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mardi 29 sept 2020
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La métallurgie vosgienne en manque de main-d’œuvre

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Le préfet des Vosges, Pierre Ory, est venu ce mercredi à la des industriels Vosgiens du domaine de la métallurgie dans les locaux de l’UIMM à Remiremont. Le sujet principal de la réunion était le besoin en main d’oeuvre.

« La métallurgie est l’un des secteurs industriels les plus importants dans les Vosges, avec plus de 200 industries et près de 7.200 salariés », affirme Pierre Ory, Préfet des Vosges. Le secteur est « confronté à un problème de recrutement à tous les niveaux ». Il manquerait entre 500 et 1.000 emplois par an dans les Vosges, environ 4.000 dans la région. Une difficulté qui concerne tout le pays et bien au delà.

« L’industrie est source de beaucoup de bonne choses, économiques et sociales », rappelle Hervé Bauduin, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Lorraine. Pourtant, le secteur n’est pas très attractif. « Il y a un travail d’image qui est important », explique Pierre Ory « L’industrie reste encore victime de l’image de métier difficile, à tort ou à raison ». L’image d’un secteur en crise, du chômage, de la pollution.

D’autres problèmes se posent : «  l’un des points les plus bloquants est la question de la mobilité et du transport : c’est un constat partagé », affirme le Préfet des Vosges « On arrive à la régler partiellement (…) avec du bricolage ». Un problème hébergement aussi. Hervé Baduin ponte également le manque de professionnalisation dans le système scolaire : « l’idée du collège unique, qui a pu paraitre séduisante, était une énorme erreur ».

Le président de l’UIMM met en avant l’apprentissage : « On peut commencer comme technicien et finir directeur achat, directeur technique. C’est un ascenseur social qui fonctionne bien, l’apprentissage ». Tous semblent se retrouver sur le constat que le système actuel de recrutement et de recherche d’emploi n’est pas suffisamment efficace. « A coté du service public de l’emploi traditionnel, il faut inventer d’autres formules de mise en relation entre l’entreprise et le demandeur d’emploi ».




7 réactions sur “La métallurgie vosgienne en manque de main-d’œuvre

  1. constat

    He bien oui, nous avons découragé, pendant des années, les crasseux de la mécanique, ceux-ci se sont sont tourné vers les emplois privilégiés (EDF, GDF,territorial,SNCF, etc…). Vous aurez compris, la semaine en 4 jours et les avantages incommensurables en tout genre distribués dans ces secteurs publics ou semi-publics ont faits, que les métiers honorables de la métallurgie n’intéressent plus. Ne chercher pas de fausses excuses dans vos réunions? Prenez de ces avantages d’EDF etc pour les donner dans la métallurgie et vous verrez le résultat immédiat. CQFD.

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  2. vive l’artisanat

    certaines professions étaient bien dénigrées par certains profs dans le choix des élèves au moment de l’orientation . Certains se permettaient de lancer des pics sur le choix de certains ados, lors de réunions avant le choix pour l’orientation .On en paye le résultat actuellement, à force de descendre certaines professions peu valorisantes pour certains .

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  3. Jacques VALENTIN

    Les métiers manuels techniques, et artisanaux ont été délaissés, depuis 40 à 50 ans, par tout l’enseignement et les professeurs qui, pour la plupart, en particulier au collège ne le connaissent pas. Nous manquons d’apprentis, les centres d’apprentissage manquent de candidats… bref cherchez l’erreur. A coté de chez nous (en Allemagne) la plupart des entreprises ont leur école d’apprentissage, les PME et ETI sont 2 fois plus nombreuses, les emplois sont plus nombreux et le chômage du niveau de 3%.
    Nos professionnels cherchent et attendent la main d’œuvre qualifiée qu’ils ne trouvent pas.
    il faut que les professeurs de collège fassent un tour dans l’industrie, l’artisanat, les petites entreprises pour qu’ils comprennent que dans ce milieu, il y a de quoi construire une vie, un travail, c’est la clé. Il doivent faire un travail de connaissance, de compréhension et encourager les jeunes dans cette voie.
    La réforme de l’apprentissage en cours est encore bien timide. c’est dans les entreprises qu’on apprend le mieux.
    Nous en avons pour des décennies, … si nous trouvons la voie.

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  4. Laurence

    Et pourtant… les jeunes issus de formations liées à l’artisanat, s’ils sont bosseurs, sont sûrs de trouver un emploi rapidement, quelque soit la branche !

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  5. lepetitmanu

    tous vos commentaires dressent un triste constat .. mais criant de vérité !
    et il n’y a pas que les jeunes qui ne s’intéressent plus à ces métiers, les moins jeunes aussi qui n’ont pas envie de se former, pas envie de sortir de leur zone de confort, pas envie de se remettre en question .. bref… pas envie !

    Le Francais moyen qui n’a pas de boulot est drogué à la télé et aux subventions de toutes parts.. des milliers d’offres d’emplois non pourvues dans notre pays … une honte !!

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