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lundi 19 nov 2018
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Remiremont – C’est parti pour une passionnante semaine de la photographie !

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Organisée par la Ville de Remiremont, la 22ème semaine de la photographie a pris son déclic en deux lieux différents cette année. Visibles en accès libre chaque après-midi, les expositions photographiques ont ainsi pris place au Grand Salon de l’Hôtel de Ville et au centre culturel Gilbert Zaug.

Jusqu’au 4 février prochain inclus, le public pourra ainsi en voir de toutes les couleurs et ceci au sens propre du terme bien évidemment. Nous avons eu l’occasion de présenter ces derniers jours les thèmes mis en place par les différents exposants. En ce 1er jour d’ouverture, nous avons eu le plaisir de rencontrer l’un d’entre eux, en la personne de Jacques Vincent, photographe animalier, résident à Cleurie. Portrait…

Jacques est un photographe ultra passionné, mais une passion venue à l’âge de 62 ans, alors que l’heure de la retraite venait de sonner. Onze années plus tard, il est devenu l’un des rares hommes partageant à merveille une grande complicité avec les animaux. Son envie de pratiquer la photo animalière lui a pleinement réussi, après un apprentissage opéré aux côtés d’un professionnel exerçant le métier avec un appareil argentique.

C’est un fait, devenir photographe animalier ne s’improvise pas. Il y a de véritables bases à connaitre et Jacques Vincent est intarissable sur le sujet. Il aime avant tout ce qu’il fait et c’est ainsi qu’il sera présent chaque après-midi au Grand Salon de l’Hôtel de Ville, afin de dérouler quelques secrets de ses pratiques. La première base essentielle consiste à se déplacer seul, le plus discrètement possible et en silence.

Si son lieu de prédilection est le massif du Fossard où l’on y fait d’extraordinaires rencontres, à l’image du magnifique pic épeiche que l’on peut admirer en bonne place au cœur de l’exposition, les Vosges constituent une réserve surprenante. En témoigne le très joli Grand Porte-Queue « Machaon » (papillon) saisi de son grand objectif au « Haut-du-Tôt ». Jacques Vincent se plait aussi à observer ce qui se passe autour des étangs peuplant les Vosges Saônoises, de même que sur les sommets vosgiens, où il se rend bardé de 28 kg de matériel afin de repérer le lynx…

Mais le photographe animalier évoque aussi un extraordinaire souvenir : une petite semaine passée en Slovénie à la rencontre de l’ours brun. Un voyage qu’il a baptisé « Les 5 jours de l’ours » et dont il a ramené quelques 250 clichés. Jacques Vincent ne se lasse pas d’évoquer ce qu’il nomme « son petit monde animalier ». Un monde qui lui est désormais familier. « Avec l’expérience, je peux dire que les animaux sont précis dans leurs habitudes » déclare t’il. Le photographe avoue partager parfois une certaine complicité avec eux. A l’exemple de cette femelle castor approchée chaque année et qui a fini par lui présenter ses petits…

« Les animaux ont aussi du sentiment » confie le photographe. Mais pour que la magie opère, il faut une énorme patience. Et Jacques Vincent en est armé. Ses boitiers D4S ou D5 avec focale de 600 mm font ensuite les miracles attendus. « A chaque sortie, je ramène d’excellents clichés » conclut-il. Pour du bonheur plein les yeux !

Denis Philippe.

Photographies : Christian Schirm.




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