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vendredi 16 nov 2018
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Remiremont – L’histoire de l’évangéliaire contée à un nombreux public

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L’évangéliaire de Remiremont, manuscrit du XIII ème siècle, compte parmi les plus beaux livres de ce type conservés dans les fonds anciens.

Parsemé de 13 initiales historiées et de 90 initiales ornées, il ne comporte qu’une seule enluminure pleine page : un Christ en Majesté.

Dès l’ouverture de cet évangéliaire, le Christ bénissant illumine par sa présence les évangiles qui suivent.

Pour comprendre cette image réalisée il y a plus de 800 ans, la Société d’Histoire de Remiremont invitait à l’examiner attentivement et, par sa lecture symbolique, à en retrouver le sens ce vendredi 2 novembre 2018 au centre culturel Gilbert-Zaug.

Son histoire.

Le précieux manuscrit à peintures conservé au Musée Charles Friry à Remiremont est un livre qui a jusqu’à présent échappé à l’attention des chercheurs. C’est un évangéliaire dans lequel on a privilégié les grandes fêtes de l’année liturgique. Dans la présentation du manuscrit l’auteur (historienne et chercheur au CNRS) a accordé toute son attention à l’œuvre elle-même, non seulement pour décrypter son message moral aux religieux, mais aussi pour aider à explorer la joie indicible que peut susciter un manuscrit enluminé auprès de son lecteur / spectateur.

Doté d’une superbe représentation du Seigneur en Majesté, d’initiales historiées de grande qualité, d’initiales à motifs parlants et de belles initiales à décor végétal, l’Évangéliaire de Remiremont compte parmi les plus beaux livres de ce type conservés dans les fonds de Départements. L’origine lorraine du manuscrit de Remiremont n’est certainement pas étrangère à son statut de manuscrit de luxe, car c’est dans l’Empire germanique que les Évangiles et les Évangéliaires ont connu leur plus bel essor. Le voisinage de l’art mosan, qui au seuil du XIIIe siècle vient de connaître sa plus grande gloire, n’est sans doute pas étranger à la qualité stylistique et iconographique du manuscrit qui apparaît du même coup comme un nouveau témoin du ‘style 1200’.

Photographies : Jean-Claude Olczyk.




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