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lundi 22 oct 2018
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Plan d’urgence en faveur de l’agriculture : la Région engage plus de 885 000 € pour soutenir 138 exploitations

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La Commission permanente du Conseil régional du Grand Est du vendredi 26 janvier 2018, placée sous la présidence de Jean Rottner, soutient 138 exploitations dans le cadre de la mise en oeuvre du plan d’urgence en faveur de l’agriculture, à hauteur de plus de 885 000 € : plus de 855 000 € ont été attribués plus spécifiquement à 125 producteurs de fruits du Grand Est pour compenser les pertes dues aux dégâts provoqués par le gel, 23 359 € à 13 exploitations agricoles dans le cadre de la prise en charge d’une partie du financement d’une année blanche bancaire et 6 503 € pour la réalisation de 14 diagnostics d’orientation et de 3 prestations d’accompagnement stratégique.

Pour venir en aide aux agriculteurs, la Région Grand Est a voté en décembre 2016 un plan d’urgence en faveur de l’agriculture, doté de 5 millions d’euros.

Cet engagement comporte trois objectifs :

1. le soutien au déploiement et à l’animation des cellules Réagir sur l’ensemble du territoire régional : ces cellules d’accompagnement, localisées au sein des chambres d’agriculture, sont chargées de suivre et d’accompagner les agriculteurs en situation de fragilité,

2. le financement de diagnostics et d’audits d’exploitation à large échelle pour les exploitations en grande difficulté, qui comporte deux volets :
– l’aide au diagnostic d’orientation individualisé. Il sert de base à l’orientation de l’exploitant vers les outils d’accompagnement les plus adaptés à sa situation. La Région finance ainsi 50 % des dépenses éligibles engagées,
– l’aide à l’accompagnement stratégique de sortie de crise. Il s’agit d’un plan de réorientation du modèle économique et/ou du système d’exploitation, ou d’un plan Réagir plus ciblé sur la consolidation financière. L’aide régionale représente 80 % des dépenses engagées éligibles. Elle est plafonnée à 1 500 € par projet.

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3. des mesures de soutien à la trésorerie (prise en charge d’un tiers du coût de l’année blanche bancaire et compensation de pertes dues à des dégâts exceptionnels).

La Commission permanente de ce jour s’est prononcée sur des projets relevant des deux derniers objectifs.

 Focus sur la compensation des pertes dues aux dégâts provoqués par le gel pour les producteurs de fruits du Grand Est.

L’année 2017 a été une année difficile pour de nombreux producteurs de fruits du Grand Est. A la suite des épisodes de gel survenus en avril dernier, de nombreux producteurs ont subi des pertes majeures. Toutes les productions ont été touchées : fruits (pommes, poires, pêches, abricots, cerises, mirabelles, prunes et quetsches), petits fruits (myrtilles, framboises) et fraises.

Près de 200 exploitations ont été touchées par le gel avec des pertes conséquentes allant jusqu’à 100 % de la récolte.

Le gel a frappé des exploitations déjà fragilisées avec des situations économiques fragiles du fait d’aléas climatiques importants ces dernières années. Certaines exploitations ont également été touchées par des épisodes de grêle aggravant davantage la situation. Certains producteurs ont été contraints de reporter leurs cotisations à la Mutualité Sociale Agricole, ainsi que leurs investissements.

La Région Grand Est a ainsi décidé de soutenir 125 exploitants à hauteur de 855 857 €, soit une aide moyenne de 6 846 € par exploitation.

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11 réactions sur “Plan d’urgence en faveur de l’agriculture : la Région engage plus de 885 000 € pour soutenir 138 exploitations

  1. choukhov

    Un épicier, un débitant multi-services, un artisan local, souvent dernier lien commercial dans un village au fond d’une vallée sinistrée aura moins de chance.

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    1. Valérie

      je ne vous le fait pas dire choukhov comme je dis on fait une belle sélection dans ce monde si fermé avec cette belle somme j’espère qu’il ne se plaindront plus car beaucoup de professions libérales n’ont malheureusement pas cette chance moins endetté le couperet tombe et sans pitié mais il faut aussi un peu faire le tris dans ce monde paysan .

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      1. lamisol

        C’est tellement bien le monde agricole dans notre montagne vosgienne.
        Travailler 7 jours sur 7 , pas ou rarement de vacances, cela pendant 45 ans avec un maigre revenu quand il existe et pour couronner le tout, une retraite qui tourne autour de 700 euros par mois.
        C’est souvent la réalité dans nos campagne.

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        1. lucien

          ne vous en faites pas vous n’êtes pas seul dans les cas là demandez au petits épiciers de village aux petits commerces aux petits entrepreneurs ….vous n’êtes vraiment pas les seuls à bosser autant pour un si maigre salaire mais vous avez un avantage VOUS AVEZ PAS MAL MAL D’AIDES AUSSI

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      2. GAEL

        seulement, si vous divisez cette somme par le nombre de têtes de bétail, cela ne fait pas beaucoup d’euro par vache…

        cela confirme bien que ces éleveurs élèvent des subventions…

        et je m’aperçois que ma voiture roule aux taxes… (70% du prix)…

        et bientôt ns gagnerons de la CSG, CRD, Cotisations salariales, Taxe foncière, T H…

        Contribuablement vôtre GAEL

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        1. lamisol

          Sans subventions (en baisse ), il est clair et net que c’est la fin d’un bon nombre de fermes de notre montagne.
          Et demain,ça commence déjà, on embauchera des fonctionnaires pour faire l’entretien des territoires.

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          1. marie

            mais regardez à la télé des communes qui rachètent des commerces bistrots boulangerie nous sommes comme vous les cultivateurs mais où on va ……de la folie ; et ce n’est pas fini

        1. lucien

          Bravo lamisol de le rappeler on a l’impression que seul le monde agricole en chie , non non ils ne sont pas les seuls ; coté salaire, travail ,retraite, c’est du pareil pour beaucoup et les vacances certains ont tracé un trait ; mais si le monde agricole est primordial , les petits artisans commerçants …. le sont aussi d’ailleurs parcourez certains villages et là réfléchissez au nombre de fermetures et surtout au paquet de commerces et entreprises que ce village avait :et ne pleurez pas on est tous responsable on ne peut pas tout avoir forcément derrière il y a des dégâts .

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  2. lucien

    un paysan gagne 400 euros mais combien gagne une personne qui se lance à son compte dans un endroit où la situation économique n’est pas au mieux de sa forme mais il a envie de s’installer de créer sa boite et de réaliser son rêve beaucoup au bout du compte ne peuvent se sortir de salaire et on t également un salaire aussi petit que nos paysans quand ils ont tout payé sans avoir autant d’aides européennes en ayant aussi des imprévus un climat capricieux qui pour certains ne leur amène pas de clients des charges des crédits sur le dos un peu moins que beaucoup de paysans mais la différence on na pas autant de chance d’être soutenu et appuyé pour vous en sortir c’est au finale une fermeture avec liquidation on en parle souvent mais ça ne dérange personne .Mais nos villages deviennent vraiment des sacrés villages bien moroses,nos avons besoin de nos cultivateurs ,nos producteurs mais aussi de nos entreprises ,commerces , épiciers débitants multi services ,artisan local ,restaurateurs hôteliers ,…

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    1. jmv

      L’état de notre pays est la conséquence directe des politiques électoralistes et suicidaires de types « votez pour moi on rase gratis ».
      Lorsque le tout loisir prend le pas sur le travail, ce dernier étant presque devenu en france une maladie honteuse, la facture finit tot ou tard par être présentée.

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