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lundi 5 décembre 2016
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Remiremont – Il y a 72 ans, le Pont Le Prieur sautait dans la nuit du 23 septembre

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Le Pont le Prieur après 1879Au petit matin du 23 septembre 1944, Remiremont était libéré. Lors de la cérémonie marquant le 72ème anniversaire de l’événement jeudi soir, le maire Bernard Godfroy en a rappelé l’historique devant le monument aux morts, prononçant ainsi la dernière allocution de son mandat écourté pour les faits que l’on sait.

Septembre 1944, une tension extrême gagne les rues de la Ville (il ne s’agissait alors pas d’une crise municipale) mais du bruit du canon que l’on entend pour la 1ère fois. Ordres et contre-ordres se succèdent et la question de savoir où se trouvent les troupes US est dans tous les esprits.

Le 18 septembre, la 36ème Division d’Infanterie US alors commandée par le Général Dahlquist arrive à Plombières. C’est dans cette ville que s’organise la stratégie pour libérer Remiremont. Dès le lendemain, un 1er régiment arrive par le nord de la ville, tandis qu’un second progresse vers le Fiscal et Le Pa rmont. Un 3ème régiment demeure en soutien à l’arrière.

Le 20 septembre 1944, le bruit des obus se fait de plus en plus présent en cours d’après-midi. Des salves tirées par les Allemands depuis Saint-Etienne- les- Remiremont passent au dessus de la ville et viennent s’écraser au-delà du Parmont. En sens opposé, les tirs des Américains atteignent, quant à eux, la rive droite de la Moselle. Deux avions d’observation US sillonnent également la zone.

Le 21 septembre au matin, les habitants en sont réduits à faire des suppositions en fonction des bruits de la bataille qui cernent la cité. L’on évoque que les allemands auraient fait sauter plusieurs usines et maisons à la grenade, notamment rue Stanislas Bresson. Le 22, les soldats du 142ème RI investissent Remiremont par le sud et l’ouest. Les combats font rage dans le quartier de La Maix et jusqu’au centre ville. Sur le coup de 17 h, les premiers chars US arrivent par la route de Plombières, sous les acclamations des romarimontains.

Un peu plus tard dans la soirée, passant d’un pilier à l’autre des arcades, les Américains progressent dans la grande rue jusque devant l’hôtel du Cheval de Bronze. Les Allemands qui s’enfuient par la rue Janny disposent encore d’un « nid » de résistance près de La Poste et de la Banque de France. Ils sont cependant pris en tenaille par les troupes US. Ces dernières neutralisent un à un les ennemis présents dans ce secteur, sans savoir que le PC allemand n’est qu’à quelques centaines de mètres, dans la propriété Antuszewicz, prêt à se rendre…

En début de nuit, les américains arrêtent leur progression. Les allemands choisissent de battre discrètement en retraite, se repliant vers le bois d’Hérival, tandis que dans les rues du centre ville, les Romarimontains saluent leurs libérateurs. Le 23 septembre au matin, la nouvelle de la libération officielle de la ville parvient à tous les habitants. Seul bémol, une explosion a été perçue au cœur de la nuit : avant de se retirer définitivement, les allemands ont réussi à faire sauter le Pont Le Prieur. Celui-ci sera reconstruit avec ses arches actuels.

Article participatif de Denis Philippe.

Le Pont Le Prieur dans sa présentation actuelle




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