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mercredi 14 nov 2018
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Saint-Maurice-sur-Moselle – Jean-Pierre Munsch : « nous faisons le plein de pilotes »

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C’est par milliers que les spectateurs sont venus profiter d’un spectacle unique dans la région avec la troisième montée historique du Ballon-d’Alsace. 160 pilotes et 30 motards ont fait le show. L’organisateur Jean-Pierre Munsch est comblé.

  • Jean-Pierre, quelles sont vos premières satisfactions ?
On progresse de 30 % en participation. Avec 160 pilotes en auto et 30 en moto, nous sommes au taquet, nous ne pourrons pas accepter plus au départ si nous voulons continuer à leur proposer quatre montées dans la journée. Il faut dire que nous avons amélioré l’accueil : le briefing est assuré en deux langues, en français et en allemand, et le livret remis à chaque pilote est également en deux langues.
  • Cette année, Guy Fréquelin était votre invité d’honneur.

Il était le plus proche des amis de Jacques Henry auquel nous avons rendu hommage en inaugurant une stèle en sa mémoire. Nous avons la fierté d’accueillir ce pilote éclectique, vice-champion du monde et d’Europe, 10 titres de champion de France automobile toutes catégories confondues, 24 victoires en championnat de France des rallyes, et plus de 25 en courses de côte. Il a longtemps fréquenté les pentes du Ballon d’Alsace que ce soit avec sa R8 Gord, les Dangel 1300-1600 de ces débuts mais aussi en monoplaces sur ce tracé. Il a retrouvé les 9 kilomètres de la Course de côte du Ballon d’Alsace au volant de plusieurs de ses anciennes montures. Il a aussi particulièrement bien réussi sa reconversion en tant que directeur de Citroën sport collectionnant les titres mondiaux constructeur et Pilote avec le célèbre équipage Loeb-Elena.

  • Votre vrai tour de force, c’est la participation étrangère de pilotes étrangers.
Tout-à-fait. Nous avons attiré une grosse colonie de Suisses et d’Allemands mais aussi des Luxembourgeois, des Belges, un Italien et un Polonais.
  • Comment expliquer ce succès ?
C’est l’endroit qui est mythique. Le Ballon-d’Alsace est l’endroit du massif vosgien le plus connu en Europe. C’est l’un des terrains historiques du sport auto dans l’Est.
  • Quelles voitures font en particulier votre fierté ?
A l’occasion du 70e anniversaire de Porsche, nous avons une 906 et une 908 et, la plus remarquable, la 718 RS/60 qui a gagné le Grand-Prix de France à Charade et le championnat de France de la montagne. Les connaisseurs ont pu apprécier une Jaguar type E et une Alfa Romeo 6C. Nous réunissons également un bel échantillonnage de Matra Djet, six très belles Audi proto et quelques Opel. Le groupe B est également bien fourni avec la RSR Porsche 3 litres et des Audi Quattro dont la nouvelle de Jean Conraux.
  • Vous réussissez également le tour de force d’attitrer les véhicules d’avant-guerre.
En effet, nous réunissons un très beau plateau cette année. Avec notamment une Atalanta qui a été fabriquée en seulement trente exemplaires.
  • Vous mobilisez parallèlement de nombreux bénévoles.
Ils étaient plus de 200 cette année dont 150 à la sécurité. Ce sont souvent des passionnés qui ne manqueraient cette journée à aucun prix.
  • Votre principale préoccupation, c’est la sécurité ?
Exactement, c’est le poste le plus important en dépenses. Nous pouvons donc nous appuyer sur ces 200 bénévoles fournis par les associations locales et pour les récompenser, outre le le gilet, nous leur fournissons les repas. Nous prenons également à notre charge les frais des 50 commissaires. C’est une nécessité si nous voulons pérenniser la manifestation.
  • Comment vous est venue l’idée d’organiser cet évènement unique ?

Depuis 1974, il n’y avait rien eu au Ballon-d’Alsace. Je voulais refaire quelque chose dans les Vosges après avoir organisé pendant 10 ans en dehors du département. J’étais persuadé que le Ballon-d‘Alsace était le lieu pour faire quelque chose. Quoi de mieux que le site de la première course de côte en France. On réunit l’histoire et le lieu et j’ai obtenu l’accord du maire et du président du conseil départemental des Vosges pour privatiser la route un dimanche. Pour les Vosges en général et la vallée en particulier, les retombées sont énormes.

Photographies : Claude Noël.




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