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mardi 11 déc 2018
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Politique énergétique : de l’urgence de changer de méthode pour Daniel Gremillet !

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Mardi 2 octobre 2018, trois ans après l’adoption de la loi « Transition énergétique » et quelques semaines avant la présentation de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le Sénat a débattu en séance publique de la politique énergétique française. Orateur principal du groupe Les Républicains, Daniel Gremillet, Sénateur des Vosges et Président du groupe d’études Energie du Sénat a interpellé le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, M. François De Rugy sur la méthode employée par le Gouvernement en dénonçant ses conséquences sur le pouvoir d’achat des français.

En effet, l’élu vosgien a pointé du doigt la fiscalité énergétique qui explose en 2018 sous l’effet de la taxe carbone et d’une convergence des tarifs de l’essence et du diesel qui fonctionne uniquement à la hausse.

« Sur le fond, il est clair que le Gouvernement poursuit un objectif de rendement budgétaire sous couvert de fiscalité écologique et qu’il ne respecte pas le principe de stricte compensation des hausses de taxe carbone pourtant prévu par la loi » dénonce Daniel Gremillet.

Et il poursuit : « et la situation ne va pas s’améliorer car le projet de loi de finances pour 2019 prévoit une nouvelle augmentation, au 1er janvier prochain, de 6.5 centimes sur le diesel et de 2.9 centimes sur l’essence. L’an dernier, nous avions calculé au Sénat qu’entre 2018 et 2022, la pression fiscale augmenterait en cumulé de 46 milliards d’euros par le seul effet de la fiscalité énergétique. Malheureusement, les prix à la pompe affichés ces derniers jours nous donnent raison ».

« Ces choix politiques placent en situation de précarité des familles, en particulier dans les campagnes, alors que nos concitoyens n’ont souvent pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler, ou de remplir leur cuve à fioul pour se chauffer. C’est une grave erreur. Et n’oublions pas non plus que le coût de l’énergie est une question stratégique pour la reconquête industrielle de notre pays et de nos entreprises, quelle que soit leur taille, et partant, de la création d’emplois ».

Au contraire, pour le sénateur des Vosges, en matière de fiscalité énergétique, il y a urgence à remettre de la raison dans ce débat et à revenir sur les hausses des taxes, tout en misant sur un bouquet de solutions, sans quoi la politique énergétique française aura comme seule finalité de casser la croissance en cassant le moral des français.

Rapporteur de la mission « Energie » du projet de loi de finances pour 2019 au Sénat, Daniel Gremillet entend mener ses travaux en ce sens au cours des prochaines semaines et appeler le Gouvernement à infléchir sa politique.




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