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mercredi 23 sept 2020
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Vosges : comment re-dynamiser les centres villes ?

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Comment re-dynamiser  les centres bourgs, donner l’envie d’y habiter, investir et consommer ? Un enjeu d’attractivité et d’équilibre pour les Vosges ? 22 bourgs-centres sont concernés par un dispositif de Revitalisation. 

Communiqué de la préfecture des Vosges :

« La question de la dévitalisation des bourgs-centres n’est pas une spécificité vosgienne mais se pose partout en France et touche à la fois les départements ruraux et les départements urbains » souligne Jean-Yves Chapuis, consultant en stratégie urbaine. Cette dévitalisation se traduit généralement par la fermeture de nombreux commerces, un taux élevé de logement vacants, des bâtiments dégradés, des rues désertées, une disparition progressive des services publics auxquels s’ajoutent une diminution, un vieillissement et une paupérisation de la population. Comment en est-on arrivé là ?

Les bourgs-centres, chronique d’un déclin annoncé

Historiquement, c’est au Moyen Age, autour d’une abbaye, d’un lieu de pèlerinage, d’un château ou d’une ancienne cité gallo-romaine que de la plupart des bourgs se sont développés. Ils vont peu à peu devenir des centres économiques, politiques, religieux, culturels et rayonner durant plusieurs siècles sur le territoire alentour… L’architecture souvent remarquable, les monuments classés ou inscrits que comptent ces bourgs- centres témoignent encore de ce glorieux passé… C’est dans les années 1970 que tout bascule. La création de lotissements et de zones commerciales périphériques, les changements de modes de production, de consommation, les évolutions technologiques éloignent les populations et vident peu à peu les centres-bourgs de leur substance et de leurs fonctions…

Dans les Vosges : Le Département et l’Etat se mobilisent

Dans les Vosges, le Conseil départemental qui a fait de l’attractivité et de l’équilibre des territoires deux priorités du « Plan Vosges Ambitions 2021 » s’empare de cette question cruciale et lance, en 2017, en étroite concertation avec l’Etat, l’appel à projet « Revitalisation des bourgs-centres ». Celui-ci se concrétise en juin 2018. Les cinq premières communes lauréates Bruyères, Darney, Rambervillers, Raon l’Etape et Xertigny, retenues au regard de la qualité de leur démarche et des enjeux du territoire, signent une convention de revitalisation.

Comme le souligne François Vannson « L’enjeu est important. Il s’agit de renforcer l’attractivité des bourgs centres et ainsi, de lutter contre la désertification des territoires. » La mise en place d’une telle politique passe notamment par une offre de logements adaptée à tous les âges, la mutualisation des services, la mixité des fonctions (résidentielles, commerciales, artisanales, agricoles, touristiques…) et la préservation du patrimoine, gage de qualité de vie, de cohésion sociale et de développement du territoire. « S’attaquer à ce phénomène de renouvellement urbain peut donc s’avérer long, coûteux et complexe » rappelle Pierre Ory, Préfet des Vosges. « Il implique également une forte mobilisation des collectivités et des différents acteurs des territoires ».

Un engagement sans précédent

L’Etat et le Département décident de conjuguer leurs efforts et d’accompagner, tout au long de la démarche, financièrement et techniquement, les collectivités impliquées. Celles-ci bénéficient d’une aide pour financer un poste de chargé de mission « bourg centre », les études stratégiques pré-opérationnelles et les investissements futurs qui en découleront. L’implication de l’Etat et du Département se traduit également par un apport en ingénierie tout au long de la démarche (réflexion préalable, recrutement du chef de projet, lancement et suivi de l’étude globale, montage des projets…).

Mais, c’est bien l’ensemble des partenaires qui sont appelés à se mobiliser autour du projet de revitalisation. Conseil en Aménagement Urbanisme et Environnement (CAUE), bailleurs sociaux, chambres consulaires, Etablissement Public Foncier de Lorraine (EPFL), Conseil régional, Commissariat de Massif, Parc naturel régional des Ballons des Vosges (PnrBV), toutes les structures compétentes sur le plan technique ou en mesure d’apporter un financement au projet sont aussi associées à la démarche.

22 bourgs-centres concernés

Ambitieux, le dispositif doit permettre de soutenir 3 communes tous les 18 mois et au total 22 bourgs centres* du département à l’horizon 2028. Les conventions signées en juin dernier avec les cinq communes lauréates retenues à l’issue du 1er appel à projets devraient bientôt être suivies par d’autres.

*Les 22 communes éligibles – Bruyères– Châtenois – Contrexéville – Cornimont – Darney – La Bresse – Lamarche – La Vôge-les-Bains – Le Thillot – Le Val d’Ajol – Mirecourt – Monthureux-sur-Saône – Neufchâteau – Plombières-les-Bains – Rambervillers – Raon l’Etape – Remiremont – Rupt-sur-Moselle – Saulxures-sur Moselotte – Vagney- Vittel et Xertigny.

 




9 réactions sur “Vosges : comment re-dynamiser les centres villes ?

  1. chouki

    Vu la politique et le coût de stationnement je ne suis pas certain que qui que ce soit se pose réellement la question ni en recherche la moindre ébauche d’une solution.

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  2. ARTHURE

    (réflexion préalable, recrutement du chef de projet, lancement et suivi de l’étude globale, montage des projets…). et surtout demander aux gens s’ils sont prêt à s’impliquer dans un commerce local changer les habitudes et mentalité ça va être difficile .Le pli est pris

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  3. André

    Quand la commune a perdu intérêt commercial au profit de grandes surfaces excentrées à qui on a donné pourtant dérogation, et contre la Loi, pour agrandir surfaces dédiées , je dirai que c’est foutu pour le retour en arrière.
    on peut écrire à présent,allouer des enveloppes, il est tard.
    La Loi du commerce: Prix intéressants, stationnement facile et gratuit obligatoire, accès facile.

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    1. ARTHURE

      vous avez raison , on a voulu nos grandes distributions on en assume les conséquences les gens ne reviendront pas dans les petits commerces ; il fallait y penser dans les année 70/80 où le génocide a été sans pitié pour bon nombre de petits commerçants jusqu’en 2019 calculez combien y avait il de commerces dans chacune des villes et villages ce projet est facile pour celui qui n’a pas à gérer un petit commerce mais une fois dedans on voit vraiment les vraies difficultés .Déjà revoir le statut du petit , diminuer les charges pour qu’il puissent s’en sortir .David contre Goliath comment voulez vous luter ils ont tellement d’avantages et surtout tout le monde se plie .La clientèle a un pouvoir d’achat pas extensible et ils vont au moins cher on les comprend .Mais les tarifs ne sont pas vraiment pour les petits quand ils achètent quelque chose .et les échéances aussi .Dans les années 70 les sondages pleuvaient dans les villes et villages pour préparer le terrain de cet invasion massive .

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  4. vile le petit commerce

    VECOUX | COMMERCE
    Le bar-tabac « Au P’tit Plus » au plus mal
    L’annonce de la fin de l’aventure pour les gérants du bar-tabac « Au P’tit Plus » crée l’émoi dans le village. Les messages tombent sur les réseaux sociaux. Une mauvaise nouvelle aussi pour la commune, propriétaire du commerce. Elle avait investi 260 000 € pour déjà éviter

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  5. houlà.

    La clé c’est le stationnement.
    Cout d’abord, puis galére pour en trouver un.
    Donc les gens préfèrent trés logiquement se rendre dans les zones commerciales périphériques.

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  6. nos beaux villages

    la commune a investi 260000 euros vous imaginez la somme, et combien le département, la région ? JE NE SAIS PAS SI VRAIMENT ON A ENCORE LA NOTION DE FRIC , on pleure ces petits commerces de villages , on veut remettre en route ces commerces pour redynamiser les villages mais les seuls à faire vivre les petits commerces ce sont les gens du village ; nous avons depuis 1980 encouragé les zones commerciales partout et on pleure mais nos élus sont bien naïfs à part balancer du fric et de prendre des bouillons ça fait mal aux communes ; certains n’ont pas cette chance et pourtant des années derrières de commerces mais des aléas de la vie et des sos restés en vain ; et ce n’est pas fini vu les projets avenir mais d’abord demandons aux gens ce qu’ils en pensent et ce qu’ils font en 2019 coté achats entre internet, les franchisés , les producteurs, la vente directe les marchés artisanaux interdits aux petits commerçant du village organisateur qui les met de coté et en concurrence qui était le plus pour eux aussi pour tenir la route l’année et pourtant ces producteurs sont contents de les avoir hors vacances où bien avant le direct pour proposer leurs produits ,les commerces éphémères qui vont encore mettre la pagaille dans le système ,l ‘auto , l’ordi tout à changé, tout est bouleversé mais les gens n’ont pas de payes élastiques, les personne s âgées pleurent qu’il n’y a plus rien mais pausons nous la question pourquoi ? on n’a pas vu sur le futur , mais on en paye les conséquences, ces petits commerces ferment comme s’il n’avait jamais existé on n’en parle pas , des oubliés mais rappelons nous combien de commerces avions nous dans les villages ? et qu’avons nous fait ? on a un choix énorme, nouvelle société, nouveau mode d’achat , nouvelles tendances, chacun en prend son grade ce n’es t pas la baguette et la boite de sel oubliés en grande surface ou autre ou la bouteille de gaz en panne le dimanche qui va sauver les choses . Au bout de 3 ans on voit la vraie vie de petit commerce avec ces charges qui arrivent et qui ne vous laisse guère de chance pour vivre de votre job ; les communes y mettent le paquet pour redonner de la vie mais si on commence a fermer au bout de quelques années moins de 5 ans là la catastrophe surtout avec ces sommes énormes distribuées , arrêtons les frais .

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  7. houlà.

    Toutes ces mesures ressemblent à des emplâtres sur une jambe de bois.
    Les premiers responsables sont les zones commerciales périphérique et les grandes surfaces.
    Ensuite les disparitions des emplois industriels et paysans ont finis de sceller le sort de nos villages.

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