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mercredi 21 nov 2018
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TGV – Daniel Gremillet et Jackie Pierre inquiets pour les dessertes vosgiennes en gare de Remiremont, Epinal et Saint-Dié-des-Vosges

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TGV

Daniel Gremillet et Jackie Pierre inquiets pour les dessertes TGV vosgiennes en gare de Remiremont, Epinal et Saint-Dié-des-Vosges en direction de Paris et depuis la capitale
et pour la desserte desservant Neufchâteau.

« Un système ferroviaire à deux vitesses est en train de s’installer. De manière insidieuse, se profile une remise en cause du modèle d’organisation des dessertes TGV. Et les Vosges sont directement impactées » expliquent les deux sénateurs.
En effet, depuis quelques semaines, on assiste à la suppression fréquente de TGV, au départ des gares de Remiremont, Epinal et Saint-Dié-des-Vosges en direction de Paris mais également au départ de Paris en direction des trois villes vosgiennes en raison, semble-t-il, de manque de matériels roulants.

Une situation particulièrement préoccupante pour l’ensemble des usagers de la SNCF, pour le développement économique et touristique et l’attractivité du département.

Cette réduction voire cette suppression de l’offre ferroviaire, depuis trois des principales gares du département ou en leur direction, très régulièrement annoncée au dernier moment, met en péril l’offre de déplacement des usagers du train et contrarie fortement le développement économique et touristique du territoire. « C’est l’attractivité du département des Vosges qui est remise en question », commentent les Sénateurs.

Dans le viseur de Daniel Gremillet et de Jackie Pierre : l’utilisation perfide de l’épisode révolu des grèves de la SNCF : « Nous craignions que SNCF Mobilités ne se soit servie de l’épisode des grèves menées par ses agents pour d’une part, affaiblir les dessertes TGV vosgiennes et d’autre part, anticiper la suppression de ces lignes desservies par le TGV dans trois villes du département. Alors même que les collectivités territoriales vosgiennes et du Grand Est ont largement contribué au financement de la LGV Est, en fonction depuis juin 2007. Et d’ajouter : « Elle a été la première du réseau à grande vitesse français à avoir été cofinancée par les collectivités locales. Au total, 17 villes ont obtenu d’être connectées au réseau TGV, via des liaisons directes régulières grâce à la mobilisation financière des collectivités territoriales ».

Projet de loi sur le Nouveau Pacte Ferroviaire

En gare de Neufchâteau, la suppression à terme des arrêts TGV pour les lignes Metz-Nice et Nancy-Montpellier participe de la même analyse : « On vient nous présenter l’amélioration d’un service pour les uns et une véritable casse pour l’ouest du département des Vosges » en raison de travaux à venir sur le nœud ferroviaire de Lyon Part -Dieu.

Les Sénateurs vosgiens ne sauraient accepter la création de nouveaux déserts ferroviaires et une fracture territoriale. D’autant qu’à la suite du vote du projet de loi sur le Nouveau Pacte Ferroviaire en juin dernier, figure, dorénavant, dans la loi une disposition qui oblige l’Etat français. Il ne peut pas remettre en cause les engagements pris lors de la construction des lignes à grande vitesse, notamment les dessertes des collectivités territoriales situées en deçà ou au-delà du tracé de la LGV ayant participé à leur financement en échange d’une desserte. Et de poursuivre : « Remiremont, Epinal, Saint-Dié-des-Vosges et Neufchâteau méritent de conserver leur TGV ».

Et d’insister sur le maintien de dessertes TGV offrants des liaisons directes depuis Paris auxquelles ne saurait se substituer une offre TER et en ce qui concerne Neufchâteau, sur le maintien d’un service TGV entre la Lorraine et le Sud de la France. Ils ont interpellé, en ce sens, Monsieur Guillaume PEPY, Président du Directoire de la SNCF lui indiquant qu’il « portait la responsabilité et ne saurait nier l’importance de respecter le maintien de l’offre TGV sur l’ensemble du territoire français dans un objectif d’aménagement du territoire et d’efficacité économique et sociale ».




13 réactions sur “TGV – Daniel Gremillet et Jackie Pierre inquiets pour les dessertes vosgiennes en gare de Remiremont, Epinal et Saint-Dié-des-Vosges

  1. lucien

    à force de tout supprimer on va ressortir les charrettes et les chevaux ils ne sont jamais assez rassasiés dans tous les domaines ,on régresse dans tous les domaines

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  2. Un citoyen

    Tiens un miracle, nos sénateurs se réveillent, ils ont un train de retard, et plusieurs ratés de train concernant la défense de l’hôpital et la maternité de Remiremont. C’est ce qu’ on appelle un train de sénateur. Pauvre sénat, au fait à quoi cela peut-il servir le sénat? Et bien à défendre les collectivités vu qu’ils sont élus par des « grands électeurs », c’est à dire sans nous les citoyens tout juste bon à subvenir à leurs besoins, et subir les inconvénients de la disparition des « services dits publics ».

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  3. dd

    Le TGV de Remiremont, s’il faut le rappeler, n’a jamais été fait pour les touristes ou autres raisons évoqués, mais bel et bien pour simplement éviter à la bourgeoisie locale d’aller sur Paris, sans à avoir à changer de train à Nancy. Car il faut le dire, le TGV de Remiremont est un TER de Nancy à Remiremont, mais pas au même prix. Et les temps de parcours toujours tout aussi long.
    On a un départ le matin de Remiremont, et un retour le soir, depuis Paris. Si cela était pour les touristes, ce serait l’inverse. Un départ le matin depuis Paris, et un retour le soir depuis Remiremont.
    Il est temps je crois de dire la vérité aux Vosgiens. Et s’il le faut je peux vous donner les noms de ceux à qui cela profitait.

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    1. crazuqui

      Vous avez raison .
      Mais il est toujours très preferable pour ne pas enclaver davantage un territoire de faire un trajet sans changement.

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  4. Belle & Coquette

    Cela profite aux entreprises et permet d’aller faire l’aller retour dans la journée pour ceux qui travaillent partiellement à Paris

    Ce sont selon vous des nantis peut être mais ils rencontrent très souvent des touristes qui vont sur Gerardmer, La Bresse ou Luxeuil. Si Remiremont ne sait pas accueillir le touriste cela n’a rien à voir avec la desserte Tgv c’est un autre sujet

    Pour revenir à ceux que vous qualifier de profiteurs ou de bourgeois locaux, ils habitent les Vosges et n’ont pas déserté comme beaucoup de ‘nos intelligences’

    Arrêtons de polémiquer soutenons nos Sénateurs et notre Région- signons la pétition touche pas à mon tgv – qui essaient tous de défendre nos intérêts, ce que beaucoup d’entre nous ne savent plus faire

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    1. lucien

      Les intérets mais on voit où vont les intérets , à la fin les gens en ont ras le bol quand vous avez des endroits où la situation économique n’est pas mirobolante et le tourisme vivote .vous l’avez bien dit Tourisme LA BRESSE GERADMER vu de Paris les autres allez vous rabiller vous mangez les restes .

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  5. lucien

    remettons en place nos bonnes vieilles michelines qui nous permettaient de voir le paysage,allez une amélioration aurait été nécessaire après tout L’Alsace a bien gardé sa ligne ; les premières a être évincées au profit du TGV en vue mais qui a payé les premiers les villages de fonds de vallées et on s’aperçoit que l’on supprime tjrs plus d’année en année vu de Paris Remiremont .ça se trouve où ?

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    1. crazuqui

      n’en n’a des sous. LOL

      Il suffit alors de rajouter encore quelques milliards au 50 milliards de deficit de la SNCF et de ses petits hommes rouges.

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  6. griboulette

    C est bien beau de se préoccuper de la suppression du TGV mais les TER que l on supprime ??
    Chaque jour des gens sont obligés de prendre le TER pour aller travailler mais ça MR les députés n’ont pas l’air de s’en préoccuper …

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  7. froissard

    C’est tout l’avenir de l’ensemble des services publics, en zone rurale et de montagne qui est posé . Nos têtes pensantes, veulent tout liquider : l’hôpital- la maternité – le TGV les TER- les bureaux de poste . Si on laisse faire, les Vosges seront un grand désert vert, ou plus personne ne viendra: ni les entreprises, ni les touristes . A nous citoyens, de ne rien lâcher et de se battre tous ensemble, en interpelant nos élus :maires-députés et sénateurs, pour relayer des motions et des propositions ambitieuses pour l’avenir nos territoires .Ce n’est pas à l’élite parisienne de décider ce qui est bon pour les vosgiens et les vosgiennes, qui savent mieux que quiconque , ce qui est utile et nécessaire, pour faire vivre nos vallées.

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