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lundi 10 déc 2018
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Cornimont – Sandrine Bronner expose « D’arbre et d’écorce » du 11 février au 14 mai 2018

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Du 11 février au 14 mai 2018, le Musée des 1001 Racines de Cornimont accueille l’exposition D’arbre et d’écorce. Au fil d’une trentaine de photos et d’une dizaine de textes, Sandrine Bronner y dévoile histoires et scénarios que lui inspirent des visions furtives lors de ses promenades au coeur
de la nature lorraine.

Le musée des 1001 Racines, c’est l’histoire d’une passion et d’une vie, ou d’une vie de passion. Celle de Michel Maurice qui, 50 années durant, a collecté racines, souches et branches. S’inspirant de leur mouvement et de leur forme, il les a sculptées pour donner corps aux paréidolies que son imagination et son oeil avisé lui permettaient de deviner. Depuis l’ouverture du musée en 2016, ce sont plus de 14 000 visiteurs qui se sont pressés pour découvrir, sur les quelque 480 m² du site, le millier de créations du poète sculpteur. Emmenée par une équipe de bénévoles à la tête de laquelle se trouvent les enfants de Michel Maurice, l’association du Musée des 1001 Racines a dans l’idée d’instituer à Cornimont une dynamique culturelle complémentaire à l’offre davantage « sport et nature » proposée par la Bresse. Une valorisation culturelle du territoire qui pourrait passer par la création d’un pass qui donnerait accès aux 4 musées du secteur : le musée des 1001 Racines, le musée du Textile à Ventron, le jardin des Panrées à Cornimont et le musée du Bois à Saulxures-sur-Moselotte. Une réflexion est en cours.

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En attendant, dans une démarche empreinte d’exigence et de professionnalisme qui vise à surprendre, enthousiasmer et fidéliser ses visiteurs, le musée accueille des exposants (peintres, photographes, conteurs…) dont les thèmes de prédilection sont en lien avec la nature. Du 11 février au 14 mai 2018, Sandrine Bronner viendra y présenter une trentaine de photos et une dizaine de textes. Amoureuse de sa Lorraine natale, elle part volontiers se perdre en de longues balades solitaires entre Seille et Moselle. Dans ces paysages où trop souvent le regard glisse, convaincu de banalité voire de médiocrité, elle fige au travers de son objectif des scènes agrestes dans lesquelles la nature se pare de ses plus beaux atours de simplicité. Omniprésent dans ses photos, l’arbre est son fil d’ariane. Outre la variété infinie de son graphisme qui a tant inspiré Mondrian, l’arbre, tel un élément spirituel vecteur d’émotion, apparaît comme le lien entre la terre et le ciel, les racines ancrées dans le sol et la cime dans les nuages.

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Jamais constat ni recherche de réalité, les photos de Sandrine Bronner sont des interprétations narratives qui s’affranchissent souvent des règles académiques. La nature est une vaste scène de théâtre et ses instantanés figent des visions furtives qui sont autant d’arrêts sur histoires qu’elle se plaît à imaginer. Absent des images, l’homme reprend sa place au travers de ses mots. Il est l’acteur principal des récits inspirés par les scénographies
paysagères.

À l’instar des créations de Michel Maurice et du lieu qui l’accueille, l’exposition D’arbre et d’écorce lance une invitation à un voyage immobile au coeur de mille et une histoires.

 




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