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jeudi 17 août 2017
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La Bresse – Situation financière de l’EHPAD : la réaction de l’ancienne municipalité

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Suite à notre article du jeudi 27 octobre 2016 sur la situation financière de l’EHPAD de La Bresse, Liliane Mengin nous livre l’analyse d’élus de la
municipalité précédente, en fonction jusqu’en 2014. Une analyse qu’elle intitule  » Règlement de compte à la maison de retraite ! Vis-à-vis de qui, du directeur précédent ou de l’équipe municipale d’avant 2014 ? ». Depuis 2014, Liliane Mengin fait partie des conseillers municipaux de la minorité municipale.

« Il est important de préciser que l’état des lieux fait par le nouveau directeur fait le constat d’une situation après 2,5 ans de fonctionnement de la nouvelle équipe municipale » relève d’abord Liliane Mengin.

Petit retour en arrière, « les premiers résidents ont intégré la nouvelle structure fin 2013, les derniers en mai 2015 et en mars 2014 une nouvelle équipe municipale est en place. L’ancienne équipe avait quant à elle, projeté la fin du déplacement des résidents de l’Accueil, un troisième bâtiment non contigu à la structure, en septembre 2014. Du fait de la programmation, par les décideurs d’aujourd’hui, de nouveaux travaux avec avenants (61 594€ HT), pour la rénovation du bâtiment de la Clairie, les derniers résidents ont seulement quittés l’Accueil et intégrés l’EHPAD actuel en mai 2015. Les conséquences, un surcoût de fonctionnement sur 2 budgets, pendant 17 mois au lieu de 9 initialement prévus dû à un besoin supplémentaire de personnel pour 3 bâtiments et non 2 ».

A La Bresse, l’EHPAD est géré par le Centre Communal d’Action Sociale dont l’ordonnateur en est le maire de la commune. Le directeur est chargé de gérer l’établissement et c’est le maire qui décide ou donne délégation à son adjointe vice-présidente.

« Avant, nous lui demandions un suivi tous les trois mois, cela semble avoir été abandonné. A savoir que lorsqu’il a été recruté, il y a 10 ans, avec les élus du moment, il a redressé la situation financière de la structure. Serait-il, soudainement, devenu un piètre directeur ? » poursuit Liliane Mengin.

« Par contre, nous sommes convaincus qu’avec le même esprit de suivi, le dérapage aurait été évité.

D’après les documents remis au maire Hubert Arnould par le nouveau directeur, les deux principales sources de dysfonctionnement sont le personnel et le non financement des tutelles :

  •  « …un manque de rigueur dans la gestion des ressources humaines, une désorganisation des services… »

Ce n’est tout de même pas la précédente municipalité qui a provoqué le départ de l’infirmière responsable de l’UVP (fin 2014), du médecin coordinateur (fin 2014), du directeur et avec eux le suivi des protocoles, l’évaluation du taux de dépendance et la responsabilité des soins et tout récemment le départ directeur. Nous ne sommes pas plus responsables de l’absentéisme record actuel (20 à 25%) du personnel et de sa désorganisation depuis 2014.

Durant l’année 2015, et plus précisément en avril 2016 (approbation du CA 2015), nous avons saisi les élus sur ce dérapage avec un questionnement sur les raisons et les perspectives pour l’année en cours. La réponse vient seulement de tomber ! La ligne « Charges de personnel » ayant grimpé de + 300 000 € (+ 13 %) entre 2014 et 2015 alors que le nombre de résidents est passé de 86 à 92 : 7 %.

  • « ….manque de financement des autorités de tutelle dû à un agrément sous-évalué… »

C’est une convention entre l’EHPAD, le Conseil Départemental et l’ARS conditionnant en retour un financement des soins et de la dépendance, pas de l’hébergement.

Sa révision a été actée début 2015 mais sans tenir compte d’une augmentation des résidents et sans demande de ré évaluation de l’agrément. Pourquoi ?

Nous aurions pu avoir des recettes complémentaires. Là encore, nous sommes en 2015, pas en 2014 et encore moins en 2013.

  • A noter également que sur le budget 2014, la ligne « Donations aux amortissements » initialement budgétée à 195 931€ a été soldée à 42 448 €. Un transfert de charges ayant été fait sur le personnel et la structure. Un report d’amortissements qui se retrouve inévitablement sur les budgets de fonctionnement suivants.

L’équipe municipale en poste avant 2014 ne peut donc se laisser accuser d’une projection de gestion approximative en ayant minimisé les charges du nouveau bâtiment. Elle reposait sur des programmes, des projets, des suivis et donc une projection de budget de fonctionnement par une équipe qui aujourd’hui n’est plus en responsabilité. Ont-ils été suivis ? Aujourd’hui, on pense que non ».