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mercredi 18 oct 2017
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Remiremont – Acquisitions et donations récentes dans les musées

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Les donations sont toujours un moment privilégié dans la vie des musées. D’une part, parce qu’elles permettent d’enrichir notre patrimoine local, de conserver et protéger des œuvres mais aussi de faire vivre et évoluer nos collections.

D’autre part, parce qu’elles demeurent un témoignage important de la générosité de celles et ceux qui préfèrent partager plutôt que posséder. Qui préfèrent « donner à voir » plutôt que « dissimuler » ces œuvres et objets d’art, aux yeux du grand public.

A l’image de Madame Marie-Louise Jacotey qui, en 2016, a fait don à nos deux musées municipaux romarimontains d’un inestimable lot d’œuvres variées, en hommage à sa famille.

Au musée Charles Friry

Monsieur Jacotey père, alors directeur de filature, a bien connu Pierre Waidmann, son voisin. D’ailleurs, de l’artiste romarimontain, Madame Jacotey se rappelle encore la haute silhouette mais aussi sa fille et la gouvernante Miss Nora Thatcher. Des souvenirs de jeunesse, concrétisés par un certain nombre d’objets qu’elle a gracieusement cédé à la Ville de Remiremont.

La donation au musée s’est déroulée en plusieurs parties. Dans un premier temps, le musée s’est vu remettre trois exceptionnels albums remplis de clichés de voyages notamment, mais aussi de vues des environs de Remiremont, réalisés par l’artiste lui-même, entre 1896 et 1911, soit près de 860 petites photographies.

Presque tous les clichés sont datés et légendés, ce qui est d’une très grande importance pour la connaissance de la vie et de l’activité de l’artiste. Ces albums seront présentés courant 2017/2018 à Remiremont, dans le cadre de l’exposition « Pierre Waidmann et la photographie (1886-1930) ».

Mais aussi :

– une pochade (très petite peinture exécutée rapidement, sur le vif) d’une maison de Pompéi, datée 22 mars 1890.

– deux peintures : Paysage (1897) et une nature-morte (1931) ainsi qu’une faïence peinte, datée de 1880. Ces trois œuvres ne seront exposées qu’après restauration en 2017.

– deux petits pots en céramique peinte par l’artiste, modestes  témoignages de son activité mais de belle qualité et les seules conservées à ce jour au musée. Un troisième, appartenant à la même série, a été donné par Madame Dominique Martin.

Dans un second temps, ce don a été complété de vingt-six tirages photographiques. Parmi ceux-ci, dix-sept ont été réalisés par Pierre Waidmann et représentent des sites aux environs de Remiremont, entre juillet 1887 et juin 1888.

Les autres tirages, réalisés par différents photographes, ont été acquis par l’artiste en Italie vers 1890. Les visiteurs du musée pourront y admirer les catacombes de Palerme et de Pompéi.

Cette deuxième étape du don comprenait aussi une dizaine de pochades, aux sujets variés : la fille de l’artiste au piano (1er septembre 1904), le pont de Bassou, son dernier autoportrait vers 1927, la mère de l’artiste dans son salon en 1910.

Et enfin, un émouvant abécédaire sur le nom des plantes à colorier, réalisé pour sa fille vers 1900 ; ainsi qu’un relief en plâtre représentant une Vierge à l’Enfant.
Cette donation importante est vivement appréciée par le musée Charles Friry qui enrichit dès à présent son parcours permanent de nouvelles œuvres inédites de l’artiste (petits pots, pochades), en attendant que les autres œuvres de l’artiste une fois restaurées viennent également rejoindre la salle Pierre Waidmann.

Au musée Charles de Bruyères

En outre, Melle Marie-Louise Jacotey a tenu à honorer la mémoire de son père, Henri Jacotey (Lure, 14 avril 1883-Remiremont, 3 octobre 1955) par le don d’un métier à tisser miniature, daté de 1910 et réalisé par ce dernier.

Il est exposé en bonne place au musée Charles de Bruyères, dans la salle consacrée aux verreries lorraines (dont Gallé et Paul Nicolas) mais aussi aux textiles vosgiens à côté de bonnets et chrémeau donnés par Melle Jacotey en 2002.

Le don comprend également un portrait de son père peint par un certain « M. Gaillard », dans un camp de prisonnier allemand de Stuttgart en 1916. Alors soldat au 170e R.I, il avait été fait prisonnier à Montigny (Meurthe-et-Moselle) en septembre 1914. Parvenu à s’échapper du camp, il a été repris et est finalement resté prisonnier jusqu’à la fin du conflit mondial. Il recevra la médaille des évadés après la guerre. A ce titre, ses médailles ont aussi été données au musée : croix de guerre, médaille militaire, médaille des évadés.

Enfin, cette donation comporte trois photographies : deux le représentant, en 1902, avec ses ouvriers dans son usine de Pont-Charreau à Menil-Thillot, « Tissage mécanique J. Kiener Fils », et la dernière, vers 1910 de la « filature et tissages des enclos » à Moyenmoutier.

A partir de 1925, la famille Jacotey s’établit à Remiremont et fonde le « Tissage de soierie de Fougerolles ».

Pour l’ensemble de cette donation, les musées romarimontains tiennent à remercier très sincèrement Madame Jacotey.

1. don Jacotey 2016, Pierre Waidmann, Abécédaire réalisé pour sa fille Colette, vers 1905 (non exposé) ;

2. don Jacotey 2016, M. Gaillard, Portrait d’Henri Jacotey, 1916, pastel ;

3. don Jacotey 2016, Pierre Waidmann, Ruine d’une maison de Pompéi, 22 mars 1890, pochade, huile sur bois ;

4. don Jacotey 2016, Pierre Waidmann, album photographique, vers 1880-1900 ;

5. don Jacotey 2016, Henri Jacotey, métier à tisser miniature en laiton à usage pédagogique, 1910

6. don Jacotey 2016, Pierre Waidmann, Ferme vosgienne, huile sur bois, pochade, début XXe s.

7. don Jacotey 2016, Pierre Waidmann, Œuvre préparatoire d’un autoportrait de l’artiste, huile sur carton, vers 1927.

Photographies : mairie de Remiremont




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