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dimanche 18 nov 2018
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Montée impossible de La Bresse – Le jour de gloire de Vincent Mougenot

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Vincent Mougenot a fini par vaincre à La Bresse.

Vincent Mougenot a fini par vaincre à La Bresse.

Vincent Mougenot s’est enfin imposé dans son fief de La Bresse en domptant in extremis les 172 mètres de la montée impossible. Pour 17 centièmes de mieux qu’un autre Bressaud, Julien Saporiti, en tête depuis le petit matin.

Vincent Mougenot et Julien Saporiti.

Vincent Mougenot et Julien Saporiti.

Pas moins de 73 intrépides se sont attaqués ce dimanche à la 28e montée impossible de La Bresse. Au fil des quatre manches et des 250 tentatives, le sommet perché à 172 mètres s’est incliné seulement trois fois. Pour le reste, la pente, avec 140 % de déclivité dans ses derniers mètres, a rejeté les chevauchées des uns et des autres. Cette année, le show mécanique de l’été vosgien a mérité son appellation au grand dam des milliers de spectateurs. Mais leur patience était récompensée en toute fin de journée où deux hommes sont coup sur coup venus à bout de l’impossible.

Vincent Mougenot.

Vincent Mougenot.

Il fallait être là au petit matin pour apprécier la performance de Julien Saporiti. En 14 secondes 95, le Bressaud domptait d’emblée le mur du col de Grosse-Pierre et s’installait en tête quasiment d’un bout à l’autre de la journée. Il fallait attendre dix heures plus tard et la quatrième manche pour voir un autre Bressaud, Vincent Mougenot, réussir la deuxième prouesse du jour. Mieux, pour 17 centièmes, il effaçait le chrono de son camarade de club et prenait le commandement. Il ne devait plus le quitter même si, dans la foulée, le Suisse Marcel Oeschlin, licencié au club alsacien de Munster, se hissait à son tour au sommet. En 16 secondes 30, loin des 14 secondes 78 de Vincent Mougenot.Depuis 2010, le pilote originaire de Saint-Maurice-sur-Moselle dans la vallée voisine, a commencé à se frotter à la montée impossible. Il n’avait encore jamais réussi à faire la loi sur ses terres, à La Bresse, collectionnant les accessits. “J’ai fini trois fois à la deuxième place ici” se rappelait le jeune homme de 25 ans. Sa persévérance a fini par payer mais il lui aura encore fallu s’en armer d’une bonne dose en ce dimanche longtemps peuplé d’échecs. “Dans la première manche, la moto termine en haut mais sans moi. Je plante dans le trou après une centaine de mètres en deuxième manche. Lors de la troisième, je reste coincé dans le dernier mur”.

Avant l’ultime run, réservé aux trente premiers du classement provisoire, Vincent Mougenot jouait son va-tout. “J’ai repéré les différentes traces, je sentais bien le coup et j’ai pris la bonne trajectoire. J’avais laissé tomber le chrono pour assurer ma deuxième place et finalement, je gagne pour 17 centièmes” confiait le vice-champion de France en titre. Son premier succès à La Bresse décuple sa motivation. ”J’espère bien remporter le championnat de France même si cette année, il n’y a que quatre épreuves, ce qui limite le droit à l’erreur. Mais ce n’est pas pour me déplaire car je me suis mis à mon compte et je n’ai plus beaucoup de temps à consacrer à la moto”.

Julien Saporiti.

Julien Saporiti.

Julien Saporiti, 31 ans, a longtemps crû qu’il allait enfin débloquer lui aussi son compteur à La Bresse. “ Je n’ai jamais fait d’étincelles chez moi, mon meilleur résultat étant une huitième place alors que j’ai terminé une paire de fois vice-champion de France”. Premier homme au sommet, il a ensuite échoué une vingtaine de mètres en contrebas lors des 2e et 3e manches puis dix mètres sous l’Olympe, en finale. “Ma peur, après la troisième manche, c’était Oeschlin et Mougenot. Quand je l’ai vu aller en haut, j’ai compris que c’était perdu pour moi”.

Sa moto a toutefois déjà triomphé à La Bresse. Un an plus tôt, Julien Saporiti l’avait prêtée à l’Américain Austin Teyler qui était venu établir un nouveau record, en 13 secondes 61. Cette saison, le Bressaud a toutefois fait une croix sur le championnat de France. “Je ne pourrai pas participer à une course et ça ne vaut donc pas le coup de jouer le titre” concédait le chef d’entreprise, qui était surtout désolé de ne pouvoir compter ce lundi matin sur son employé Kévin Poirot, commissaire de course ce dimanche et blessé au genou par une moto.

Si le Suisse Marcel Oeschlin se place une nouvelle fois à La Bresse en complétant le podium et entraine dans son sillage son compatriote Marcel Koppel 8e, également licencié au NMC Munster, les Bressauds imposent encore leur force collective à domicile. Ils placent six de leurs gaillards dans les dix premiers !

Les Vosgiens l’emportent par ailleurs chez les féminines avec le succès de Laura Pascolini (MC RN 66). Vingtième du scratch à 162 mètres, elle a fait beaucoup d’envieux parmi ces messieurs. 51 d’entre eux terminent derrière la jeune femme !

David Jeangeorges.

Le classement des dix premiers : 1. Vincent Mougenot (MC La Bressaude) les 172,40 m en 14’’78 ; 2. Julien Saporiti (MC La Bressaue) 14’’95 ; 3. Marcel Oeschlin (NMC Munster) 16’’30 ; 4. Sylvain Géhn (MC Léman) 167,898 m ; 5. Stéphane Pierrel (MC La Bressaude) 167,626 m ; 6. Yohan Peltier (MC La Bressaude) 167,389 m ; 7. Jonathan Dekerlé (MC Arette) 166,164 m ; 8. Marcel Koppel (NMC Munster) 166,126 m ; 9. Henri Perrin (MC La Bressaude) 165,104 m ; 10. Matthieu Poullard (MC La Bressaude) 164,792 m…

Le classement complet en cliquant ici.

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