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mercredi 7 décembre 2016
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Remiremont – Les phrases choc d’un conseil municipal extraordinaire

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Roger Durupt.

« Le comble, le 26 août, on a vu un maire chercher des approximations dans la convocation que vous avez signée vous même ».

« Au lendemain des élections, Jean-Paul Didier m’a dit vous avez entre les mains une Rolls n’en faites pas une deux chevaux. Vous en avez fait une deux chevaux, celle du Corniaud avec Bourvil dans la première scène du film où il dit ça va marcher moins bien ».

« Pour accélérer le calendrier, vous avez renforcé le service communication où vous avez embauché une personne affectée à votre promotion personnelle. Une personne qui coûte chaque année 60.000 euros à la ville, salaires et charges compris ».

« Y a tout juste trois ans, vous m’avez demandé comment faire une liste je ferais une liste ouverte avec des gens compétents et motivés. Participer à la vie publique m’intéressait, maire de Remiremont ne m’a jamais intéressé ».

« Durant la campagne, bien sûr nous avons compris que vous n’étiez pas très connu et décelé des méconnaissances sur le fonctionnement de la mairie ».

« Dès le lendemain des élections, nous avons découvert un autre personnage avec trois objectifs : régler ses comptes personnels, courir après les mandats et soigner votre image ».

« En deux ans et demi, sur 61 réunions de commissions, vous avez été absent 57 fois ».

« Deux semaines après les élections, le soir où la commission des affaires scolaires, dont vous êtes le président, traitait le délicat dossier des nouveaux rythmes scolaires, vous étiez, à la même heure, au premier rang du spectacle du cirque Maximum ! »

« Le 2 juillet, vous démissionnez pour le bien des Romarimontains. Une décision soigneusement pesée car elle était le résultat d’une semaine de réflexion.

« Il faut bien se rendre compte qu’il n’y avait plus de maire à Remiremont. »

« Ce mardi 5 juillet, je découvrais pour la première fois la haine. Vous nous avez lu un pamphlet d’une rare violence, gestes violents à l’appui, articulé avec d’autres attaques de votre garde rapprochée dans une mise en scène où se mêlaient mensonges et procès d’intention. Au hasard, ennemis, diaboliser, bâillonner, éliminer, poignarder dans le dos et même vouloir neutraliser les perturbateurs le jour où le Raid avait neutralisé les terroristes ».

« Alors que vous avez mis le feu à la ville, vous partez en vacances en Islande. Nous avons pris soin d’assumer nos missions pendant vos vacances en Islande ».

« Aujourd’hui, le constat est sans appel. Christian Poncelet a porté très haut la ville de Remiremont, Jean-Paul Didier l’a maintenue à un niveau élevé et Bernard Godfroy a fait de Remiremont la risée du département où il se dit maintenant que c’est à Remiremont qu’il faut aller pour faire une réunion sans prendre de décision ».

« Bernard Godfroy s’est totalement isolé de la population. Nous avons recueilli 1.752 voix en 2014, vous avez reçu 28 soutiens de Romarimontains sur votre blog ».

« 22 élus (NDLR : sur 29) ne vous font plus confiance en vous pour mener les affaires de la ville ».

Monique Claude.

« Je ne vois pas comment le conseil municipal pourra fonctionner sans majorité pour le maire ».

Bernard Godfroy.

« Monsieur Durupt, je ne vous ai pas donné la parole. Je vais devoir vous adresser un avertissement ».

Colette Sosnowski.

« Je suis très choquée par les propos que tu as tenus sur Claude Jacquel et Roger Durupt. On ne peut pas accepter que tu prennes des décisions seul. Le travail du conseil municipal, c’est l’échange, le partage des idées, l’écoute des conviction ».

Jeannette Forgiarini.

« Toute la confiance que j’avais envers toi a disparu. En regardant Roger Durupt, tu nous a montré que tu retirais ta démission. Ensuite, tu t’étonnes de ce qui s’est passé pendant ton absence ».

Hugues Laine.

« Je trouve exagéré que Remiremont soit devenu une deux chevaux, on est plus sur la forme que sur le fond. Je ne vois pas comment pendant deux ans et demi vous (NDLR : la majorité) avez pu voter pour des décisions avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord ».

« Tous vos différends auraient dû être réglés entre vous. Le maire est le représentant, l’animateur de l’équipe et il n’est pas le roi. Vous auriez dû le stopper si vous aviez vu des dérives »

« Pendant deux ans et demi, vous avez sous-estimé votre rôle. Je vous ai proposé à tous d’aller au delà de la querelle d’egos et d’affects.J’ai proposé qu’on se retrouve entre nous ».

« Une majorité estime qu’une sortie par le haut n’est pas viable mais que comptez vous faire si on refuse tous de dialoguer. Comment allez-vous faire si le maire ne veut pas lâcher ? ».

Jean-Claude Hutter.

« Après le choc de ta démission, nous avons repris espoir et puis patatras, tu es revenu sur ta décision ».

Catherine Mathieu.

« Nous assistons à un règlement de comptes, nous le déplorons ».

Sophie Perrin.

« Nous attaquons le maire sur le dévoiement de sa fonction de premier magistrat. Nous assistons à réorganisation du service communication en le découvrant dans la presse ».

Rachel Parmentier.

« Vos slogans pompeux se lassent et s’effacent. La situation est le résultat de la crise de confiance ».

« Nous vivons la plus triste période de notre histoire communale. Pour éviter quatre années supplémentaires de discrédits, nous vous demandons de vous soumettre ou de vous démettre ».

Catherine Mathieu.

« J’aurais souhaité intervenir avant la question de confiance. Nous sommes les seuls à ne pas avoir accordé confiance au maire lors de son élection et lors du vote des budgets. Nous avons accordé confiance ni au maire ni à la majorité dissidente ».

Claude Jacquel.

« Il y a maintenant plus de monde à la communication du maire qu’à la police municipale ».

Bernard Godfroy.

« Avec Christian Poncelet et Jean-Paul Didier, vous étiez dans l’opposition. Vous le restez alors que vous êtes maintenant aux affaires ».

Christiane Wininger.

« Je vais faire un appel à une humilité pour débattre des dossiers avant. On veut tous le bien des Romarimontains. Débattons, faisons des réunions de travail ».

« Les femmes ne sont pas des utérus sur pattes et je suis désolée Bernard, je te demande d’organiser des séances de travail plus ouvertes. Il faut faire appel aux bonnes volontés, les gens nous ont fait confiance ».

Carole Choffel.

« Il y a toujours eu à Remiremont le culte du chef. Donc j’aimerais que vous arrêtiez de chausser vos bottes de sept lieues mais surtout que vous restiez la tête de liste ouverte ».

Claude Jacquel.

« Comme nous ne vous faisons plus confiance, nous allons retirer vos délégations. Sur les 25, nous vous en laissons 5 : les délégations 4, 8, 15, 21 et 22. Elles permettent de ne pas entraver la fonctionnement des services et la vie des Romarimontains ».

Bernard Godfroy.

« Je suis toujours le maire de Remiremont. La gestion des Romarimontains et le quotidien des Romarimontains ne seront pas impactés par le retrait de certaines de mes délégations ».

Roger Durupt.

« En 27 ans de vie publique, je n’ai jamais vu cela ». NDLR : alors que des élus demandent la parole, le maire décide de clôturer la séance.

Recueilli par D.J.