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mardi 21 août 2018
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Remiremont – Fermeture de la cardiologie au centre hospitalier : la communauté médicale présente sa démission

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La communauté médicale du Centre Hospitalier de Remiremont s’est réunie en assemblée générale le 22 mai 2018. Soucieuse de la qualité et de la sécurité des soins offerts aux patients qu’elle prend en charge, elle indique dans un courrier adressé au directeur du centre hospitalier de Remiremont et au directeur général de l’Agence Régionale de Santé du Grand Est, qu’elle « ne peut cautionner les évènements qui surviennent, notamment la fermeture non anticipée des lits d’hospitalisation de cardiologie et, comme elle le présage, le démantèlement progressif du Centre Hospitalier ».

Les praticiens de Remiremont tiennent à rappeler que, depuis plus de 2 ans, « ils reconnaissent la nécessité d’un partenariat avec le Centre Hospitalier Emile Durkheim d’Epinal afin d’organiser les accès aux soins sur le territoire tout en préservant et optimisant la démographie médicale qui est rare dans certaines spécialités ».

Selon elle, la communauté médicale « a proposé un projet médical concret, opérationnel et avec un partage d’activité cohérent dans la prise en charge des patients, la lisibilité des établissements et des filières publiques sur le territoire, dans un souci d’équité entre les établissements et préservant les forces de chaque structure comme cela l’a été défini lors du premier COPIL des élus concernant le projet médical commun en mai 2017 ».

La communauté médicale « ne souhaite pas la fermeture des lits de cardiologie et ne cautionne pas cette non anticipation qui ne prend pas en compte le devenir des patients, la continuité et la sécurité des soins ».

Pour la communauté médicale, « L’arrêt d’activité d’hospitalisation complète de cardiologie entraine la modification de l’orientation du service qui devient médecine polyvalente, mais là encore aucune anticipation n’a été prise en compte ; quels sont les médecins qui vont intervenir dans cette unité sachant que les médecins actuels pourraient également être appelés à rejoindre Epinal ? ».

Aussi, « au vu de toutes ces incertitudes, et après concertation en assemblée médicale générale en accord à l’unanimité des membres présents », les membres de la CME et de la COPS, en dehors du Dr Didier-Petit, ont présenté leur démission de ces instances.

Ces instances ne seront réinstallées « que lorsque nous aurons la certitude qu’au moins un cardiologue nommé, non remplaçant, sera présent chaque jour, y compris les samedis, dimanches et jours fériés de 8 h à 19 h pour assurer la sécurité des patients pris en charge dans l’établissement, répondre aux besoins de cardiologie de l’établissement (anesthésie, endocrinologie, chimiothérapie…) et assurer les avis interservices, explorations fonctionnelles et consultations externes pour la population ».

Les praticiens de Remiremont veulent également « la certitude que le service de cardiologie spinalien acceptera sans exception tout patient de Remiremont relevant de la cardiologie ».

« Regrettant cet état de fait mais ne pouvant cautionner un arrêt brutal et sans concertation préalable de l’activité d’hospitalisation complète de cardiologie », la communauté médicale de Remiremont espère que le directeur du centre hospitalier et le directeur général de l’Agence Régionale de Santé du Grand Est donneront « une suite favorable à ses demandes afin d’assurer au mieux la sécurité des patients et cette transition vers un autre modèle de l’activité de cardiologie dans l’établissement ».




5 réactions sur “Remiremont – Fermeture de la cardiologie au centre hospitalier : la communauté médicale présente sa démission

  1. Michel

    En quoi mon commentaire va-t-il être utile ? En effet devant ces sommets d’incohérence sur la gestion de notre santé et de l’urgence des interventions sur les accident cardiaques, je n’imagine même pas le niveau d’inconscience des responsables de cette nouvelle organisation de notre système de santé ! Ont-ils seulement une parcelle d’écoute et de bon sens ?
    Au mois d’août j’ai un rendez-vous au service cardiologie de Remiremont. Je vais donc me déplacer sur Épinal… autre conséquences, une voiture de plus sur la route de Remiremont-Epinal, 2X2 voies qui commence à saturer ! Cop 21, Grenelle de l’environnement c’est fait pour quoi…. plus la petite note supplémentaire dans la corbeille des non remboursements.
    Michel

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  2. froissard

    La cardiologie doit rester tout simplement, dans son mode d’organisation et de fonctionnement, au Centre Hospitalier de Remiremont . Accepter un compromis sur cette question, c’est anticiper le démantèlement, par tranches de l’hôpital de REMIREMONT . Tous ensemble, continuons la bagarre, pour le maintien et l’amélioration de la Maternité et du Centre Hospitalier de REMIREMONT, comme établissements de santé publique, de plein exercice et de proximité .

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  3. froissard

    Budget 2018 : la sécurité sociale démantelée
    – un budget d’austérité assumée ( 15 milliards d’euros d’économies sur les dépense sociales programmées pendant le quinquennat , dont 5,2 milliards dès 2018
    – favorise les entreprises et la baisse d’un prétendu cout du travail ( 46 milliards d’allègements de cotisations sociales reconduits , puis 21 milliards de cadeaux avec la transformation du CICE en exonérations de cotisations sociales et plus encore avec la réduction de la contribution patronale sur les actions gratuites au profit des cadres dirigeants )
    – en rupture avec la philosophie de la Sécurité sociale ( suppression des cotisations salariales ( chômage et maladie) financée par une hausse de la CSG, au taux de 1, 7 point – remise en cause du financement par la cotisation au profit d’une fiscalisation de la sécurité sociale – passage d’un système solidaire et contributif à une logique d’assurance pour les plus démuni(e)s )
    – affaiblit le système de soins publics au détriment des besoins en santé ( 1, 2 milliard d’économies pour les hôpitaux -confirmation du virage a

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  4. froissard

    suite :
    confirmation du virage ambulatoire et des groupements hospitaliers de territoire – suppression du tiers payant généralisé
    – et réduit le pouvoir d’achat ( hausse de la CSG induisant une perte de pouvoir d’achat pour 7 millions de retraités et pour les fonctionnaires – gel des pensions de retraites en 2018 – réduction de certaines allocations familiales – hausse de 2 euros du forfait hospitalier se traduisant par une augmentation des 4, 8 ù des tarifs de mutuelle

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  5. froissard

    le dogme libéral de la réduction des dépenses publiques prôné par les gouvernements successifs , sous les auspices de la commission européenne, n’a pas épargné le service public hospitalier .Cela se traduit par des fermetures d’^hôpitaux, de maternités, des carences dans les prise en charge des patients, de consultations reportées, des distances qui s’allongent pour l’accès aux soins , des temps d’attente indécents aux urgences .Cette situation est d’autant moins acceptable que les moyens existent dans ce pays – situation catastrophique des SMUR- souffrances au travail des personnels soignants qui ont une autre conception de leur mission- mise en place d’un système de soins low cost – compression des dépenses et des effectifs – sous investissement chronique
    Pourquoi de tels choix? pour répondre aux décisions autoritaires , prises à paris et Bruxelles, pour ouvrir les espaces aux marchands de santé, pour financer les cadeaux à la finance . L’Hôpital public est un bien précieux, notre bien commun . Il doit être développé sur tout le territoire , pour répondre aux besoins de santé . Ce n’est pas un luxe . Pensons y ! quand tout sera privé ,nous serons privés de tout .

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