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lundi 15 oct 2018
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Fonds européens :  Daniel Gremillet exprime un profond malaise  face à la ponction de 70 M€ du 1er pilier vers le second piler de la PAC en Région Grand Est

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daniel_gremilletLa PAC actuelle, en application depuis 2015, consiste à soutenir l’ensemble des filières agricoles et à orienter les aides agricoles en faveur de l’élevage, de l’emploi, de l’installation de nouveaux agriculteurs, de la performance à la fois économique, environnementale et sociale des territoires ruraux.

« Dans un contexte de crise économique pour de nombreux secteurs agricoles, la décision unilatérale de l’Etat puisqu’effectuée sans concertation, ni avec les Régions, ni avec les organisations professionnelles agricoles, de transférer un total de 4.2 % des montants des crédits du premier pilier de la Politique Agricole Commune consacré notamment aux aides à l’hectare ou aux aides couplées pour certaines productions en difficulté vers le second pilier consacré à la politique de développement rural est un non-sens économique et démocratique », s’insurge le Sénateur des Vosges et Conseiller régional Grand Est.

Rappelant que le 2d pilier finance à la fois les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC), les Indemnités Compensatoires des Handicaps Naturels (ICHN) et les aides à la conversion et au maintien de l’agriculture biologiquel’élu des Vosges explique : « la Ferme France va subir une double peine : les agriculteurs vont tous subir le prélèvement du 1er pilier alors même que tous ne bénéficieront pas du 2d pilier avec un impact moyen à la baisse non négligeable sur les versements à venir des campagnes 2018 et 2019 ».

Le transfert du 1er pilier vers le 2d pilier : un non-sens démocratique

Par ailleurs, en régionalisant, en 2015, le deuxième pilier, les régions élevées au rang d’autorité de gestion, sont dorénavant responsables juridiquement et financièrement vis-à-vis de Bruxelles sur la base des Programmes de Développement Rural sans pour autant bénéficier de toute la latitude nécessaire au développement agricole de leur territoire tant l’Etat garde la main sur les mesures cadrées au niveau national. Ce sont les aides surfaciques à la production laitière, à la viande, aux céréales qui vont être impactées.

Dès lors, alors même que la Majorité régionale Grand Est s’est investie et a pris des engagements vis-à-vis des 27 000 exploitants répartis sur son territoire« ce transfert du 1erpilier vers le second, évalué à 70 millions d’euros, ne pourra pas être remaquetté avec les lignes existantes pour pallier à ce déficit », confie-t-il. Et de poursuivre « A quoi sert de déshabiller Pierre pour habiller Jacques alors que la responsabilité de l’Etat Français est de veiller à ce que les crédits de la PAC servent l’ensemble de l’agriculture française et que notre engagement depuis début 2016 a été de soutenir les secteurs fragiles comme l’élevage et d’accompagner au mieux les différents modèles de production ».




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