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mardi 22 août 2017
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Ski alpin – Des retrouvailles émouvantes à La Bresse

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Retrouvailles, samedi 15 octobre 2016 à La Bresse, pour 85 anciennes gloires du ski vosgien à commencer par Richard Rebstock, le premier vainqueur de la coupe des Vosges.  

Avec l’aide de Jean-Jacques Luttenbacher, Christophe Mettauer, un compétiteur des années 70-80, a eu l’idée de rassembler des anciens skieurs alpins pour une journée conviviale et d’échanges ce samedi à La Bresse chez Régis Laurent, un ancien vainqueur du Critérium national des benjamins, propriétaire-exploitant du centre de loisirs “Bol d’Air”. 85 invités ont répondu à l’appel. Parmi les inscrits, les plus anciens skieurs et dirigeants, Richard Rebstock, Jean-Paul Marx, Michel Larchey, Richard Martin, Bob Dubich et parmi les “jeunes” anciens, les noms de Didier Schmidt, Armand Schielé, Stéphane Mougin et Lionel Finance. Autrement écrit les quatre derniers représentants du massif vosgien au sein des équipes de France. Il ne manquait là que Stéphane Dubich et Anne-Cécile Marx, qui n’avaient pas pu se libérer.
La plupart de ces skieurs s’étaient perdus de vue depuis près de 40 ans, leur chemin les a menés dans les différents coins de l’hexagone, jusque Paris pour les plus éloignés. Des retrouvailles forcément chaleureuses et nombre de souvenirs ont refait surface… « Jean-Jacques Luttenbacher était mon entraineur » se remémore Régis Laurent. « Avec Christophe Mettauer, nous avions monté l’Alpe-d’Huez avec les chaussures de skis et les sacs au dos. Ce serait inimaginable aujourd’hui ».
DSC_0032Une autre époque, celle des pionniers, avec un précurseur : Richard Rebstock, le leader des années 60 dans le massif vosgien, le premier vainqueur de la coupe des Vosges. C’était en 1969 et l’histoire a d’autant plus retenu son nom que l’Alsacien n’est pas vraiment un montagnard, il est originaire de Strasbourg, installé depuis 50 ans à Hoerdt. « J’ai couru pendant 20 années. J’ai pris le relais de Jean Bott, de Mulhouse, j’ai été champion des Vosges en 1963 au Ballon-d’Alsace. La première coupe des Vosges a été lancée par Michel Larchey, elle était calquée sur la coupe du Monde qui venait de naître. Elle réunissait les courses les plus importantes du massif et on a pris les meilleurs compétiteurs régionaux pour la lancer. Quand je me suis arrêté en 1972, c’est Jean-Jacques Luttenbacher qui a repris le flambeau ».
Coureur, Richard Rebstock a fait partie de la première série nationale pendant une quinzaine d’années. « Je courais à l’époque des Killy et Périllat. Je finissais dans les 20 premiers aux championnats de France ». Il est ensuite passé de l’autre côté de la barrière : entraineur puis délégué technique (DT) jusqu’à l’âge de 65 ans. Il a également travaillé pendant 37 ans au comité directeur du comité régional et 4 ans au sein de celui de la Fédération Française de Ski. Richard Rebstock, c’est aussi le premier président de la commission alpine du CRV avant les Bob Dubich, Jean-Claude L’Epingle et Jean-Pierre L’Epingle, tous réunis à La Bresse.
C’est dans le monde des DT qu’il a forgé ses meilleurs souvenirs « J’ai énormément voyagé, j’ai visité plus de cent stations du Canada à l’Autriche, en passant par la Suisse ». Atteint par la limite d’âge, il a terminé en apothéose : « je faisais partie du jury de la coupe du Monde à Salzbach en 1991. Et en 2003, j’étais président du jury des championnats du Monde dames à Saint-Moritz ».

En 2011, comme le regretté Michel Didierlaurent, il recevait le trophée de la reconnaissance fédérale « la conclusion de ma carrière, entre mes années d’entraîneur et l’organisation de concours. J’ai eu la chance d’avoir une épouse qui m’a bien suivi. Carine, notre fille, est elle aussi devenue championne des Vosges ».

Richard Rebstock, 75 ans aujourd’hui, « continue de skier avec ma famille et de suivre les résultats ». Comme toute la communauté du ski alpin, il n’a pas oublié les deux seules coupes du Monde organisées sur les pentes vosgiennes, en 1983 et 1987 au Markstein. Deux courses remportées par Ingemar Stenmark, recordman mondial absolu avec 86 victoires. L’Alsacien Serge Lang, père de la coupe du Monde, l’avait offert sur un plateau à la station haut-rhinoise. Jean-Jacques Luttenbacher se souviendra à jamais « de ce jour où Serge Lang, qui avait une maison près de chez moi, est venu m’annoncer qu’il avait programmé comme cela la coupe du Monde de 1983 au Markstein. Tout le monde s’est mis au travail. Le problème, ce n’est pas l’organisation, c’est la neige ». L’an prochain, cela fera 30 ans que la coupe du Monde a visité la montagne à vaches pour la dernière fois. Une éternité.

David Jeangeorges.




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