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mercredi 14 nov 2018
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Cornimont – Un riverain en conflit avec un jardin d’altitude

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Erik Demange a repris une bâtisse familiale en 1998 tout au bout du chemin des Panrées sur les hauteurs de Cornimont. Depuis 2009, le Jardin des Panrées s’est ouvert en contrebas de sa propriété. Aujourd’hui, il est excédé par les nuisances que générerait ce jardin d’altitude.

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« Depuis la création du parking  juste à la droite de ma maison, ma vie est un cauchemar » se plaint Erik Demange, au point d’alerter notre media. « Ce parking ainsi que les contours et mon jardin sont un WC géant, une déchetterie, un terrain de défécations animales et humaines. Quant au Jardin des Panrées, en dessous de ma demeure, je n’ai que nuisances sonores, défilé de véhicules plus bruyants les uns des autres, cris d’enfants, brailleries des adultes. Depuis deux semaines, traînent autour du parking, une serviette hygiénique et un papier qui a dû servir à une dame pour s’essuyer, mais ils n’ont rien ramassé ».

Selon le quadragénaire, cadre dans une entreprise du secteur, « dès que l’on met un peu de musique, nous avons aussitôt la visite des gendarmes et du policier municipal. Nous ne pouvons plus vivre normalement. Toutes discussions sur ma terrasse ou dans ma demeure, fenêtres ouvertes, sont écoutées et retransmises aux autorités, à la commune, comme des attaques, des insultes, etc, envers les tenanciers du Jardin des Panrées ».

Erik Demange estime que « le maire de Cornimont n’en voit que par le responsable du Jardin des Panrées, elle lui accorde toutes subventions, toutes demandes, toute écoute, car le président de l’association du Jardin des Panrées fait appel à des emplois aidés pour faire et entretenir le jardin et elle ose me prendre pour un menteur ».

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Il explique avoir « mis un mot agréable sur un panneau sur mon terrain, avant de partir en vacances, indiquant que le Jardin des Panrées mettait à disposition des toilettes. Qu’elle ne fût ma surprise en rentrant, plus de panneau. J’ai donc refait un panneau et cette fois-ci, je l’ai perché à 3 mètres du sol. celui-ci dit : Chers visiteurs, pour vos petites et grosses commissions, des toilettes sont à votre disposition au Jardin des Panrées. Ce charmant site n’est pas les WC. Merci de tenir en laisse vos charmants toutous et de ramasser leurs défécations, ainsi que vos serviettes hygiéniques, tampax, couches de bébé, emballages et restes de nourriture, etc et de déposer dans la poubelle du parking mise en place par ce même jardin ».

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Eric Demange précise avoir « interdiction par Madame le Maire de me garer sur ce semblant de parking qui, je précise, est public. Par contre, les amis du président de l’association du Jardin des Panrées l’utilisent à loisir ».

Eric Demange assure encore que « le chien du Jardin des Panrées se couche au milieu de la route qui est très petite, pas pour deux véhicules, vient dans mon jardin, monte sur ma terrasse, aboie sur ma compagne, qu’elle en a tellement peur, qu’elle s’enferme dans la maison dès qu’elle le voit venir. Ma compagne est allée trois fois de suite à l’hôpital à cause de ce qui se passe, cela lui crée des maux de douleurs dans son corps, les médecins l’ont placée sous Xanax, elle dépressionne, angoisse, stresse à l’idée de voir arriver à chaque instant toutes les forces de l’ordre ».

Le maire : « les autres voisins, situés à quelques mètres, ne se plaignent de rien ».

Contactée par notre rédaction, Marie-Jo Clément, le maire de Cornimont, rappelle que « Le jardin des Panrées est géré par  une association et Yvon Marchal est propriétaire des lieux ». Elle juge que « la situation est inextricable » et constate que « les autres voisins, situés à quelques mètres, ne se plaignent de rien ».

Marie-Jo Clément met l’accent sur l’attractivité du Jardin des Panrées : « Le jardin  est apprécié et reconnu pour sa beauté naturelle par un public plutôt  familial et par les écoles. Des artistes comme  Francis Cuny, Anne Géhin et d’autres y ont intégré des oeuvres. Alors c’est vrai que nous sommes favorable à  cette activité qui est un atout pour Cornimont ».

Pour tenter de calmer le jeu, « c’est vrai  que j’ai demandé l’aide des gendarmes à plusieurs reprises et qu’une réunion de concertation a eu lieu l’année dernière pour trouver des solutions. Mais à ce jour, rien n’est solutionné. C’est même reparti de plus belle » constate le maire.

Quant aux déchets, principal grief d’Erik Demange, Marie-Jo Clément explique : « Je monte régulièrement ainsi que le policier municipal pour vérifier si des déchets sont déposés mais je n’ai rien vu de particulier. J’espère que le jardin de Bonne goutte qui va ouvrir prochainement à Travexin ne connaîtra pas la même situation ».