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lundi 23 avr 2018
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La Bresse – L’affiche du 27e festival de sculpture Camille-Claudel dévoilée

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La Bresse, ville de sculpture.

Depuis 1990, le Festival de Sculpture Camille Claudel rythme les années bressaudes, et la semaine de l’Ascension résonne des bruits de tronçonneuses, de meuleuses, de ponceuses, et des coups d’herminettes et de marteaux sur les gouges.

Si l’essence du Festival doit être préservé, il doit cependant se renouveler. Car la sculpture, comme l’art en général, évolue et ce rendez-vous bressaud se doit d’être aussi le reflet des changements artistiques. Sous l’impulsion d’Alexandrine Ducret, présidente depuis 2014, et de son service culturel, le Festival Camille Claudel s’engage donc cette année dans un vaste chantier de modernisation.

Alors que l’ouverture sur les cultures populaires traditionnelles avait été privilégié pour rassembler un nouveau public, le Festival se recentre désormais sur la sculpture, et veut s’élever au rang de fer de lance de l’art dans les Vosges. De nouveaux rendez-vous sont donc proposés dans ce sens.

Le choix du thème de l’année, Regard, se veut vaste et ouvert sur tout type de point de vue. Le regard de l’artiste, celui du visiteur, le regard sur le monde et ses problématiques, le regard des autres, le regard du nouveau Big Brother, chacun offrira son… regard sur le thème !

Le festival, c’est toujours le rendez-vous des sculpteurs : le symposium réunit 16 projets de sculpteurs professionnels, ainsi que 3 projets d’écoles de sculpture et 2 d’associations locales. Au total, près de 30 sculpteurs amateurs ou professionnels travailleront des matériaux aussi divers que le bois, la pierre, le métal, le béton armé, la paille…

Le monde de l’art ne se cantonne pas à la sculpture ; la transversalité, la rupture des barrières sont d’ailleurs aujourd’hui érigées en mots d’ordre ! C’est pourquoi le Festival est désormais le rendez-vous des artistes : parmi eux, notre invitée d’honneur, Dominique Grentzinger, créatrice bien connue dans le Grand Est, qui présente ses oeuvres en terre à la Maison de La Bresse ; mais aussi 8 artistes professionnels animent des ateliers Créa’Jeunes destinés aux écoles et au jeune public, de véritables initiations à la démarche artistique sur des supports variés et innovants. N’oublions
pas les artistes professionnels et amateurs qui transforment les boutiques du centre-ville en galeries d’art, dans le cadre d’Exp’Osons.

La convivialité ne se renie pas : le public continue de pouvoir côtoyer les artistes, discuter voire prendre un verre avec eux, ou encore les héberger…

Enfin, le public pourra particulièrement cette année, acheter une sculpture dans le cadre d’une grande vente aux enchères, ou une oeuvre plus modeste à la boutique du festival. Ou bien, avec un peu de chance, de la gagner par le biais de la billetterie de soutien : en achetant un ou plusieurs billets de participation, le public soutient le festival et peut, par tirage au sort, gagner la sculpture choisie par le public…

Le Festival de sculpture Camille Claudel 2017, les sculpteurs travaillent devant le public.

Le Festival de sculpture Camille Claudel 2017, les sculpteurs travaillent devant le public.

Les nouveautés.

De nouvelles démarches de sculpture.

À l’origine, le Festival Camille Claudel était un symposium de sculpture sur bois. Avec les années, il a laissé une petite place à la pierre, puis au métal.

Cette année, point de restriction : les sculpteurs ont pu proposer des projets sur de nouveaux matériaux. C’est ainsi que le Festival accueillera des projets mêlant métal et bois, bois et béton armé, ou même paille, pour une sculpture éphémère (d’une durée de vie d’un an… quand-même !)

Alain Meignien créera une sculpture participative : le public peut lui apporter des morceaux de métal, en priorité de l’outillage, et il l’intègrera à une sculpture créée en direct.

Enfin, Romain Hantz, alias Erachehcare proposera une sculpture sonore intitulée « Resist by the sound » ! Un concept original de « performance noise » où la création sonore prend place dans un espace matérialisé par les gestes de l’artiste, ouvrier physiquement éprouvé par son oeuvre…

Et pour découvrir la sculpture sous toutes ses formes, le cinéma programme la diffusion du film L’artiste et son modèle, de Fernando Trueba (2013), avec Jean Rochefort dans le rôle du sculpteur Marc Cros.

Une vente aux enchères.

Que seraient des sculptures sans personne pour les regarder ? C’est pour permettre à tout un chacun de rapporter une oeuvre d’art chez lui que le Festival propose une grande vente aux enchères des sculptures réalisées avant 2015 et appartenant à la Ville de La Bresse. La vente sera dirigée par Maître Germain Morel, Commissaire priseur à Saint-Dié-des-Vosges. Le catalogue des ventes, à partir de 100 euros, est disponible sur le site festival-sculpture.fr. Un beau spectacle auquel assister, même pour ceux qui ne souhaitent pas acheter !

Une table ronde radiodiffusée en public.

Avec le concours des radios associatives vosgiennes, une émission d’une heure sera réalisée sous la forme de débats sur 4 thèmes liés au Festival, à la sculpture et à l’art : place des festivals artistiques dans l’action publique, éducation à l’art, profession d’artiste… Chaque débat sera mené par un animateur différent avec des intervenants différents, en plein coeur du festival et en public. Présence de nombreuses personnalités politiques (David Valence…), artistiques (Dominique Grentzinger…), éducatives (Mario Zanchetta…).

Un lien avec le Musée Camille Claudel.

Depuis un an, Camille Claudel a son musée, à Nogent-sur-Seine. C’est tout logiquement que le Festival qui porte son nom s’est tourné vers cette nouvelle structure consacrée à l’artiste de génie pour nouer un partenariat.

Cette année, des objets de la boutique du musée seront disponibles à la boutique du festival.

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Dominique Grentzinger.

3L’invitée d’honneur de cette 27e édition est lorraine, elle a son atelier à Lunéville dans lequel elle crée, donne des cours, et organise des représentations de spectacle vivant et des rencontres.

L’argile dans ses gènes. Elle la respire depuis toute petite sur les talons de ses parents maraîchers. Dans ses souvenirs d’enfance, la terre est
présente par sa couleur, son odeur, son toucher, sa vibration.

C’est lors d’une période difficile de sa vie, vers 12 ans, qu’une réalisation d’Amilcar Zannoni, lui révèle la puissance d’émotion que peut procurer
une oeuvre. Elle est en terre…

Cette terre qu’elle arrive rapidement à dégager, sur laquelle elle réussit à fixer et imprégner ses émotions, cette terre lui procure un vrai plaisir,
surtout quand elle peut le partager. Très vite, le public l’encourage et lui donne envie d’aller plus loin.

Elle grandit dans son travail : grandeur dans la manière, grandeur dans la taille, grandeur dans les matières, les compositions. Elle mélange aujourd’hui l’argile, le fer, le plâtre… pour trouver sa propre résonance.

Parfois c’est un lieu qui l’invoque, qui l’exhorte à travailler pour lui. Elle travaille toujours sans chercher à influencer, ni flatter. Simplement sortir ce qu’elle ressent.

Dominique Grentzinger expose ses oeuvres tout au long de la semaine à la Maison de La Bresse.

Elle propose une rencontre apéritive vendredi 11 mai à 17h30, autour de sa démarche et anime un stage de découverte de la sculpture en terre, samedi 12 mai de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h.

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Hommage à Camille Claudel.

Une artiste de génie et de passion.

5Le festival de sculpture de La Bresse porte le nom de Camille Claudel depuis la première édition, avec l’accord de sa famille. En effet, ses grands-parents étaient Bressauds et elle retournait régulièrement dans la patrie familiale.

Ce génie de la sculpture a inventé un art original, mélangeant matières, textures et couleurs, fondant ses compositions sur d’élégants jeux de courbes.

Longtemps oubliée du grand public, elle jouit enfin de la notoriété qu’elle mérite.

Camille Claudel est née en 1864 à Fères en Tardenois (Aisne). Aînée d’une famille de 3 enfants, Camille impose rapidement sa personnalité et son envie de devenir sculptrice. Son frère, l’Académicien Paul Claudel, a écrit Le Partage de midi à La Bresse.

En 1881, elle entre à l’Académie Colarossi et rencontre Alfred Boucher qui sera son maître pendant 3 ans.

C’est également à cette époque que Camille rencontre les artistes Jessie Limpcomps, Amy Singer et Florence Jean avec qui elle correspondra pendant plusieurs années.

En 1883, Auguste Rodin remplace Alfred Boucher et devient le maître de Camille avant de devenir son amant. Cette passion se révélera destructrice pour la sculptrice qui décide, en 1890, de s’éloigner artistiquement et humainement de Rodin. Elle crée ainsi La Valse et La Petite Châtelaine. Leur
symbiose dévastatrice ne se finira définitivement que huit années plus tard.

6Malgré le soutien de plusieurs critiques (Octave Mirbeau, Louis Vauxcelles), Camille Claudel sombre dans la paranoïa et oublie de s’alimenter. En 1913, à la suite de la mort de son père, Camille est internée. Elle y restera jusqu’à la fin de sa vie, en 1943.

Parmi ses sculptures les plus célèbres : La Jeune Fille à la gerbe, L’Âge mûr, La Vague…

En avance sur son temps, Camille Claudel était une femme libre qui prenait sa destinée en main sans tenir compte des considérations de son époque sur la place des femmes dans la société.

Le symposium.

Un défi artistique.

Placés sous la Halle Patinoire, en plein coeur de

La Bresse, les artistes présents relèvent le défi de faire naître,
en seulement une semaine, une oeuvre d’art à partir d’un bloc de pierre, d’un billot de bois, de pièces de
métal ou d’autres éléments bruts.

Sous les yeux d’un public toujours aussi curieux, les sculpteurs esquissent les premières formes de leur oeuvre, taillent, retouchent les ébauches, tremblent au moment d’évider une partie pour finalement arborer un large sourire quand la sculpture commence à prendre vie.

Véritable prouesse artistique et technique, ce symposium propose, depuis 1990, des oeuvres de qualité appréciées du simple visiteur comme du féru d’art.

Cette année, plus de 20 artistes originaires de 10 pays différents feront découvrir la magie de l’art à tous les visiteurs !

Des artistes au contact du public.

7L’une des principales caractéristiques du festival, depuis sa création, c’est la proximité entre le public et les artistes présents. Cette semaine de création artistique offre l’occasion aux visiteurs, de découvrir un atelier à coeur ouvert.

Les personnes peuvent côtoyer les sculpteurs, avoir un véritable échange avec eux et découvrir leurs techniques ainsi que leur démarche de travail. Du premier coup d’herminette (hache recourbée) au dernier coup de gouge, l’oeuvre d’art naît sous les yeux du public.

Cette expérience est également enrichissante pour les artistes directement confrontés aux réactions du public. C’est l’occasion pour eux de connaître ce que les personnes pensent et ressentent au contact de leur travail.




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