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mercredi 25 avr 2018
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Huit Vosgiens aux Jeux Olympiques : le renouveau du ski dans les Vosges

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L’heure est à la plénitude pour un comité du massif vosgien de ski qui envoie huit de ses athlètes au Jeux olympiques en Corée du Sud.

Une année record pour le comité régional du massif vosgien de ski : huit de ses athlètes sont sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Pyeongchang. Aux côtés de la conseillère régionale Sylvie Dalguerre et de la conseillère départementale Brigitte Vanson, Jean-Marc Villemin a choisi de saluer les mérites de l’ensemble des entraîneurs, dirigeants et parents, vendredi soir à Frère-Joseph, sur les hauteurs de Ventron. Cette année, le village cher à la famille Leduc envoie encore trois des siens en Corée du Sud avec le slalomeur Clément Noël, le combiné nordique Antoine Gérard ainsi qu’Elise Pellegrin en slalom et en géant pour le compte de l’ile de Malte. Ajoutez-y les incontournables de l’AS Gérardmer SN, le fondeur Adrien Backscheider et le combiné nordique Maxime Laheurte, la fondeuse Delphine Claudel qui permet à La Bresse de renouer avec les JO 16 ans après Annick Vaxelaire, le snowboarder Sylvain Dufour (SC Sainte-Marie-aux-Mines) et le biathlète Florent Claude (Basse-sur-le-Rupt) sous les couleurs de la Belgique, le massif déshérité a retrouvé le sourire.

Christian Meyer, le fédérateur.

S’ils avaient voulu récompenser leur nouveau président, les Vosgiens ne s’y seraient pas mieux pris. Cela fait plus de deux ans que Jean-Marc Villemin bataille dans tous les sens pour tenter de remettre le comité régional sur les bons rails, depuis que son prédécesseur, convaincu de détournement de fonds, a été forcé de quitter la barre en octobre 2015. “J’ai passé deux années de galère” avoue sans peine Jean-Marc Villemin, qui s’en serait volontiers passé à bientôt 73 ans. Au dessus des clivages, le Meurthe-et-Mosellan (il préside depuis toujours le SCAPA Nancy qui a formé Marie-Marchand-Arvier) s’est imposé comme l’homme de la situation. Il lui a fallu composer avec les nombreuses chapelles qui peuplent ici et là le comité. Du moins dans les coulisses car sur le terrain sportif, un homme a réussi, depuis un moment déjà, à fédérer les énergies depuis qu’il a pris la coordination technique : le CTS Christian Meyer qui est aussi et surtout le patron du pôle-espoirs de Gérardmer. Il a fait fi des rivalités ancestrales entre Alsaciens et Vosgiens, entre ski de fond et biathlon, entre clubs aussi, pour emmener la relève vosgienne dans un projet collectif.

“Tous nos sélectionnés sont passés le pôle espoirs et la réussite de ce modèle ne va pas s’arrêter là. Thibaut Favrot vient de terminer 17e en géant en coupe du Monde, c’est énorme, Victor Schuller suit et on a de nombreux jeunes qui arrivent derrière. Le pôle vient de terminer deuxième des jeux olympiques scolaires en ski de fond derrière l’Allemagne, à Grenoble. Paula Bottet et Emilien Claude se sont illustrés aux Mondiaux des jeunes de biathlon et Théo Rochat et Lilian Vaxelaire percent aussi en combiné nordique” se réjouit l’homme qui a désormais établi domicile dans la vallée de la Thur.

Le précieux soutien des partenaires.

Au lendemain d’une période de doutes, une dynamique durable a repris le dessus. Elle a redonné confiance et relancé la motivation de l’ensemble des troupes. Jean-Marc Villemin se plaît d’ailleurs à relever que l’ensemble des disciplines bénéficie de ce vrai renouveau. “Nous avons des sélectionnés dans toutes les spécialités, c’est la récompense d’un travail extraordinaire des athlètes et cadres, avec le soutien des parents. La réussite est toujours collective”. L’occasion de saluer l’aide ô combien précieuse des partenaires : la Région Grand Est (Alsaciens et Vosgiens font désormais partie du même territoire) et le Centre National du développement du sport (CNDS) pour le soutien à l’emploi, les départements, les sponsors, les stations et les écoles de ski.

“Sans eux, nous n’aurions pas ces athlètes fabuleux et qui nous font rêver” tranche Jean-Marc Villemin. Comme un appel lancé à une prise de conscience alors que les aides des collectivités fondent à vue d’oeil.

« On a de vrais espoirs de médailles ».

P1050502Francis Mougel, sélectionné aux JO de 1984 et 1988, est aujourd’hui conseiller détaché à la DDJS des Vosges. Il a ressorti comme tous les quatre ans l’anorak et le pull des JO de 1992 où il entrainait la première équipe de France féminine de biathlon médaillée d’or dans le relais. Il rappelle que l’aide annuelle du CNDS en faveur du ski, en 2017, se chiffre à 110.000 euros dans les Vosges. Outre le comité, plusieurs clubs en ont bénéficié pour structurer leur encadrement.

Avec sa verve naturelle, Thibaut Leduc, à la fois patron de la station de Ventron et sponsor de nombreux athlètes sélectionnés, coiffe sa casquette de président du comité départemental des Vosges pour renchérir “c’est parce qu’on a négligé aucun discipline qu’on est présent partout. On s’est toujours collé au parcours d’athlète”. Aujourd’hui, il voit plus grand : “nos Vosgiens ne vont pas en Corée du Sud pour acheter du terrain (sic). On a de vrais espoirs de médailles”.

David Jeangeorges.

 




15 réactions sur “Huit Vosgiens aux Jeux Olympiques : le renouveau du ski dans les Vosges

  1. Xyz

    Moi aussi j’ ai envie de rigoler
    Le classement (Plus de 50eme) pour le vosgien belge CLAUDE me fait bien marrer
    Je croyais que c’ était les entraîneurs français qui n’étaient pas assez bon en ne le sélectionnant pas en équipe de France !!!!
    Quand la morale sportive reprend le dessus
    Tiens moi demain , je demande ma naturalisation au Zimbabwe
    je vais me mettre au curling !!!

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  2. intersel

    xyz est plein de bon sens
    Comment accepter que des athlètes changent de nationalité au gré de leur aspirations personnelles et surtout au gré de leur pur intéret individuel.
    Ce monsieur Claude s’entraine t-il en Belgique sur les pistes bien connues de ski de fond de Charleroi et de Liège ?
    Non non il s’entraine le plus souvent en France sur des pistes entretenues par des communes ou des associations françaises.
    Positionnement pitoyable très loin de l’essence même du sport.

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  3. nature morte

    Plutôt que raler ,soutenons tous ses jeunes, peut etre préféré vous qu’ils fassent les quatre cent coup.moi je dis haut est fort aller les jeunes

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  4. Medaille

    En fait ce sont surtout des sportifs frustrés et de niveau médiocre qui s’exilent
    Les très bons restent eux et défendent les couleurs de leur pays .
    Une sorte de reconnaissance du ventre sur laquelle s’ assoit les médiocres .
    Au fait en cas de pépin, il ira se faire soigner à Anvers ?

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    1. jmv

      Florent Claude se savait barré en équipe de France .
      Partant de là, il réalise un rêve de sportif en exploitant cette possibilité de participer à la fois à la coupe du monde et aux JO.
      ( Et à ce que je sache, il ne vole la place de personne.)

      Question :
      Qu’auraient fait ceux qui le critiquent si ils s’étaient retrouvés avec la meme opportunité.
      ( sous reserve bien sur qu’ils aient le niveau suffisant )
      .

      répondre
    1. jmv

      Avant de déverser le fiel, renseignez vous.

      N’importe qui ne peut participer aux JO en biathlon. Il faut pour cela remplir des critères de performances imposés par l’ international biathlon union.
      Hors seulement deux athlètes belges ,Micky Roesch et Florent Claude, ont réussis à satisfaire à ces exigences .

      Points de qualification IBU
      (réf. : 1.4.3.4 – http://www4.biathlonworld.com/media/files/rules_2014/IBU_Rules_2014_e_cap3.pdf)
      Pour avoir le droit de participer aux épreuves des Jeux Olympiques d’hiver, un athlète doit totaliser 180 points de qualification IBU ou moins à la fin du dernier trimestre précédant les Jeux Olympiques d’hiver, ou remplir l’un des critères suivants durant la saison en cours (2017/2018) ou la saison précédente (2016/2017) :
      a. avoir participé à deux (2) compétitions et totaliser 150 points de qualification IBU ou moins en sprint ou en individuel lors de la Coupe IBU, des Championnats d’Europe, des Championnats du monde et/ou de la Coupe du monde, ou
      b. avoir figuré à deux (2) reprises dans la première moitié du classement des Championnats du monde juniors – et non des Championnats du monde de la jeunesse, ou
      c. avoir obtenu un (1) résultat en application des critères a. et b. susmentionnés.

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  5. lamisol

    Entre Florent Claude qui veut vivre sa passion sans que le contribuable français débourse un euro et une délégation menée par le maire de Paris au Pérou ( montant :une paire de 100 000 euros à notre charge) pour les JO, il n’y a pas photo il me semble….

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