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mardi 6 décembre 2016
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Remiremont – Une ville silencieuse et respectueuse au passage de la marche blanche à la mémoire de Julien

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01Départ de la Marche

Alors que ses obsèques célébrées lundi après-midi ont empli  l’église de Saint-Nabord, les proches et les amis de Julien étaient encore plus nombreux, ce mercredi 28 septembre 2016, afin de participer à la marche blanche organisée en sa mémoire  dans les rues du cœur de la cité des chanoinesses. Plusieurs centaines de personnes ont en effet pris part au cortège, au départ du lycée Jeanne-d’Arc,  où Julien suivait une formation en Terminale bac pro vente.

A 15 h précises, alors que la foule se pressait autour de l’ensemble lycée-collège, la grille des lieux s’ouvrait, libérant le passage des professeurs et personnels de l’établissement accompagnés de Sophie Steiner, proviseur, ainsi que les amis de classe de Julien. Derrière la grande banderole déployée, arborant le double portrait de Julien, ses parents Agnès et Vincent, son frère Clément, pouvaient une fois encore jauger la grande estime portée à Julien. Leur cher Julien parti bien trop vite d’une manière trop tragique…

Le  cortège a marqué une première pause au niveau de la Place des Travailleurs avant de s’engager dans le prolongement de cette artère commerçante de la rue de la Xavée. Puis ce fut le virage au pied de la statue du Volontaire vers la rue Charles De Gaulle. C’est une ville silencieuse qui s’associait alors à cette marche blanche, de nombreux commerçants prenant la décision de baisser leur rideau au moment du passage du cortège.  Et en marge de celui-ci, les motards de la brigade motorisée coupaient leur moteur à chaque arrêt.

C’est par la rue des Prêtres que la marche a rejoint le parvis de l’Hôtel de Ville, accompagnée de Christiane Wininger, assurant actuellement les fonctions de maire de la ville par intérim. A noter la présence dans le cortège d’une conseillère de la Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine en la personne de Marina Do Santos.

Sur le grand escalier de l’Hôtel de Ville, les amis de classe de Julien se sont réunis, face à la foule unie et toujours recueillie dans un silence religieux. Deux jeunes filles du lycée ont lu tour à tour un message : « Merci d’être venus aussi nombreux pour nous exprimer votre compassion, votre soutien, votre colère contenue. Le vœu de ses parents est de ne pas oublier Julien. Alors, pensons à lui chaque jour, souvenons-nous, n’oublions pas, jamais, à chaque instant ! Continuons à faire vivre Julien, à le faire exister, à le faire demeurer dans la paix et l’amour ».

Parmi les autres paroles entendues : « Julien, tu étais ce rayon de soleil qui illuminait nos vies. Si tu voyais toutes ces personnes qui sont là pour toi aujourd’hui, je suis sûr que ça te ferait très chaud au cœur ».

Pour ses amis du lycée et pour les autres, Julien demeurait un ami inestimable. C’est ainsi que tous lui ont dédié l’une des plus belles œuvres de Jacques Brel « Quand on a que l’amour », une chanson qui allait si bien à Julien. Les yeux rougis, tous ses amis se sont tenus par la taille, un geste  également partagé par Sophie Steiner, proviseur du lycée de Julien.

S’en suivit un morceau de musique moderne et dynamique, «celui-là même que Julien aimait tant écouter » dira sa maman à tous les proches ainsi présents. La foule avait bien du mal à quitter le parvis de l’Hôtel de Ville. Une voix dira alors « Nous aimerions rester là, mais si nous devons reprendre le chemin de nos activités, une chose est sûre, Julien continuera de partager nos occupations. Il reste et demeurera dans nos cœurs ».

Article participatif de Denis Philippe.

Photographies : Jean-Claude Olczyk.




4 réactions sur “Remiremont – Une ville silencieuse et respectueuse au passage de la marche blanche à la mémoire de Julien

  1. Spa

    Hélas ces marches blanches ne font jamais revenir nos disparus, mais elles ont le mérite de la solidarité publiquement représentée et dans le respect total des disparus et de la peine des familles et des proches si durement et injustement touchées. La présence et le silence par le biais de ces marches blanches sont aussi un hommage et ces « manifestations » sont des plus respectables et compréhensibles. Merci de les partager avec tous ceux qui ne peuvent pas y participer.

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  2. Marie

    Il n’y a pas de plus grand malheur que de perdre un enfant, surtout dans de telles circonstances,.. Dans quel monde de fous vit on aujourd’hui ?’??? Pour un regard, un mot, un rien, ça dégénère…. Pourquoi toute cette violence gratuite…N’habitant pas tout près, j’étais présente par la pensée à cette marche prouvant à la famille de Julien le soutien de toute une ville dans cette douloureuse épreuve, beaucoup de courage à ses parents, son frère, sa famille, ses amis…..

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    1. Spa

      Je suis bien de votre avis… nous vivons dans un monde de fous, où la violence fait la loi… pour tout et pour rien… Je me dis, qu’avec les Réseaux Sociaux, certains médias, qui ne nous montrent que cela… les films de violence diffusés à des heures de grande écoute, et parfois même des dessins animés pour le petits… faut-il s’étonner d’autant de violence quand on nous donne le mode d’emploi… Il y a cependant et heureusement des jeunes vraiment très biens et qui font de belles choses, il est plus que regrettable qu’on n’en parle pas, et qu’on ne les montre pas…ou si peu….

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