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dimanche 16 déc 2018
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En 2016, la baisse de population se poursuit dans le Grand Est

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Au 1er janvier 2017, la population du Grand Est est estimée à 5 554 100 habitants, soit 8,6 % de la population métropolitaine, contre 9,2 % en 1999. Le Bas-Rhin est le département le plus peuplé avec 20 % de la population régionale et la Haute-Marne le moins peuplé avec 3 %.

Depuis deux ans, la population de la région diminue car l’excédent naturel, en forte baisse, ne compense plus le déficit migratoire apparent. Toutefois quatre départements du Grand Est gagnent encore des habitants en 2016 : le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, l’Aube et la Marne.
En dix ans, le déficit des naissances est deux fois plus important dans le Grand Est qu’en France métropolitaine : – 1,3 % en moyenne par an contre – 0,7 %. Avec 58 500 naissances en 2016, le taux de natalité régional s’établit à 10,6 ‰ contre 11,5 ‰ en France métropolitaine. La fécondité des femmes du Grand Est est inférieure à la moyenne nationale en 2016 : 1,76 enfant par femme contre 1,89. Seules la Corse et la Nouvelle-Aquitaine présentent des indices de fécondité inférieurs (respectivement 1,47 et 1,72). Dans le Bas-Rhin, l’indice de fécondité n’est que de 1,7 alors que la proportion de femmes en âge de procréer (entre 15 et 50 ans) y est la plus élevée de la région (45 %).
En 2016, le nombre de décès dans la région (51 900) est en léger repli tout en restant à un niveau élevé : le taux de mortalité s’établit à 9,3 ‰ contre 9,0 ‰ en France métropolitaine. La population du Grand Est vieillit plus fortement qu’en France métropolitaine et compte en 2017 83 seniors (65 ans ou plus) pour 100 jeunes (moins de 20 ans). L’espérance de vie à la naissance, plus faible qu’en moyenne nationale, s’établit à 78,7 ans pour les hommes et 84,5 ans pour les femmes.
Dans la moitié des départements (Ardennes, Marne, Haute-Marne, Meuse, Vosges), elle est inférieure à 78 ans pour les hommes. Pour les femmes, elle reste inférieure au niveau national dans tous les départements.

En 2016, 36 500 couples se sont unis dans le Grand Est, soit par le mariage, soit par un pacte civil de solidarité (Pacs). Les mariages ne représentent plus que 53 % des unions contre plus des trois quarts dix ans auparavant. Le nombre total de ruptures d’unions a atteint 19 500 en 2016, néanmoins 51 % des dissolutions de Pacs correspondent à des transformations en mariage.

 




Une réaction sur “En 2016, la baisse de population se poursuit dans le Grand Est

  1. froissard

    le déclin démographique de plusieurs régions françaises, dont celle du GRAND EST trouve sa justification dans l’abandon des territoires par l’Etat, qui mise sur les métropoles régionales concentrant toutes les aides financières, pour être en concurrence avec les grandes villes européennes . Les services publics disparaissent et ceux restant ne donnent pas entière satisfaction . Les licenciements massifs de ces dernières décennies dans la métallurgie et le textile sont la cause du déclin économique .Nos élus parient sur le tourisme pour relancer le développement des territoires, ce qui ne sera pas suffisant .Des communes prennent de bonnes initiatives pour attirer de jeunes familles, par la création de services à la personne (crèches-garderie-centres de loisirs- nouveaux commerces- logements de qualité à prix abordables ) cela ne compense pas l’insuffisance d’emplois . S’y ajoute les difficultés de transports . Les services de santé sont malades des politiques d’austérité .On ne trouve pas les spécialistes dont nous avons besoin . nous le savons, les nouveaux ruraux veulent la ville à la campagne .Il faut repenser l’aménagement des territoires, en s’appuyant sur le renforcement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour développer le télétravail . La fibre optique doit venir jusqu’à nous au fond de nos vallées .C’est la fonction de l’intercommunalité que celle de gérer l’espace, dans l’intérêt bien compris de celui de l’intérêt général, ou l’on construit pour et avec les habitants . les citoyens doivent imposer cette nouvelle façon de penser et de travailler, pour ne pas être oubliés .A cette condition nos régions retrouveront un dynamisme qui fait actuellement défaut .

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