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mardi 24 oct 2017
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Ventron – Tourisme : les loueurs de meublés montent au créneau

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Pascal Jeandel, Thierry Laprévottte, Christophe Naegelen, Brigitte Vanson et Bruno Poizat.

De nombreux loueurs ont répondu à l’appel de Pascal Jeandel et Thierry Laprévotte pour évoquer l’avenir du tourisme à Ventron comme l’ont constaté Brigitte Vanson, conseillère départementale et premuière adjointe au maire de Ventron, et le député Christophe Naegelen. Ils souhaitent se fédérer entre loueurs pour créer une association afin de proposer à  nouveau des pots d’accueil et recréer du lien.

“Le tourisme est un vecteur essentiel dans la circonscription et nos vallées” a rappelé Christophe Naegelen, rejoint par Brigitte Vanson : “je suis très fière de la belle initiative de Pascal et Thierry. Les élus ne peuvent rien faire seuls. Si vous êtes aussi nombreux, c’est que vous êtes motivés. A vous de nous donner l’envie de vous accompagner”.

Depuis le 1er janvier 2017, avec l’application de la loi NOTRE, le tourisme n’est plus une compétence communale mais de l’intercommunalité, c’est-à-dire de la com’com des Hautes-Vosges comme l’a expliqué Bruno Poizat, directeur de l’Office de Tourisme Intercommunal des Hautes-Vosges créé depuis le 28 janvier 2017 et dirigé par un comité de direction qui se réunit cinq fois par an. “Il regroupe Gérardmer, Le Valtin, Cornimont, Ventron, Saulxures-sur-Moselotte, Vagney, Le Tholy et Granges-sur-Vologne. Certaines communes n’ont pas voulu perdre leur compétence tourisme, si vous avez une station classée, vous pouvez conserver le tourisme, c’est le cas de La Bresse”.

A Ventron, ce transfert de compétence s’est traduit par la perte des pots d’accueil des touristes et l’ouverture seulement en demi-journée du bureau d’accueil touristique en alternance avec celui de Cornimont (les deux bureaux fonctionnent avec deux personnels) alors que le nombre de loueurs et de chambres d’hôtes est en progression constante.

“Il est vital de communique, animer, accueillir et regrouper “ réagissent les deux organisateur de la réunion, engagés dans une démarche positive “pour que nos visiteurs reviennent à Ventron et donner à leur entourage l’envie d’y venir”.

Seulement voilà, “la présence à l’Office de tourisme a été divisé par deux alors que la taxe de séjour a été multipliée par deux” résume un loueur, avec l’approbation de la plupart de ses collègues.

Autre sujet de discorde, “le maire m’a envoyé la gendarmerie pour vérifier la conformité de mon meublé pendant que des loueurs font de la location sans être déclarés” s’émeut un loueur déclaré. “Tous les hébergeurs doivent payer la taxe de séjour” rappelle Bruno Poizat. “Si vous en connaissez qui ne le feraient pas, il faut alerter la com’com”.

A Ventron, les loueurs souhaitent d’abord remettre en place des pots d’accueil. “L’animation et les pots d’accueil ne sont pas de la compétence des Offices de tourisme mais, sur devis, l’OTI peut financier” souligne Brunot Poizat. “Pour Festi’Fibres, l’OTI s’est mis dans l’organisation en gérant la communication et en détachant un salarié pendant les deux jours sur le salon”.

Avec un maillage désormais l’échelle de la com’com, “on relaie tout ce qui se passe à Ventron sur l’ensemble de notre territoire. On vous amène une visibilité plus importante mais il faut un certain temps pour s’organiser avec la fusion des cinq anciennes structures”.

Bruno Poizat a promis un transfert d’appel sur les autres bureaux lorsque celui de Ventron est fermé. “Ces sont des problèmes structurels. Je suis Auvergnat d’origine, je ne suis pas chauvin. Il faut nous aider et ne pas tirer sur la pianiste” précise encore le directeur de l’OTI quand certains loueurs locaux soupçonnent leurs voisins de Gérardmer de vouloir phagocyter la nouvelle organisation.

Thibaut Leduc, le patron de la station de l’Ermitage, est convaincu de la pertinence d’un tel OTI. “A Ventron, le tourisme intéresse beaucoup de gens. C’est une activité économique et si la commune pouvait lâcher le tourisme, ce serait bien. On reste 8 à 10 ans sans rien faire !”. Le regroupement des anciens Offices de tourisme, “on ne peut que le saluer, on parle le même langage, il faut arriver à créer des produits touristiques et les vendre” estime Thibaut Leduc, qui préconise même un seul office de tourisme pour l’ensemble du département. Déplorant “l’absence pitoyable aujourd’hui de notre seul représentant au comité de direction de l’OTI”, il veut aussi « développer le commerce local aussi bien pour notre population que pour le tourisme. L’association que vous voulez créer ne doit pas se limiter à l’organisation de pots d’accueil”.

D.J.

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