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mercredi 14 nov 2018
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Plan sécheresse : la Région débloque 6 millions d’euros pour aider les agriculteurs

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Agrimax_Bodez_Région Grand Est

Aider et accompagner le monde agricole face au changement climatique est une préoccupation majeure de la Région Grand Est. C’est pourquoi, ce jeudi 25 octobre 2018, à l’occasion du Salon Agrimax de Metz, le Président Jean Rottner a annoncé un plan de soutien de 6 millions d’euros à l’attention des agriculteurs les plus en difficulté, suite à la sécheresse exceptionnelle et sans précédent sur le territoire du Grand Est.

Cette annonce s’est tenue en présence d’élus régionaux, en particulier Pascale Gaillot, Vice-Présidente de la Région Grand Est en charge de l’Agriculture et de la Ruralité, Philippe Mangin, Vice-Président en charge de la Bioéconomie, de l’Agroalimentaire et de la Bioénergie, et Patrick Bastian, Président de la Commission Agriculture et Forêt.

Le Président de la Région Grand Est a notamment souligné l’importance d’agir ensemble et s’est félicité de la mobilisation et de l’investissement de la profession agricole et des Départements, mais la Région souhaite également que l’Etat prenne ses responsabilités et appelle à une adaptation des procédures pour les déclarations de calamités agricoles[1].

« Aujourd’hui et parce qu’il y a urgence, la Région met 6 millions d’euros sur la table. Et nous allons, ensemble, aller encore plus loin ! Nous allons construire, dans la concertation, des mesures à moyen terme pour accompagner une adaptation au changement climatique : aides aux bâtiments et aux silos de stockage de fourrages, aide aux petits investissements dans les filières d’élevage, réflexion large sur les réserves en eau en Grand Est, accompagnement des projets de recherche appliquée pour la sélection de nouvelles variétés plus résistantes au stress hydrique ou encore engagement des filières animales et végétales vers l’autonomie alimentaire des élevages. Le travail aujourd’hui ne fait donc que commencer.», a déclaré Jean Rottner.

L’année 2018 a été fortement impactée par un long épisode de sècheresse affectant considérablement le rendement des exploitations agricoles du Grand Est et le quotidien de ses agriculteurs. En réponse à cette situation exceptionnelle et aux difficultés rencontrées, la Région apporte son soutien au monde agricole et dégage, à ce titre, une enveloppe de plus de 6 millions d’euros afin de venir en aide aux exploitations les plus touchées par des mesures immédiates. Les agriculteurs les plus en difficulté bénéficieront ainsi d’une aide de 500 à 3 000 €. De fortes répercussions pèsent notamment sur la filière élevage, contrainte d’utiliser son stock de foin sans pouvoir le reconstituer d’ici à l’année prochaine. Une situation alarmante qui peut conduire, pour certains éleveurs, à la décapitalisation de leurs cheptels[2].

Une série de mesures vont être mises en œuvre par la Région afin de répondre efficacement et le plus rapidement possible aux besoins des agriculteurs du Grand Est.

  • Des mesures immédiates pour aider les exploitations agricoles à surmonter le cap des difficultés:
  • une aide ciblée sur les éleveurs de bovins, ovins, caprins et équins, qui ont recours à l’achat de fourrages et d’aliments supplémentaires, en raison de déficit fourrager,
  • la mise en place d’un guichet unique par département afin d’être le relais de proximité pour mettre en œuvre les soutiens régionaux sur chacun des territoires du Grand Est.

 

  • Des mesures à moyen terme pour préparer les exploitations agricoles au changement climatique :
  • adapter le Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles (PCAE) en proposant des aides aux bâtiments et aux silos de stockage de fourrages,
  • accompagner les petits investissements dans les filières d’élevage,
  • mener une large réflexion sur les réserves en eau dans le Grand Est afin de trouver des solutions concrètes,
  • encourager les projets favorisant la résilience des systèmes au changement climatique,
  • engager les filières animales et végétales dans un débat sur l’alimentation animale, l’autonomie alimentaire des élevages.

[1] En cas de pertes occasionnées par des événements météorologiques d’importance exceptionnelle contre lesquels aucune protection suffisante n’a pu être mise en œuvre, une indemnisation des pertes au titre de calamité agricole peut être sollicitée par les exploitants agricoles.

[2] Certains éleveurs choisissent de décapitaliser une partie de leur cheptel pour limiter les besoins en trésorerie nécessaires à l’achat des fourrages manquants.




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