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mardi 23 avr 2019
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Centre Hospitalier de Remiremont : tension à la cérémonie des voeux

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L’avenir du Centre Hospitalier de Remiremont était au coeur des discussions lors de la cérémonie des voeux, ce lundi soir à la résidence Léon Werth.

Le conseil de surveillance de l’hôpital de Remiremont a voté en décembre contre le contrat de performance censé résorber les déficits des hôpitaux d’Epinal et de Remiremont. L’Agence Régionale de Santé a annoncé son intention de passer outre cette opposition.

Jean Hingray, maire de Remiremont et président du conseil de surveillance ne cache pas son mécontentement : « L’administration toute puissante nous prouve son faible attachement au respect des principes démocratiques de base, ainsi que le peu de considération qu’elle porte aux élus de terrain que nous sommes ainsi qu’aux représentants du personnel. Cette attitude est inacceptable, et je n’ai pas peur de dénoncer ces méthodes.». S’il n’est pas hostile sur le principe à un rapprochement avec l’hôpital d’Epinal, Jean Hingray se veut très clair : « L’hôpital de Remiremont n’a pas vocation à devenir une antenne du nouvel hôpital d’Epinal ». Il annonce son intention d’écrire, avec Christophe Naegelen, député de la circonscription, au 1er ministre et à la ministre de la santé pour demander le recul de la date de signature du contrat de performance. « Notre action n’est guidée que par l’intérêt des enfants, des femmes et des hommes qui vivent sur notre territoire ».

Christophe Naegelen appelle « Plus d’explication. Plus d’humanité au centre des prises de décision. Qu’on pense aux territoires, qu’on pense a tout l’impact qu’a l’hôpital de Remiremont ».

« L’hôpital de Remiremont, c’est une famille »

Le Dr Mazen Chammas, président de la commission médicale d’établissement, exprime son attachement à l’hôpital, sa « seconde famille », avec beaucoup de force et d’émotion : « Ça fait 28 ans que je suis ici, et j’espère terminer ma carrière dans cet hôpital ». Il entend fédérer les membres de l’établissement. « L’hôpital c’est un corps, qui fonctionne avec une tête, avec un cœur, avec des yeux, avec des bras, avec des jambes. Tout ce corps doit travailler de façon harmonieuse. N’importe quel organe malade provoque un défect ». S’il considère que des réformes sont nécessaires, Mazen Chammas affirme qu’un travail est déjà en cours : « On est en train de prouver qu’on est pas des mauvais élèves. On n’a pas attendu l’ARS pour travailler ».

A l’issue de l’intervention du Dr Chammas, Eric Sanzalone, directeur du centre hospitalier, prend la parole pour s’adresser à lui : « L’émotion, ça fait partie de l’humain. Après, il y a un temps pour tout ». 

Eric Sanzalone souhaite rassurer l’équipe de l’établissement : « Vos emplois ne sont pas menacés. Il n’y aura que des départs non remplacés. Il n’y aura pas de licenciements ni de contrats non renouvelés pour la mise en oeuvre de ces mesures, qui s’étaleront sur 4 ans ! » Il se montre par ailleurs un peu agacé par les critiques et les polémiques : « Il me semble facile de critiquer un système, une méthode, quand on n’est pas confronté au quotidien aux questions d’avenir d’un établissement »

Malgré quelques tensions, tous se sont retrouvés pour la remise des médailles d’honneur régionale, départementale et communale, et ont partagé un pot de l’amitié.




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