantin bien docile et sourire au gens, serrer des mains (ce qui finalement m’a été reproché tout l’été) tandis qu’en coulisses, la Ville aurait été tellement mieux gérée, par les deux cerveaux de la campagne.

Comment je le sais ? Parce que ces mêmes personnes ont débuté leur travail de sape très tôt et notamment dès le soir de l’annonce de notre élection, en glissant à l’oreille des uns et d’autres que j’étais un incapable.

Ce fut le début d’une grande aventure avec, je le croyais ou plutôt on me l’a laissé croire, davantage de hauts que de bas. Mais j’y reviendrai…

Mes fonctions au sein de diverses instances

Autre argument amplement utilisé pour justifier une soit-disant trahison de nos objectifs de campagne : mes multiples responsabilités.

Certaines de ces responsabilités vont de pair avec celle de Maire.

J’en ai assumé d’autres, en complément, en totale cohérence avec le souhait de développer notre ville, de la faire exister au sein d’ instances importantes pour son dynamisme économique …

Tout cela a été rendu possible grâce aux votes de mes co-listiers. Oui, je parle bien de ces mêmes personnes qui soutiennent ici et là ne pas cautionner ma « folie des grandeurs ». Et puisqu’ils aiment à penser qu’ils ont souvent voté, avant le 24 juin 2016, par solidarité ou sous la contrainte, je pourrai rappeler les propos plein de sagesse de M. Laine, en séance du Conseil du 9 septembre 2016.

Quoi qu’il en soit, pendant quelques mois, concilier ces diverses missions a été un véritable challenge pour moi. Par la suite ma maîtrise des dossiers m’a permis de dégager du temps pour reprendre des attributions qui, habituellement, sont du ressort du Maire. A savoir : les finances et le personnel municipal.

En parallèle, tel que cela avait été convenu entre nous pendant la campagne, huit de mes co-listiers ont accepté des délégations dans des domaines dans lesquels ils s’estimaient compétents.

Cette collaboration était fondée sur une parole donnée certes, un gage de confiance de ma part et sur un partage des tâches, rompant ainsi avec des années de pouvoir centralisé entre les mains d’une seule et même personne.

Cela a très bien fonctionné pendant un peu plus d’un an. Je le pensais du moins.

Affaire Wininger

Par quelques indiscrétions, j’ai appris qu’un groupe d’élus constitué en majorité d’adjoints, se réunissait sans m’associer ni m’informer.

Le 27 mars 2015, après 1 an de travail apparemment en bonne intelligence, quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver mon adjoint Claude Jacquel avec une pétition signée par 7 conseillers municipaux, en soutien à mes adjoints Roger Durupt, Brigitte Charles, Fabienne Thirion, Sophie Perrin et Claude Jacquel, pour me contraindre à retirer à Christiane Wininger, les délégations Finances et Personnel.

Sophie Perrin, Claude Jacquel et Roger Durupt ont argumenté leur position chacun dans un courrier extrêmement violent à l’encontre de leur collègue.

Ma 1ère adjointe y était notamment accusée de malveillances sournoises accumulées depuis le début du mandat, de manœuvres manipulatrices perverses ayant fait « voler en éclats notre belle équipe » (extrait d’une lettre de Roger Durupt du 30 mars 2015)

Quant à Claude Jacquel, il écrivait le 30 mars : « le pacte passé entre nous était respecté… jusqu’à ce que Christiane Wininger révèle sa vraie personnalité, résumée par 3 M : Mythomanie, Mégalomanie, Manipulation ».

Il me demandait alors (cela sonnait curieusement comme du chantage) le retrait des délégations de Christiane Wininger « pour assurer la pérennité de notre action ».

Dans ces courriers, chacun est unanime à propos de notre belle équipe, de l’efficacité de notre collaboration, etc. évoquant notamment, à la genèse, « une belle campagne qui me [Claude Jacquel] permettait enfin d’intégrer une majorité ».

A l’époque, vous le voyez, ce n’était pas encore ouvertement moi la bête à abattre. Mon équipe affichait une belle union et une convergence de vues…contre une personne. Cette situation ne vous semble pas familière ?

Depuis quelques temps, je suis moi-même accusé d’avoir dissimulé ma personnalité, mes ambitions, dévoilées dès le lendemain des élections. Il y a un peu plus d’un an, c’est Christiane Wininger qui était mise au pilori pour les mêmes motifs, tandis que ceux qui me dénigrent aujourd’hui en remontant jusqu’au 1er jour du mandat, me passaient la brosse à reluire pour obtenir le lynchage d’une des nôtres.

J’ai entendu leurs divers arguments mais je ne pouvais cautionner cet acharnement autour d’une personne. J’ai donc procédé à divers changements en m’appuyant en partie sur les propositions faites par les élus, dans la mesure du raisonnable. [voir mon discours en municipalité, en annexe / pièce N° 2]

Cela a donc donné lieu au conseil municipal du 3 juillet 2015, à l’occasion duquel plusieurs attributions ont changé de délégataires et qui a abouti à confier la délégation de signature à deux autres adjoints.

Ce jour-là, Roger Durupt a très mal pris son retrait de signature.

On ne s’oppose pas impunément à MONSIEUR Durupt.

L’affaire de la DGS (Directrice Générale des Services)

Suite à ce Conseil du 3 juillet 2015, Roger Durupt m’a signifié son intention de ne « plus jamais franchir la porte de [mon] bureau ». Un engagement auquel il s’est tenu.

En revanche, il a pris régulièrement ses quartiers dans celui de la DGS, face au mien. Simple provocation ? Ou cherchait-il à consolider une alliance nouée de longue date avec cet agent, dont la fonction-clef en fait la pièce maîtresse de l’organisation municipale ?

Une fonction tellement importante en vérité, qu’elle est octroyée à la discrétion du Maire, à une personne en qui il sait pouvoir avoir toute confiance ; quelqu’un qui saura servir les intérêts de la nouvelle équipe ; quelqu’un qui accompagnera les élus dans leur prise de décision et l’exécution de celles-ci par les services municipaux. [ voir mail de M. Jacquel en annexe : pièce N° 1 ]

Une fonction tellement importante, j’insiste, que dans la plupart des communes de France, les Maires usent fréquemment de ce droit à se séparer d’un DGS qui aurait travaillé pour les anciens élus, au bénéfice d’un nouveau fonctionnaire qu’ils jugent plus fiable.

C’est, en résumé, un poste stratégique qui comporte une dimension politique ; un poste qui par définition est sur siège éjectable à chaque fin de mandat ou lorsque le Maire quitte ses fonctions.

Et cela, tout candidat à ce poste le sait pertinemment. Quand vous acceptez d’être DGS, vous acceptez les contraintes liées au poste.

J’en profite pour démentir ainsi un autre argument de mes détracteurs : le DGS n’est pas pour autant « viré » comme on l’entend dire à tout va : généralement, on lui propose un autre poste moins sensible, en conformité avec son grade.

Tout ceci étant, je pense, bien clair dans vos esprits, opérons un retour en arrière, jusqu’aux derniers moments de la campagne. J’avais alors évoqué assez longuement avec mes co-listiers l’éventualité de se séparer de la DGS actuelle. J’y étais pour ma part favorable au vu des éléments que je viens de vous citer. Roger .Durupt lui, s’y est fermement opposé, tandis que les autres semblaient encore indécis ou peu concernés.Sans en prendre pleinement conscience à l’époque, je venais déjà d’être mis en minorité dans ma propre équipe.

Au lendemain des élections, j’ai rencontré la DGS et au cours de la discussion, m’appuyant notamment sur son évident parti pris pour le précédent Maire, je lui ai signifié qu’il ne me semblait pas possible de lui accorder ma confiance. Pour autant, j’avais entendu la volonté de mes collègues de la laisser, malgré tout, à ce poste. Mon intention était donc de poser les choses calmement, tout en convenant avec elle d’une façon de travailler en bonne intelligence.

En quelques mots : « Nous allons devoir faire un bout de chemin ensemble et seul un contrat de confiance nous reliera ».

Roger Durupt, averti que je me rendais en mairie, s’est mépris sur mes intentions. Aux dires de témoins, il est alors rentré dans une colère noire et a su rapidement convaincre certains mes adjoints de s’allier à lui pour exiger de moi le maintien de la DGS. Sinon ? Ils démissionneraient tous. Du chantage, déjà… et déjà,je cédais sous la pression. Une décision que je n’ai pas fini de regretter.

A la fois parce que cet épisode avait révélé que face au groupe, je préférerais toujours être consensuel plutôt que pugnace. Ce dont ce même groupe s’est servi à plusieurs reprises au cours de ce mandat avorté.

Et à la fois, parce qu’avec une DGS définitivement remontée contre moi et un adjoint à l’influence hautement toxique, le ver était dans le fruit, bien à son aise et indélogeable !

Depuis lors, tant du côté des élus que de l’administration, les occasions n’ont pas manqué de glisser des « peaux de bananes » sur mon passage. Mais là aussi j’y reviendrai, car quelques exemples sont tout récents…

La direction de la communication et des affaires économiques :

Le service communication a été régulièrement attaqué depuis plusieurs mois. On a entendu tout et n’importe quoi à ce sujet. Or, d’une part il faut distinguer le Service Communication et la Direction des Affaires Économiques et de la Communication qui sont deux choses distinctes.

La Direction des Affaires Économiques et de la Communication regroupe deux services, chapeautés par 1 Directrice , soit au total 4 équivalent temps plein (ETP) plus 0,7 ETP (contrat Avenir).

Je précise, en outre, que la Directrice,Isabelle Schild fonctionnaire territoriale depuis 1991, n’a pas été embauchée mais affectée à ce poste sur proposition de plusieurs de mes adjoints. [ voir extraits du compte-rendu de Municipalité / pièce N° 3]

Le service Communication emploie, 1,5 ETP plus une personne en contrat Avenir jusqu’au 19 janvier 2017 pour 0,7 ETP…

Le conseil municipal du 24 juin

Toute une série de points à l’ordre du jour ont été abordés, sans que rien ne transparaisse d’une quelconque hostilité autour de la table. Jusqu’au tout dernier point, concernant le stade et rappelant le positionnement favorable des différentes commissions municipales à ce projet

Le Conseil est une assemblée démocratique : chacun est libre d’exprimer son accord, son désaccord ou de s’abstenir, au moment du vote.

Au sein même d’une majorité, il est tout à fait plausible voire probable, que les avis soient divergents. Tout cela je le conçois parfaitement.

Ainsi, imaginons un instant qu’au moment de soumettre au vote ce fameux point, de nombreuses mains se soient levées pour contrer le projet. Je l’aurais entendu. J’aurais bien sûr tenté de convaincre les autres une dernière fois du bien fondé d’un projet auquel nous étions plusieurs à croire. C’est humain…Mais j’aurais finalement respecté la décision du Conseil.

Ce que je n’ai pas compris ce soir-là et que je n’accepte toujours pas aujourd’hui, c’est la façon dont un élu en charge des Travaux, que j’interrogeais pour éclairer un point technique, s’est saisi de l’occasion pour m’interpeller de façon brutale sur l’opportunité d’un tel projet.

Et ce, avec la complicité de son collègue en charge de la Citoyenneté (quelle ironie!) qui a enfoncé le clou en prétendant que par ma faute, et la mienne uniquement, nous en étions réduits à « laver notre linge sale en public ».

Ce 24 juin, le Conseil s’est donc transformé en séance de règlement de comptes, orchestrée par deux personnes rompues aux manœuvres politiciennes. La première d’une longue série…

Ce procès d’intention qui m’a été fait de façon publique, sans me laisser le moindre possibilité de me défendre, m’a fortement meurtri.

Cela m’a énormément ébranlé ainsi que mes proches. C’est pourquoi j’avais alors annoncé aux élus, le 1er juillet, ma volonté de démissionner. Je m’en suis expliqué depuis, ainsi que je me suis expliqué de mon changement d’avis le 5 juillet.

Démission / rétractation

Lors de la réunion du 1er juillet, j’ai annoncé ma décision de démissionner de ma fonction de Maire de Remiremont. A 19h, et alors que la réunion est toujours en cours, Fabienne Thirion a envoyé de son mobile un courriel à toute la liste de la Majorité, excepté moi-même, pour proposer aux élus de se réunir le 5 juillet. A l’ordre du jour de cette réunion tenue secrète, il est bien précisé dans le mail de ne pas prévenir la presse de ma démission.

Bien que je n’ai pas été invité à cette réunion, j’ai néanmoins décidé de m’y rendre. Lorsque j’ai poussé la porte, M. Durupt était installé dans mon fauteuil et en train d’expliquer le cadre juridique des suites potentielles de ma démission.

Lorsqu’il eut terminé, j’ai repris la parole pour annoncer qu’après mûre réflexion, je ne souhaitais plus démissionner «  par honnêteté vis à vis des Romarimontains et du personnel municipal » (cf discours et compte-rendu de Municipalité du 5 juillet en annexe / pièces N° 4 et 5).

Cette annonce a suscité un moment de stupeur et de brouhaha auquel je ne suis parvenu à mettre un terme qu’ en tapant sur la table.

A la suite de quoi Christiane Wininger a pris la parole pour demander un tour de table. Chacun a formulé son constat des deux années de mandat écoulées et ses demandes en matière de communication, de fonctionnement de travail et d’évolutions. Une volonté de continuer à travailler ensemble s’est clairement exprimée et il m’a été demandé de présenter des propositions en ce sens pour la prochaine municipalité du 12 juillet.

Je dois préciser également que Colette Sosnowski expose, avec quelques larmes, son souhait de ne pas entrer dans un conflit stérile, situation qui lui rappelle douloureusement ce qu’elle a vécu au sein de l’Éducation Nationale. L’émotion de Mme Sosnowski n’était, en aucune manière, due à une quelconque agression de ma part comme cela sera répété à plusieurs reprises au cours de l’été.

En vue de la réunion du 12 juillet 2016, j’ai préparé un texte chaleureux, positif et fédérateur, dans la droite ligne de la conclusion à laquelle l’équipe était arrivée le 5 juillet. Ce texte (annexe N° 6) est, bien entendu, à l’opposé du « pamphlet violent » tel qu’il a été qualifié par les frondeurs. J’ai lu ces mots et j’ai conclu en remerciant «  toutes et tous pour tout ce qu’ils font pour notre ville ».

A l’issue de cette déclaration, M. Jacquel puis M. Durupt ont lu à leur tour un véritable réquisitoire contre moi, immédiatement suivi d’une demande de vote en faveur de ma démission. Avant même que M.Durupt n’ait fini sa phrase, 14 mains se sont levées.

Certains ont hésité cependant, la possibilité de s’abstenir n’ayant pas été proposée comme c’est le cas dans tout vote démocratique. Ce qui, par voie de conséquence, ferme la possibilité d’une discussion.

Après le vote, ces 14 élus se sont immédiatement levés et ont quitté la salle.

Le conseil municipal extraordinaire

Les élus dissidents ont sollicité la tenue d’un conseil municipal extraordinaire pour y débattre uniquement du fonctionnement du conseil municipal et des délégations accordées au maire.

J’ai reporté cette réunion extraordinaire du 26 août au 9 septembre, lorsque je me suis aperçu que les conditions réglementaires n’étaient pas réunies.[voir information aux élus / pièce N° 7]

Il m’a été reproché d’avoir usé de prétextes pour refuser le débat.

Il m’a également été reproché d’en rejeter la faute sur mes services.

Or, même si le maire signe la convocation et en porte donc la responsabilité, ce sont bien les services qui en gèrent le volet administratif.

Et ce manquement démontre, au pire une volonté de me nuire, au mieux un manque de professionnalisme, voire une gestion administrative par omission.

Nous nous sommes donc retrouvés le 9 septembre dernier autour d’un ordre du jour de deux questions qui m’étaient imposées et que je pouvais difficilement préparer sans avoir reçu d’éléments.

Mais l’objet de ce conseil extraordinaire n’était pas tant le fond des deux dossiers que l’occasion d’une tribune publique pour un lynchage orchestré.

Bien sûr, le Conseil Municipal a voté le retrait des délégations qu’il m’avait accordées au début de notre mandat.

Mais il s’est surtout agi ce soir-là d’un véritable « pamphlet d’une rare violence ». J’utilise volontairement cette expression utilisée à mon encontre au sujet de mon discours fédérateur du 5 juillet.

Ce 9 septembre, personne ne peut dire que le discours de mon ancien adjoint, principalement, n’était pas d’une extrême violence où la diffamation, le mensonge, les attaques personnelles, le mépris ont pris toute la place.

J’ai accepté de donner la parole à l’ensemble des adjoints et conseillers municipaux (certains l’ont même prise d’office sans respecter la police de l’assemblée) pour permettre à chacun de s’exprimer.

La seule prise de parole que j’ai refusée est celle qui a été demandée alors que j’avais déjà commencé ma conclusion. Et pour ce seul fait, alors que je venais de passer 1h30 à supporter les attaques contre ma personne, on n’a pas manqué de me faire le reproche d’un autoritarisme dénué de démocratie.

Cette réunion a donc été le coup de grâce pour moi, en raison du désaveu général exprimé à mon égard au vu des votes. Je parle bien des votes portant sur mes délégations et non du vote spectacle initié de façon totalement illégitime par Monsieur Durupt.

Malgré la bonne volonté que je ressentais toujours et que j’ai exprimé le soir même dans mon communiqué, j’ai admis après réflexion que ces votes-sanction constitueraient un handicap pour le fonctionnement de la mairie.

En outre, vous comprendrez qu’humainement parlant, je ne pouvais continuer à rester à la tête d’une assemblée qui ne partage plus les valeurs qui sont les miennes : humanité, échange et respect.

Je vous remercie pour votre attention et l’écho que vous voudrez bien faire à mes paroles.




Une réaction sur “Remiremont – Conseil municipal : cinq autres élus démissionnent !

  1. Maxwell

    Bernard Godfroy l’explique bien:il a été utilisé par Jacquel et Durupt afin de leur permettre d’accéder au pouvoir. Ils ne se seraient jamais retrouvés à tenir les rênes de la commune sans sa présence comme tête de liste. Comment BG n’a t’il pas vu venir leur petit manège ? Beaucoup de naïveté sans doute. Moral de l’histoire: ne jamais s’allier pour renverser un Maire sortant, mais s’unir pour de VRAIS PROJETS ! On pouvait reprocher une certains froideur à Jean-Paul Didier (sentiment par ailleurs que je ne partage pas),mais une chose est certaine: ce grand capitaine savait tenir tenir la barre même par grande tempête.Pour ces deux semeurs de trouble, l’heure de gloire est passée, bien mal acquis ne profite jamais, les bulletins de vote parleront.En jetant Godfroy, il se sont également livrés au loup. Les Romarimontains sont des gens sensés, ils ne se feront pas avoir deux fois !

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